Martinets et hirondelles

Ils recommencent à hanter nos ciels, ces oiseaux étonnants ont un tas d’anecdotes à vous livrer. Trois espèces d’hirondelles se reproduisent sur la commune (Hirondelle rustique, H de fenêtre et H de rochers) ainsi qu’une espèce de martinet : le martinet noir.

Les martinets et hirondelles sont assez proches et beaucoup de gens les confondent. En réalité d’un point de vu évolutif ils sont très éloignés : les hirondelles sont plus proches du geai que du martinet, mais ils ont évolué similairement puisqu’ils occupent la même niche écologique (c'est-à-dire qu’ils ont le même habitat, la même nourriture et la même façon d’attraper cette nourriture). La silhouette de l’oiseau permet de les différencier. Les martinets ont de très grandes ailes en forme de fossiles, elles sont plus grandes que son corps. Les hirondelles ont des ailes plus courtes mais plus larges et de forme triangulaire.

Les hirondelles

Commençons par les hirondelles. L’hirondelle rustique a un ventre blanc, un dos et une tête noirs ainsi qu’une gorge rouge. Quand on la voit en vol on la reconnait facilement grâce aux filets qui trainent derrière elle : ce sont deux plumes très allongées de plusieurs centimètres. Attention avec ce critère cependant car les jeunes ont de très petits filets : il faut alors se fier à la couleur de la gorge. Son nid est une coupelle de boue et d’herbes qu’elle place dans un garage ou une terrasse abritée.

L’hirondelle de fenêtre et plus trapue, a une queue courte et est blanche et noire seulement. Celle-ci niche plutôt en colonie, son nid est construit sous les corniches et est une boule de boue et d’herbes, il y a un trou d’envol mais le nid est plus fermé que chez la rustique.

Ces deux hirondelles sont les plus communes chez nous et sont intégralement protégées car elles sont en déclin à cause de l’utilisation d’insecticides et de la destruction de leur habitat. Il est par conséquent interdit de les tuer, de les déranger pendant leur reproduction et de casser leur nid ! Même si elles salissent votre terrasse sachez qu’elles ont besoin de votre coup de main et que le fait de détruire leur nid risque de leur faire rater une année de reproduction. Si vous faites des travaux, avant de détruire les bâtiments, assurez vous qu’il n’y a pas de nids d’hirondelles et si c’est le cas, ne faites pas les travaux pendant leur reproduction et si possible mettez un nichoir pour hirondelles, elles apprécieront le geste ! Dans tous les cas renseignez vous sur la législation avant d’attaquer les travaux.

L’hirondelle de rochers est plus terne (marron clair et blanc cassé) et niche sous les ponts et dans les falaises. C’est la seule hirondelle dont une partie passe l’hiver en France, elles se regroupent vers des falaises.

Le martinet

Le martinet noir est un oiseau étonnant, c’est un champion du vol, il mange, dort, s’accouple en vol, boit en frôlant l’eau et n’a besoin de se poser que pour se reproduire. Après sa reproduction il part en Afrique (10 000 km de route en moyenne), passe l’hiver en Afrique sans se poser et fait le trajet retour pour enfin se poser en France. Il est totalement noir et a une forme très élancée. Il niche dans des trous de maisons ou sous les tuiles. Il ne peut pas se poser au sol car il est tellement bien adapté au vol que ses longues ailes ne lui permettraient pas de se repartir. On trouve régulièrement des poussins en bas des nids qui ont tenté leur envol et n’ont pas réussi : ils sont en danger car contrairement aux autres oiseaux les parents ne peuvent pas venir les nourrir au sol. Si vous trouvez un poussin de martinet (c’est d’ailleurs le cas pour n’importe quel animal sauvage) essayez de le remettre dans son nid si vous le voyez. Si ce n’est pas possible, protégez-le des prédateurs (chats notamment) et appelez l’Hôpital de la Faune Sauvage à Ganges. Il a mit en place tout un réseau de bénévoles qui récupèrent les animaux sauvages. Marie Pierre Puech s'occupe de ce réseau qui soigne puis relâche un tas d’oiseaux chaque année. Ils vous donneront tous les conseils nécessaires.

J’espère que cet article vous permettra de reconnaitre ces beaux oiseaux fragiles qui méritent notre protection puisqu’ils ont un rôle écologique très important : peu d’animaux mangent autant d’insectes volants qui doivent être régulés, notamment les insectes potentiellement vecteurs de maladies : les moustiques par exemple.

 

Victor Cazalis (Archives du mois d'avril 2013)

 

Mésanges charbonnières : rubrique ornithologique n°6

... "Au printemps les mésanges se mettent en quête d’un site pour nicher et élever deux à trois nichées de 3 à 10 jeunes chacune. Son nid sera dans une cavité qui peut être naturelle (un trou dans un arbre creusé par un pic par exemple), ou artificielle tel qu’un trou dans votre vieille maison en pierre, une boite au lettres mal fermée, un poteau avec un creux ou encore bien sûr un nichoir que vous aurez gentiment placé à son attention. Les nichoirs sont très utiles pour ces oiseaux car les arbres avec cavités sont de plus en plus rares du fait que l’on pense qu’un vieil arbre n’a plus d’utilité et qu’on le coupe pour “faire plus propre”.  

 

Retrouvez Victor Cazalis et les Mésanges charbonnières dans le Grillon des Cévennes de mai

Nourrir les oiseaux ? Rubrique ornithologique n° 5

Mas de Novis (Vabres - 30)
Nichoirs en poterie de Marianne Lacroix

Le nourrissage des oiseaux dans les jardins est de plus en plus répandu car il allie l'aide apportée aux oiseaux au plaisir d'une observation facilitée de nombreuses espèces. Mais il faut faire attention à ce que cette aide ne devienne pas un danger. Pourquoi nourrir les oiseaux? Les oiseaux ne craignent pas tellement l'hiver à cause du froid (sauf dans les moments extrêmes) mais plutôt à cause du manque de nourriture. En effet, durant cette saison les insectes sont peu nombreux, les fruits également, le sol gelé ou enneigé peut rendre plus difficile la recherche de graines ou de vers. C'est pour cela que les oiseaux peuvent apprécier une aide alimentaire de votre part. Quand nourrir les oiseaux? Tout d'abord il faut savoir qu'il ne faut nourrir les oiseaux que l'hiver. En effet à partir du printemps, ils vont entammer leur reproduction et vont avoir de nouveaux besoins, notamment pour l'élevage des jeunes. La plupart des espèces deviennent insectivores ou frugivores à cette période et ils auront tendance à venir manger le plus facile (donc à la mangeoire) alors que ce n'est pas bon pour leur réussite reproductive. Si on décide de nourrir les oiseaux un hiver, il faut le faire en continu jusqu'au printemps si on a commencé à le faire. En effet certains oiseaux peuvent décider de ne pas partir en migration parce qu'ils ont vu qu'il y avait beaucoup de nourriture (grâce à votre mangeoire) mais si au milieu de l'hiver ils n'ont plus rien à manger et que vous leur couper les vivres, il sera trop tard. Ils ne pourront plus partir en migration. Comment nourrir les oiseaux? Vous pouvez apporter plusieurs aliments pour combler les besoins des différentes espèces. Les mésanges raffolent des boules de graisses. Elles sont très énergétiques et leur permettent de survivre à la mauvaise saison. Ces boules de graisses peuvent être achetées ou fabriquées (recettes sur internet). Les moineaux, fauvettes, chardonnerets, verdiers, pinsons, rougegorges aiment particulièrement les graines. Les plus facile à fournir sont les graines de tournesol. Vous pouvez également les acheter ou bien faire pousser quelques tournesol et en ramasser les graines. Les merles et grives peuvent aimer avoir à disposition quelques fruits pourris. Il faut faire très attention aux prédateurs (notamment les chats). Il faut placer la mangeoire dans un endroit assez découvert notamment pour les oiseaux qui viendront manger les graines qui tombent de la mangeoire. On y pense rarement mais les oiseaux peuvent avoir besoin d'eau. Elle n'est pas toujours évidente à trouver (surtout en période de gel). Il sera agréable, pour vous comme pour eux, de laisser à disposition un coupelle avec un peu d'eau et de penser à la renouveler régulièrement.

Victor Cazalis

 

Archives (texte paru dans Le Grillon de décembre 2012)

L'étourneau Sansonnet

Photos Joseph Simard et Francis Burst

 

Chronique ornithologique n°6

 Connu essentiellement pour se regrouper en ville et recouvrir les voitures de fientes, l'étourneau est malgré tout un très bel oiseau avec une biologie intéressante.

 

En ville on voit à l'automne souvent de grosses nuées noires à l'horizon qui s'étendent, se regroupent et changent de direction. Ce sont les étourneaux qui se rassemblent pour dormir tous ensemble dans des arbres pour diminuer les risques de se faire attaquer. En effet chaque étourneau est susceptible de voir un danger arriver et de le signaler pour permettre l'envol de tout le groupe avant l'arrivée du prédateur. A ce propos, la plupart des canards se regroupent au centre des étangs en groupe pour dormir et chez certaines espèces les individus en périphérie du groupe dorment d'un seul œil pour voir arriver un prédateur !

 

... la suite (par Victor Cazalis) dans Le Grillon de Février 2013 !

 

L'épervier d'Europe et l'autour des palombes

Photos Yann Cambon et Jules Fouarges

Archives (Le Grillon d'octobre 2012)

 

Ce mois-ci je vous présente deux espèces de rapaces nichant probablement toutes deux sur la commune. Un rapace est un oiseau de proie : il chasse. Il est donc doté de serres, d'un bec puissant et d'outils adaptés à son régime alimentaire qui varie selon les espèces : rongeurs pour certains, cadavres, poissons ou insectes pour d'autres. L'Épervier d'Europe et l'Autour des palombes sont eux spécialisés dans la capture d'oiseaux. Ils vivent en forêt, construisent leurs nids entre deux branches d'un arbre entre 10 et 30m de haut pour l'Autour.

 Pour pouvoir attraper leurs proies, ces oiseaux doivent être particulièrement doués en vol et doivent allier rapidité, discrétion, puissance, capacité à changer de direction pour contrer les esquives du futur repas.

 L'Autour est spécialisé dans la chasse en forêt, il doit donc pouvoir suivre sa proie à travers les branchages et la rattraper pour au final la saisir.

 Comme chez tous les rapaces, nombre de tentatives sont vaines et il faudra plusieurs partie de chasse pour ramener à manger aux jeunes restant au nid.

 La différence entre ces espèces est surtout la taille. Chez ces oiseaux, le mâle est plus petit que la femelle, il porte d'ailleurs en fauconnerie le nom de tiercelet. L'Autour des palombes qui a une envergure comprise entre 48 et 60cm est plus grand que l'Épervier qui a une envergure de 28 à 38cm. Cette différence de taille va conditionner le régime alimentaire. L'Épervier va chasser des petits oiseaux tels que les merles et grives, moineaux, mésanges, pinsons. L'Autour lui chassera les oiseaux un peu plus gros tels que les corneilles, geais, tourterelles, pigeons, étourneaux... Il attrapera même à l'occasion un petit rapace.

 Au niveau du plumage, ces deux oiseaux se ressemblent beaucoup. Il est souvent difficile de les identifier (j'ai encore du mal). La taille peut aider mais parfois elle est souvent difficile à évaluer, il faut alors se fier à la largeur des hanches (plus large chez l'autour) ou pour les plus habitués à la silhouette ou à d'autres détails qui m'échappent encore.

Je vous laisse un lien internet très intéressant :http://www.youtube.com/embed/2CFckjfP-1E. Il s'agit d'une vidéo réalisée en captivité d'un Autour des palombes pour nous montrer ses capacités de vol. Sur la vidéo on voit au ralenti comment il passe dans des interstices très fins par rapport à sa taille. Voir cette vidéo nous aide bien à comprendre comment il poursuit des oiseaux en pleine forêt.

 

Victor Cazalis

 

Chronique ornithologique n°4 Le Pinson des arbres

(Archive du Grillon de novembre 2012)

 

Ce mois-ci nous allons parler d'une seule espèce : le Pinson des arbres. Elle est très intéressante car chez nous, certains sont nicheurs, d'autres simplement hivernants et enfin certains passent juste par le Gard en période de migration.

Nous allons regarder de plus près comment évoluent les effectifs de Pinsons des arbres dans le Gard sur une année.

 

La saison actuelle

 

Démarrons par la saison actuelle : novembre. Les oiseaux ayant niché dans le Gard cet été restent dans les parages, ils sont sédentaires. D'autres individus venant de l'Europe du Nord et de l'Est viennent d'arriver (courant octobre) parce qu'ils n'avaient pas assez à manger dans leurs pays nordiques où les graines sont recouvertes par la neige ou simplement plus rares. Pour donner un exemple de la provenance des pinsons : en septembre 1986, un jeune mâle né dans l'été 86 a été bagué à Leningrad (Russie), il a été re-capturé en janvier 87 à Fournès (à l'Est du Gard).

 

Tous ces oiseaux une fois arrivés dans le Gard vont se rassembler en groupes de plusieurs dizaines voire centaines d'individus. Durant l'hiver ils vont se nourrir de graines dans les champs. Ils aiment bien être en groupes car ils sont plus protégés : si un prédateur arrive il y a des chances qu'un des pinsons le voit et s'envole en poussant un cri d'alarme qui permettra à tous les autres de s'envoler et d'échapper au prédateur. Ils viendront volontiers manger à vos mangeoires (principalement les graines).

 

Au printemps

 

Au début du printemps, il est temps de partir pour les hivernants. Ils vont entamer leur migration en mars ou avril. Lors d'une bonne journée au col de l'Asclié par exemple, vous pouvez voir passer plus d'un millier (j'en ai compté 1320 le 20 mars 2011 en quatre heures !)

 

Pendant ce temps, d'autres vont commencer leur reproduction. La femelle va construire seule le nid avec des brindilles, de la mousse. Il sera coincé dans l'enfourchure d'un arbre en hauteur et sera camouflé grâce à de l'écorce que la femelle disposera tout autour du nid. Souvent, elle va se servir directement de l'écorce de l'arbre sur lequel le nid est installé pour mieux le camoufler. Elle va ensuite y pondre 5 œufs qu'elle couvera. Les jeunes seront ensuite élevés par les deux parents.

 

Après leur envol, les adultes vont faire une deuxième nichée avec également 5 œufs en moyenne. Vous vous dites certainement : "Quel fainéant ce mâle, il ne fait rien pendant que la femelle construit le nid". Faux ! Il nous fait profiter une bonne partie de la journée de son chant mélodieux qui lui a valu l'expression Gai comme un pinson. Cela permet aux autres pinsons que la place (c'est à dire le territoire, la nourriture et la femelle) est occupée et réservée. Une belle voix et un beau plumage font ressortir sa puissance et dissuade les autres de venir s'y aventurer.

 

Fin du cycle

 

En octobre c'est la fin de notre cycle, la migration reprend pour les Pinsons des arbres. Ce sont des oiseaux qui ne font pas de longues étapes. Ils vont migrer tous les jours si la météo le permet, principalement le matin et se réserver l'après midi pour se nourrir. Cela leur permet notamment de ne pas avoir à effectuer de réserves importantes (qui alourdissent l'oiseau) contrairement à ceux qui vont voler plusieurs jours sans s'arrêter.

 

Victor Cazalis

 

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