Fête de la Châtaigne à Lasalle

Depuis plus de vingt ans, la fête de la châtaigne poursuit chaque année ses objectifs de qualité et d’authenticité des produits et des animations qu’elle présente et qui parlent tous de ce territoire de la vallée de la Salindrenque. C’est mercredi 1e novembre, de 9 h à 17 h, que se déroulera ce rendez-vous incontournable pour amateurs et professionnels de la bonne bouche, dans l’ambiance festive et culturelle qui le caractérise. Durant cette journée on trouvera de nombreux produits issus de l’agriculture et de l’élevage régionaux : les 110 exposants, exclusivement producteurs, ont été rigoureusement sélectionnés. Les variétés de châtaigne seront bien sûr à l’honneur, ainsi que toutes les saveurs du terroir (miels, confitures, pâtés….). L’artisanat d’art, représentatif lui aussi des activités cévenoles, vous proposera ses créations originales. Tous ces stands seront présents au centre du village. Une large place a été laissée aux animations (Quinze intervenants), afin d’agrémenter votre marché de pauses culturelles ou ludiques, pour petits et grands. La nouveauté 2017 est la création d’un « Espace Animations », qui sera regroupé dans tout le Parc des Glycines. Un programme détaillé, largement distribué, vous fera découvrir la grande variété de ces animations : chiens de troupeau, automates, clowns, démonstrations de savoirs faire, balades à thème….De nombreuses options seront proposées pour se désaltérer ou se restaurer. De quoi passer une excellente journée à la fois festive et culturelle.

Pour toute information : Régie de coordination : 04 66 30 05 78 ou 06 30 47 50 46 et Office du Tourisme : 04 66 85 27 27.(détails sur www.lasalle.fr / vie culturelle / agenda / 1e novembre)

 

 Biosphera «Passons du champ à table...»

La programmation « Les 4 saisons du développement local » proposée par Biosphera et le Syndicat Mixte des Hautes Vallées Cévenoles (SMHVC) débute par un trimestre d’animations (d’octobre à décembre) sur les questions agri-alimentaires. Le maintien et le développement des activités agricoles sur ce territoire est un enjeu capital tant d’un point de vue économique et social que culturel et environnemental. Aussi, les animations proposées ont-elles pour objectif de participer à la mobilisation des différents acteurs de ce territoire : agriculteurs, propriétaires, techniciens, consommateurs, élus..., sur la base de tout ce qui se fait déjà sur cette filière, pour aller plus loin en termes de maintien, de transmission, de développement, d’adaptation, de créativité. Pour cela, tous les acteurs et habitants de notre territoire sont chaleureusement invités à participer aux différentes rencontres proposées. Voir le programme exhaustif sur : www.biosphera-cevennes.fr

Le samedi 9 décembre, à l’occasion du premier anniversaire de Biosphera, centre d’Interprétation des Vallées cévenoles, une conférence-débat « Ruralité vivante, utopie ou solution ? » clôturera le 1er trimestre du programme avec Bernard Farinelli, spécialiste de la ruralité, chroniqueur à Radio France et à diverses revues (Village magazine, ...), essayiste, auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont le dernier « La révolution de la proximité » et « Voyage au pays de l’utopie locale » (éd. Libre et solidaire).

Un buffet original et local permettra de passer agréablement d’une rencontre à l’autre.

Biosphera, Centre d’interprétation des vallées cévenoles

18 rue Vincent Faïta - 30480 Cendras 04 66 07 39 25 – biosphera.cevennes@gmail.com

 

 Adieu Nono

Bruno Soulier nous a quittés le 21 août dernier, à l’âge de 59 ans. Bruno, Nono en fait, était une figure du village, installé à Lasalle depuis 25 ans et patron du restaurant « L’étape du randonneur ». Homme de caractère, franc du collier et disant les choses comme il les ressentait, Nono à fait tous les métiers : berger avec son propre troupeau, maçon, gardien ou ferrailleur, un point commun à tout cela, être son propre patron et ne dépendre de personne. Champion de karaté (champion de France et d’Europe en vétéran), il a aussi été prof dans de nombreux clubs à Lasalle, Saint Jean du Gard, Saint Hippolyte du Fort,…

Bruno aimait l’Espagne, les chevaux, le flamenco et il a organisé avec son épouse Anna, originaire de San Sebastián, de mémorables soirées musicales à « l’étape » autour de cette passion. Un bel et émouvant  hommage lui a d’ailleurs été rendu par ses amis guitaristes lors de la cérémonie au temple.

Anna tient à remercier tous ceux qui se sont associés à sa peine, « Pour un mot reçu, pour une main tendue, pour une fleur offerte, pour un geste d’amitié  ».

Salut l’homme au chapeau, tu restes dans nos cœurs !

FB

 

 Comment mieux vivre ensemble

Comme prévu et annoncé, une deuxième réunion publique s’est tenue le 16 septembre dernier pour poursuivre réflexions et débats sur le « bien vivre ensemble » dans notre village. Avec une participation moindre mais significative (une cinquantaine de participants), cette rencontre au fonctionnement basé sur l’écoute et l’expression de chacun s’est structurée autour de quatre ateliers aux questions assez proches issues de la réunion de mai  : comment se dire les choses, ce qui va bien ou moins bien, qu’est ce qui favorise la rencontre, comment dépasser les a-priori, comment faire ensemble, …

La méthode retenue, très participative et respectueuse de la parole de l’autre, a permis de générer des débats riches et ouverts dont on peut retenir quelques pistes concrètes : poursuivre le dialogue engagé, informer et communiquer davantage, multiplier les lieux de rencontre et de paroles.

Des propositions plus concrètes ont également été exprimées : organiser un accueil des nouveaux arrivants, une fête des voisins, un forum des associations, établir des règles communes … 

Le collectif informel rassemblant des représentants de la mairie et du tissu associatif local s’est réuni le 2 octobre pour poursuivre le travail autour de deux axes principaux :

     réfléchir aux différents moyens pour informer davantage et mieux communiquer (communication institutionnelle, poursuite des ateliers publics, lieux d’échanges, …),

     s’engager sur la mise en œuvre d’actions concrètes.

L’objectif étant d’organiser une nouvelle réunion publique avant la fin de l’année pour mettre au débat ces nouvelles avancées. C’est clairement un processus de long terme qui s’est mis en place et qui repose sur un état d’esprit essentiel : contribuer ensemble et dans le respect de chacun à tout ce qui nous permettra, individuellement et collectivement de bien vivre, mieux vivre, dans notre village. Un beau challenge qui nous concerne tous.

 

Frédéric Bourguet

 

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  DOSSIER LOGEMENT

    HABITER A LASALLE

 Situé au cœur du pays cévenol, Lasalle est un village où il fait bon vivre. Nous y vivons donc « bien » mais comment y vivons-nous vraiment en terme d’habitat ? C’est la question que nous avons voulu nous poser sous l’angle des difficultés liées au logement.

D’abord, nous nous sommes demandé qui sont les résidents de Lasalle et comment ils se logent. Ensuite, nous vous proposons quelques informations et solutions diverses pour propriétaires et locataires confrontés à des difficultés de logement. Enfin : Pourquoi et comment choisir d’habiter autrement. Ce dossier sera jalonné de plusieurs témoignages d’habitants lasallois.

 

Bref état des lieux

L’INSEE, dans ses dernières statistiques de 2013, nous donne quelques éléments pour répondre à cette première question. Nous y découvrons une réalité contrastée. Tout d’abord, l’habitant type de Lasalle est plutôt âgé, propriétaire (49 %) ou locataire (44 %). Il peut être logé dans le parc public (9,2%) (Construction des HLM en 1966, et construction des villas des glycines entre 1971 et 1977) ou occuper un logement à titre gratuit (7 %).Il peut être aussi propriétaire d’une résidence secondaire (32 %). A noter que 10% des logements à Lasalle sont vacants (1). L’habitat est donc très hétéroclite… Le bâti est en outre plutôt ancien. En effet, 56 % des logements ont été construits avant 1945 dont 45 % avant 1919. Seuls 13,2 % des logements ont été construits après 1991.

En complément de ces indicateurs nous constatons d’abord que s’il existe bon nombre de logements à la vente, il est plutôt difficile de trouver un logement en location. Beaucoup d’arrivants sont en demande, en témoignent les petites annonces dans les commerces, et peu de logements sont disponibles. Par ailleurs, nous observons que le coût du logement à la vente comme à la location est plus élevé à Lasalle que dans les communes limitrophes : un T3 à louer par exemple est proposé à environ 550€ à Lasalle contre 500€ à St-Hippolyte-du-Fort et 420€ à St-Jean du Gard.

Beaucoup d’habitants se sentent concernés et touchés par la question du logement. Le bâti constitue un héritage depuis plusieurs générations, celui de l’âge d’or des filatures. Pourtant, certains propriétaires se trouvent en difficulté pour rénover ou entretenir leurs biens, ou mal informés quant à l’économie d’énergie et aux subventions liées à la diminution de l’empreinte écologique. Du coté des locataires, nous avons pu recueillir plusieurs témoignages de familles résidant à Lasalle dans des logements vétustes.

Nous nous sommes dit que le bien vivre à Lasalle passait aussi par le biais d’un chez-soi digne et confortable, un logement où l’on se sent en sécurité, en bonne santé et en adéquation avec nos ressources…  Car être mal logé peut engendrer d’autres difficultés, qu’elles soient sociales, économiques ou encore écologiques… Pour un ménage, résoudre sa problématique « logement » va donc au-delà de la simple question de l’habitat : elle engendre d’autres facteurs de notre quotidien comme les loisirs, l’éducation, le manger-mieux etc…

 

Charlotte PIERESCHI et Michaël BERLY

 

...la suite dans le Grillon papier de septembre/octobre 2017

 

 

 

 Ecoterre – Terre-paille branché

 

Le 7 juillet dernier les associations Ecobat Lr, « Eux dans l'eau » et l'Arfobois ont organisé la visite de chantier de la salle culturelle, les vestiaires et tribunes du stade de foot, suivie de la visite de l'école de Monoblet dans le but de contribuer à une mutualisation des savoirs en matière de Développement Durable, dans le secteur du BTP avec l'intervention du maire de Monoblet, de l'architecte d'exécution Fabrice Perrin, d'@Environnementboisconstructeur pour le lot bois, et d'Ecoterre SCOP pour le matériau terre-paille.

 

Aymone Nicolas (Soudorgues) témoigne à propos de ce chantier auquel Ecoterre a participé.

 

A Monoblet, commune d’à peine 700 habitants, la politique locale s’inscrit dans une démarche engagée dans l’éco-construction.

En 2015, la construction de l’école avait obtenu le prix de l’innovation architecturale en Languedoc-Roussillon et le prix national de l’Architecture citoyenne grâce à la participation des parents, enfants, enseignants et habitants de Monoblet.

En 2017, la mairie fait appel aux deux mêmes architectes : Yves Perret et Fabrice Perrin pour construire un espace multiculturel juste à côté de l’école. Le nouveau bâtiment comporte une salle culturelle à l'étage, des vestiaires et des tribunes pour accueillir la très bonne équipe de foot locale.

...la suite dans le Grillon papier de septembre/octobre 2017

Aymone Nicolas, Ecoterre

 

 

 Rentrée des classes : retour aux quatre jours par semaine

 

 A la rentrée de septembre 2017, les communes seront libres d’organiser la semaine scolaire comme elles le souhaitent, sur une base de quatre jours ou quatre jours et demi. Les quatre écoles de la vallée de la Salindrenque (Lasalle, Monoblet, Soudorgues, Thoiras) veulent toutes revenir à quatre jours par semaine. Pour cela elles ont dû réunir les avis des acteurs locaux : commune et communauté de communes, conseils d’école et inspecteur de l’Education nationale, ainsi que celui de l'autorité en charge des transports scolaires.

Rappelons qu'en 2013, la réforme Peillon avait fixé la semaine à quatre jours et demi et lancé la création du « Projet éducatif territorial », dont le but était « de favoriser l’élaboration d’une offre nouvelle d’activités périscolaires, voire extrascolaires, ou permettre une meilleure mise en cohérence de l’offre existante, dans l’intérêt de l’enfant ». Afin de pérenniser et développer ces activités périscolaires, l’Etat avait mis en place un fonds d’amorçage, soit une aide financière de 250 millions d’euros (50 euros par élève et par an et de 90 euros dans les communes les plus en difficulté). Depuis 2015, cette subvention avait été pérennisée et maintenue aux communes « ayant établi sur leur territoire un projet éducatif territorial » mais aucune certitude n'allait au-delà de 2018. Certaines communes avaient déjà fait le choix de revenir à la semaine de quatre jours pour faire des économies, notamment de transport des élèves et d’activités périscolaires, la suppression envisagée des aides d’Etat et le « vécu » convergent des différents acteurs concernés en a convaincu d'autres de faire de même...

MS

 

Beau comme un Sauve neuf

 

Quatre maires successifs, dix ans d'études, trois d'un chantier très complexe... La réhabilitation du centre ancien de Sauve a été difficile à vivre pour beaucoup d'habitants et de commerces. Mais le résultat en vaut vraiment la peine et nous invitons les lecteurs du Grillon, résidents locaux ou visiteurs, à aller découvrir ce « Village de caractère » (2000 habitants) tout près de la Salindrenque (20 km, 30 mn).

On peut faire

Les travaux ont atteint un coût de 7 266 000 €, financés à près de 50 % (3 348 500 €) par de nombreux partenaires (Région – 2 %-, Département – 32 % -, Agence de l'eau – 32 % -, Syndicat mixte d'électricité du Gard – 24 % -) .

Ils comportaient plusieurs niveaux d'intervention :

- la réfection des réseaux humides (assainissement, eau potable, eaux pluviales),

- celle des réseaux secs (câbles électriques souterrains et en façade),

- l'éclairage public (câbles souterrains, lanternes LED, candélabres, projecteurs, bornes fontaines),

- le réseau de télécommunication (fourreaux PVC, répartition et raccordement),

- les revêtements de rues (carrossable, piétonnier, calade).

Ce chantier « mille-feuilles » a permis notamment :

- de réduire le gaspillage d'eau engendré par les pertes énormes (45 à 60%) entre les captages et l'utilisateur,

- de remplacer la station d'épuration et la canalisation principale d'assainissement,

- d'éliminer les rejets directs dans le Vidourle ainsi que les branchements en plomb et amiante-ciment,

- de réduire la consommation énergétique et la pollution lumineuse de l'éclairage public tout en mettant en valeur le patrimoine architectural,

- de réhabiliter les circulations publiques dans le centre ancien en repensant globalement l'organisation du site.

...la suite dans le Grillon papier de septembre 2017

MS (photo Aymone Nicolas, Ecoterre)

 

 Fête de la châtaigne mercredi 1er novembre 2017

La fête de la châtaigne se prépare déjà.bre/octobre 2017Souvenez-vous, en 2016, c’était les 20 ans et ce fut une journée mémorable, pour les 5000 visiteurs, 110 exposants (dont 15 associations de la filière châtaigne), ainsi que les 10 animations qui ont rencontré un franc succès.

L’organisation de la fête repose sur un comité de pilotage qui se réunit dès le début de l’année, et bien entendu sur une équipe de bénévoles dont la disponibilité est indispensable. Dans moins de deux mois, la fête commence… mais, pour éviter de mettre en cause la pérennité et le rayonnement régional de ces retrouvailles annuelles, nous avons grand besoin de VOUS ! Si vous disposez  d’une heure, une demi-journée, voire deux jours… rejoignez-nous vite :

      Soit en contactant le comité de pilotage (via la Régie de coordination : 04 66 30 05 78 – 06 30 47 50 46 – coordination.lasalle@orange.fr)

      Soit en participant à la réunion d’organisation des bénévoles fixée le : Jeudi 12 octobre à 18 h Salle n°1 du centre François Viala ;

Nous comptons sur vous.

Odile Vecciani pour le comité de pilotage

( www.lasalle.fr / vie culturelle / agenda / 1er novembre)

 

 Ishaq Shinwari, 18 ans, réfugié afghan

 Lundi 18 Juillet, à la Mairie de Lasalle, a eu lieu une cérémonie originale et inattendue: le parrainage entre Ishaq Shinwari et sa marraine Jacqueline Bouvot. A l'initiative du Collectif CAO Lasalle, une foule solidaire a assisté à ce parrainage républicain prononcé par Henri de Latour, maire. Tous les participants "souhaitaient montrer pacifiquement leur engagement aux cotés d'Ishaq et des autres réfugiés afin que la France prenne dignement sa part à l'accueil de ceux fuyant les conditions tragiques de leur existence dans leur pays d'origine". Ce parrainage a une portée symbolique et politique.

Comme nous l'indiquions dans le numéro du Grillon de Juillet, Ishaq, résident au CAO de Lasalle depuis le début de l'année, risquait d'être "dubliné" c'est à dire renvoyé en Norvège, pays où il a été enregistré à son arrivée en Europe. Fin 2016, ce pays a considéré qu'il était en danger dans sa province d'origine, au Nangarhar, à l'est de l'Afghanistan.Ses déclarations à la direction Norvégienne de l'Immigration sont terrifiantes. Nous ne pouvons les citer ici car trop personnelles; mais voici les mots du poète et résistant afghan Sayd Bahodine Majrouh*: "un matin nous avons entendu l'approche de l'ennemi, qui ne tarderait pas à déferler sur le village. Dans le grondement des chars, des canons, des avions, vite nous avons couru nous cacher parmi les grottes des montagnes. Au soir, après le départ du Monstre, quand nous sommes revenus, nous n'avons trouvé que ruines et décombres. Plus une maison debout. Les toits crevés. Les murs ravagés. Les champs de blé, les mûriers, les platanes avaient brûlé. De sinistres colonnes de fumée noire montaient encore vers le ciel. On a eu très peur. Dès la nuit tombée, on a pris la fuite. Des nuits et des nuits on a marché, et on ne sentait plus la fatigue."

 

 

...la suite dans le Grillon papier de septembre/octobre 2017 

Philippe Marteau

 

 La permaculture, avec ou sans poules…

La permaculture est une démarche qui a pour but de concevoir et d’entretenir des écosystèmes durables. En pratique, cela signifie qu’un permaculteur ne se borne pas à produire des légumes, des fruits ou des œufs de façon biologique mais vise à concevoir l’ensemble de son jardin, de sa ferme, voire de sa vie, de façon à, entre autres, minimiser les apports d’ énergie non renouvelable et les travaux de maintien du système, utiliser et valoriser la biodiversité et favoriser des communautés locales relativement autonomes et interconnectées.

Prenons un exemple : je veux élever des poules pour avoir des œufs et de la viande. Je sais que les poules ont besoin de nourriture, d’abris qui les protègent des prédateurs, de lieux de ponte... Si je veux minimiser les apports extérieurs d'énergie, je vais faire en sorte qu’elles trouvent l’essentiel de leur nourriture par elles-mêmes, dans des parcours extérieurs, qu’elles y trouvent aussi des abris et des endroits pour percher et pour pondre. Un jardin composé d’arbres de haut jet, de buissons et de parties enherbées leur procurera des abris, des baies, des fruits, des insectes....

...la suite dans le Grillon papier de septembre/octobre 2017

Claude Mur,

 

Intervenant du stage « permaculture » qui s'est déroulé à Lasalle en septembre dernier.

 

 

Dossier:   Lasalle en musique(s)

 

Un foisonnement, un fourmillement, une ruche… Quand nous avons souhaité, au comité de rédaction du Grillon, nous intéresser à la musique à Lasalle, nous savions qu’il y avait là une vraie ressource, nous avions écouté telle formation ou entendu parler de tel chanteur. Mais nous étions loin d’imaginer ce formidable réseau de musiciens installés à Lasalle, souvent depuis peu, et qui ne cesse de s’enrichir de nouveaux arrivants. Il s’inscrit pourtant dans une histoire déjà ancienne, dès la fin des années 80, où les premiers pionniers tels Christophe Lombard, Andréas Johnes ou Françoise Malaizé sont arrivés et ont initié cette culture de la musique sur le village. Avant eux, en 1974, le Roy Hart Theatre s’est installé au château de Malérargues pour développer son travail dédié à la recherche vocale et à la voix.

Aujourd’hui il y a le festival de l’alto, et peut-être une centaine d’artistes chanteurs ou musiciens qui composent, répètent, se produisent, et vivent à Lasalle. Nous en avons rencontré quelques-uns.

 

Et au début était le Roy Hart Théâtre

 

C’est David Goldsworthy qui nous parle de l’installation de cette troupe basée à l’origine à Londres. « Quand nous sommes arrivés à Malérargues en 1974 tout était à faire, les travaux de rénovation du château, l’installation de cette communauté de 45 comédiens chanteurs, la création de nouvelles pièces, … Et puis nous souhaitions aussi nous intégrer dans le pays car au début il y avait de la méfiance face à notre venue, alors on organisait des veillées ou des petits spectacles pour se faire connaître, puis dans les années 80 on avait monté le festival du théâtre de Malérargues ». David, qui est professeur de chant et chanteur improvisateur, fait partie de la petite dizaine de ceux qui sont toujours restés là depuis l’origine. Compagnie avant-gardiste, devenue Centre Roy Hart en 1990, ce théâtre musical, « théâtre du cri », basé sur l’expression vocale constitue certainement l’origine de cette culture musicale qui ne cesse de se développer depuis. David a d’ailleurs très vite tissé des liens avec Christophe Lombard et participé à sa chorale. Il a également créé des ateliers de chant et d’expression vocale auxquels participaient de nombreux lasallois. En 2007 il a créé l’association Dia Pason avec sa femme Marianne Le Tron, et le groupe vocal « Tutti Quanti » en 2009. Et aujourd’hui encore il co-anime la chorale Terra Mémoria à Alès.

 Autre membre du Roy Hart Theatre, Pascale Ben, comédienne chanteuse, vit à Saint-Bonnet-de-Salindrenque. Pascale travaille avec Olivier Philippson, accordéoniste, et chante des chansons d’Angèle Vannier et de Serge Gainsbourg. Elle s’est produite tout récemment à la filature et veut développer son propre tour de chant en tant que compositeur interprète. Pascale anime aussi l’association « La voix est libre », créée à Montpellier mais maintenant basée en Limousin et qui propose des stages tout public sur la voix.

 

 Les années 90 et la venue de l’Art Scène

L’association l’Art Scène (jeu de mot avec l’effet Larsen, phénomène de rétroaction acoustique) est née en 1992 d’une double volonté : permettre aux nombreux artistes de mieux se connaître et travailler ensemble, mais aussi intensifier la vie culturelle en Cévennes. Les premiers démarrages ont lieu lors de diners concerts qui se tenaient à « la Case à tous », cette maison en bas du col du Rédarès qui pouvait alors tenir lieu de restaurant et accueillir des spectacles. C’est dans le cadre de l’association que se crée le festival « les p’tits matins qui chantent », chorale de Lasalle qui pendant plus de 20 ans a offert une grande diversité de styles et de tons. Avec entre 20 et 50 chanteurs amateurs selon les années, cette chorale encadrée par des artistes professionnels proposait des répertoires musicaux et des spectacles originaux. Sa philosophie est bien décrite sur le site de l’association, « fiers d’être une vraie chorale populaire, nous faisons le pari de l’enrichissement mutuel par l’apprentissage de la diversité ».

Très vite apparaît aussi le festival « Y a d’la voix », clin d’œil à Trenet par le titre. L’objectif est triple : promouvoir des chorales ou groupes vocaux de qualité, promouvoir des formations pour les choristes et faciliter les rencontres entre chorales et chefs de chœur de la région. Là encore on retrouve les mêmes valeurs qui animent l’association, notamment la convivialité et une grande ouverture d’esprit à travers une programmation éclectique. A noter aussi la belle aventure du KING.A, en partenariat avec « la filature du pont de fer », qui s’est tenue en juillet 2010 avec 60 choristes de toute la région, 9 musiciens et 4 comédiens, et une cour du foyer pleine à craquer à toutes les représentations.

 

...La suite dans le Grillon papier de mai/juin 2017

 

Frédéric Bourguet

Michelle Sabatier

Guillemette Chevallier

 

 

 

 

 

 

 

Alors, comment vont les abeilles ?

C'est la question que l'on me pose plusieurs fois par jour. Et c'est alors un grand dilemme pour moi car je n'ai pas envie de donner une image négative en me plaignant constamment ; donc je vais vous parler de ce fameux fléau qu'est le frelon asiatique (dit frelon à pattes jaunes ou de son nom scientifique vespa vélutina).

J'ai longtemps relativisé en gardant le sourire face à vous tous … mais j'ai eu tort car j'aurais mieux fait de tirer la sonnette d'alarme et d'alerter tout un chacun sur la gravité de la situation. Alors nous aurions pu agir tous ensemble et peut-être maitriser la situation … Mieux vaut tard que jamais, aujourd'hui la situation est gravissime et j'en mesure l'ampleur ! Les frelons asiatiques ont déjà décimé une bonne partie de mon cheptel, c'est un fait avéré.

Mais plus grave encore que ma situation personnelle, l'abeille en tant qu'espèce est en train de disparaitre de notre écosystème. Sachant que l'abeille contribue à la pollinisation de 80 % des espèces de plantes et arbres à fleurs, je vous laisse entrevoir, comme moi, qu'il ne s'agit plus seulement de la disparition éventuelle d'une exploitation apicole vieille de trois générations … mais bien d'un danger sanitaire public !

Il est d'ailleurs classé comme tel depuis le 26 décembre 2013, mais aucune action concrète n'a été lancé depuis par le gouvernement. Chacun doit agir à son niveau, chacun d'entre vous peut agir !

Bref rappel sur l'historique de ces envahisseurs: 

 

... la suite dans le Grillon papier de mars/avril 2017

Audrey Nogarède

 

 

 Contrat de ruralité et soutien au développement culturel à Lasalle

 

Fin décembre dernier un des tout premiers contrats de ruralité était signé sur le territoire Cévenol. Il s’agit d’un nouveau dispositif instauré par l’Etat pour accompagner la mise en œuvre de projets de territoire en milieu rural. L’objectif est de fédérer les partenaires (institutions, associatifs, acteurs économiques) et donner plus de force et de lisibilité aux politiques publiques. Chaque contrat doit s’articuler autour d’une logique de projet présentée par un ou plusieurs établissements publics de coopération intercommunale (communautés de communes ou d’agglomération).

Le contrat Aigoual-Viganais dont il est question ici regroupe les communautés de communes Pays Viganais (22 communes, 10200 habitants) et Causses Aigoual Cévennes-Terres solidaires (16 communes, 5600 habitants) qui souhaitent s’engager dans un Pôle d’Equilibre Territorial et Rural (PETR) en cours d’élaboration. Ces 2 collectivités ont co-signé le texte avec l’Etat, la Région Occitanie, le Département du Gard et la Caisse des Dépôts et Consignations.

 

On le sait, les principaux enjeux de ce territoire reposent notamment sur la consolidation de l’activité économique (et en particulier le renouvellement de l’offre touristique) et sur le maintien de services publics de qualité. Car si notre petite région dispose incontestablement d’un certain nombre d’atouts (environnement et paysages remarquables, activité touristique soutenue, petite agriculture de qualité, dynamisme associatif et culturel), ils ne doivent pas masquer ses faiblesses (population relativement âgée, niveaux de revenus et de formation faibles, fragilité du tissu économique). Dès lors l’intention affichée par l’Etat et les grandes collectivités (Région et Département) de soutenir l’emploi, l’attractivité et la qualité de vie est particulièrement bienvenue. Faut-il encore que le territoire retenu manifeste clairement son engagement et définisse son projet de développement, ce qui est engagé en ce moment par les deux communautés de communes.

...la suite dans le Grillon papier de mars/avril 2017

Frédéric Bourguet

 

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Fête de la châtaigne, un anniversaire particulièrement réussi.

 Que de monde ce mardi 1er novembre 2016 sur la place et dans les rues de Lasalle, avec des voitures stationnées sur des kilomètres à l’entrée du village ! Midi libre en a même fait sa première de couverture et est allé jusqu’à évoquer « des milliers de visiteurs » ! Je n’ai pas fait le compte * mais c’est sûr que nous étions vraiment très nombreux à déambuler au milieu des nombreux stands et profiter des multiples animations mises en place.

Il faut dire que, pour cette vingtième édition de la fête de la châtaigne, l’organisation préparée très en amont avec les participants et coordonnée par la régie municipale s’est avérée particulièrement efficace. Avec notamment l’idée d’un cahier des charges strict imposant à tout exposant de respecter des normes en termes de proximité et d’authenticité. Résultat, pas de médiocres marchands du temple mais des produits de qualité, la plupart du temps présentés par les producteurs eux-mêmes, ce qui correspond parfaitement à la demande actuelle. Et quelle diversité dans les stands, avec bien sûr la châtaigne reine mais aussi miel, charcuterie, fromages, textiles, et même le safran produit à Colognac !

Beaucoup d’animations proposées aussi, et toutes suivies avec succès, des balades du Club Cévenol au plateau radio ou aux nombreuses dégustations possibles. Jusqu’à la sculpture à la tronçonneuse avec un vrai artiste aux commandes qui nous a façonné des sangliers (c’est d’époque..), des aigles et bien sûr un magnifique petit châtaignon. Mais pour moi le clou du spectacle fut cet incroyable berger dresseur de chiens. Capable de faire passer des canards sur un tout petit pont ou des oies sous un tunnel ...Le tout en commandant simultanément 3 chiens, chacun ayant son langage particulier, mathématique, marin ou occitan.... Bluffant !

Malgré un temps gris, mais heureusement sans pluie, cette journée s’est déroulée dans une ambiance bon enfant, ou l’on sentait une foule heureuse, des gens contents d’être là, une atmosphère de partage et de gaité, bref que du bonheur à vivre sans modération.

Ce qui fut fait !

Frederic Bourguet

(*) d’après l’équipe présente de la Croix Rouge : autour de 5000 visiteurs !   

                 

 La régie de coordination

C’est en 2010 que la régie de coordination a été créée, à l’initiative de la mairie de Lasalle. Pourquoi a-t-elle été mise en place, quelles sont ses missions, nous avons voulu en savoir un peu plus en nous rapprochant de ses responsables, Odile Vecciani et Philippe Alverde.  

Le Grillon : Bonjour Odile et Philippe, alors, qu’est qu’une régie et pourquoi a-t-elle été mise en place ?

Odile et Philippe : Une régie est soit un établissement public chargé de la gestion d’un service public, soit, comme c’est le cas à Lasalle, un mode de gestion de ce service public. Ainsi nous sommes des agents municipaux qui assurons la coordination de divers bâtiments et activités pour le compte de la mairie. Cette régie a été mise en place à la suite de la dissolution de l’association « Culture et loisirs » qui faisait l’interface entre la mairie et les associations et assurait déjà une partie de nos missions. Elle était d’ailleurs subventionnée par la commune. A présent la régie compte trois agents qui correspondent à deux équivalents temps pleins et nos bureaux se situent au bout du hall de l’office du tourisme.

Le Grillon : Pouvez nous expliquer votre travail ?

Odile et Philippe: Nous avons 5 grandes missions : la gestion des salles et du matériel pour les manifestations, la gestion du gite municipal situé à la Mouthe (qui, avec 2 dortoirs et un studio permet d’héberger des groupes ou des artistes lors de manifestations), la communication sur les événements dans la commune, la coordination avec l’ensemble du tissu associatif, et l’organisation de la fête de la châtaigne.

Le Grillon : On peut supposer que, pour exercer toutes ces missions, vous devez faire preuve de compétences variées !

Odile et Philippe : Oui tout à fait :

la suite dans le Grillon papier de janvier/février 2017

 Propos recueillis par Frédéric Bourguet et Sophie Thomas-Roubine.

 

 

  Sangliers en goguettes (1)

Plus de troupeaux, des broussailles impénétrables, châtaignes et glands disponibles en abondance, des laies qui se reproduisent de plus en plus jeunes... Les chasseurs ont beau augmenter leurs tableaux de chasse, rien n’y fait semble-t-il : les sangliers prolifèrent, les dégâts aussi, et ceux-là ne sont indemnisés (dans une certaine mesure) que pour les récoltes perdues par les agriculteurs (articles L. 426-1 et suivants, et R. 426-1 et suivants du code de l’environnement). Le reste :

- au préjudice des particuliers (jardins, clôtures, murs, chemins, cimetières, pavements...),

- ou de la collectivité : paysage environnant, patrimoine culturel (terrasses, murettes, sentiers, calades...) hérité de générations de cévenols, n'est pas indemnisable.

L'argument : si le périmètre de l'indemnisation s'étendait à d'autres catégories de propriétaires, le coût du timbre de chasse « grand gibier » croîtrait d'autant et nombre de chasseurs ne pourraient pas suivre faute de moyens. En 2015, dans le Gard, le montant des indemnisations s'élevait à 393 141 €. Il sera bien supérieur en 2016. Les dégâts augmentent, les populations de sangliers aussi, mais pas de manière homogène : en la matière les moyennes ne veulent rien dire. Les sangliers sont répartis sur le territoire en « tâches de léopard », une année ici, une autre là... Rien n'est figé.

la suite dans le Grillon papier de janvier/février 2017

 

MS

(1) Goguette : pratique festive consistant à se réunir en petits groupes pour passer un bon moment ensemble.

  

 Concours d'écriture du Grillon 2017 : la terre (ou Terre)

 Le Grillon de novembre-décembre a rendu compte de la remise des prix de notre concours d'écriture 2016 aux écoles de Lasalle et de Soudorgues. Vous vous rappelez sans doute du thème de l’épreuve : l'eau. Les années précédentes avaient été consacrées aux oiseaux, aux souvenirs d'école... Comme le temps ne cesse de passer, le nouveau concours s'annonce sans tambour, ni trompette. Hé, oui ! Il n'y aura pas que les élections présidentielles en 2017.

Nous avions fait un appel au peuple pour nous proposer des idées pour un nouveau thème. Les enfants des classes ont largement répondu lorsque nous les avons visités. Le peuple, un peu moins (voir notre dossier sur la démocratie). Nous avons finalement retenu une idée venue de l'école de Soudorgues : la terre. Oui, la terre dans tous ses états. Nous poursuivons ainsi l'exploration des quatre ou cinq éléments essentiels à la vie.

La Terre, ce peut être la planète comme chacun sait « bleue comme une orange » (Eluard) ou le terroir... On peut se rouler dans la boue ou prendre de la distance, et voir la terre depuis les  étoiles...On peut voir ses formes et ses couleurs, sentir ses odeurs, l'entendre bouger ou chanter, la goûter dans toutes ses productions sauvages ou domestiquées... Le choix est très vaste...

Ce peut être du terre-à-terre, du documentaire, de la poésie, des histoires inventées, des expériences vécues... L'essentiel est de ne pas se taire...

Le concours est donc ouvert à tous les jeunes de 0 à 15 ans. Les écoles ont toujours soutenu cette initiative, nous les en remercions et nous savons qu'elles continueront à le faire. Le Grillon est heureux de pouvoir contribuer à motiver les élèves pour l'écriture. Mais tous les jeunes qui voudront participer individuellement sont aussi les bienvenus.

Comme vous le savez, la lourde responsabilité du jury incombe aux membres du comité de rédaction du Grillon. Nous avons déjà hâte de prendre connaissance de vos écrits. La date limite de remise des textes est fixée au 30 juin. Les textes et les résultats seront publiés dans le numéro de septembre.

Pour le Comité de rédaction du Grillon

 

Gérard Feldman

 

 Quel beau mur en pierre !

 Dans son numéro de juillet-août 2016, le Grillon vous proposait un article « Les avantages des murs en pierre sèche » illustré d'une carte de France évoquant la présence de ces murs, et leur entretien, sur le territoire national. L'un de nos lecteurs nous a fait remarquer : ici aussi on bâtit de beaux murs en pierre sèche ! Et effectivement deux beaux murs en pierres viennent d'être re-bâtis, correspondant à deux terrasses, dans un quartier de Lasalle. Construit « à l'ancienne » avec deux parements dont l'un (au fond) est invisible, reliés par des grandes pierres « boutisses ». La régularité des matériaux choisis, retaillés, ajustés, pour un effet autant de solidité que d'harmonie, la subtile inclinaison du mur par rapport à la pente, l'escalier qui donne accès à la terrasse la plus haute... Tout respire un savoir-faire « dans les règles de l'art ». C'est avec plaisir que nous avons fait la connaissance du jeune bâtisseur : il a appris le métier avec un « compagnon » pendant plus de sept ans à Gordes dans le Vaucluse, avant de mener ses propres chantiers, notamment autour de Thoiras et Lasalle où il réside depuis plusieurs années..

 Le plus curieux c'est que ce passionné de pierre sèche est aussi un caméraman, qui vient de tourner récemment un film : « L'Aigoual, pôle nature 4 saisons » pour la Communauté de communes Causses-Aigoual-Cévennes ! Il a utilisé notamment pour ce faire une technologie de « drône-image » lui permettant de s'offrir de beaux survols. Vous pouvez le visionner sur : https://youtu.be/cMcf0le2dcQ

 On voit qu'aujourd'hui la « pluri-activité » prend des formes inattendues ! Mais c'est que les habitants des Cévennes ne sont pas au bout de leurs capacités d'invention. Merci Fabrice Orsini (07 62 36 16 74) de démontrer qu'on sait, et qu'on peut faire !

 MS

 

  Rencontre pour l'égalité (Mialet)

 Le 24 septembre le Département du Gard, représenté par Isabelle Fardoux-Jouve, conseillère départementale en charge de la lutte contre les discriminations, organisait un colloque de rentrée en partenariat avec la mairie de Mialet. Plusieurs participants s'étaient déplacés depuis la Salindrenque, mais aussi de Vauvert, Beaucaire etc.

 Les invités à la table ronde étaient de très haut niveau : Hubert Bost (président de l'Ecole pratique des hautes études), Patrick Cabanel (historien), Nicolas Cadène (rapporteur de l'Observatoire de la laïcité), Olivier Delcayrou (sous-préfet d'Alès). Heureusement un clip-vidéo de 3' (coexister.fr) rappelait à tous l'historique de l'élaboration du concept de laïcité et de son application en tant que cadre juridique dans la société française, ce qui permettait de comprendre à peu près la même chose derrière le mot prononcé malgré les conflits d'interprétation. Nous avons entendu que « l'Etat doit être indifférent aux cultes quels qu'ils soient... » mais aussi que « l'Etat est le bien de ceux qui n'ont rien... » et enfin que la laïcité n'est pas une valeur, car elle n'est pas universalisable mais seulement une notion de droit.

 La difficulté, bien entendu, c'est de vivre la laïcité sur le terrain entre deux attitudes aussi peu productives l'une que l'autre : « tout autoriser » (communautarisme), « tout interdire » (discrimination). Par exemple, s'agissant des cantines : il faut une offre de choix « avec » ou « sans » viande mais maintenir la formule de repas en commun (pas de tables à part).

 Il faut aussi, pour comprendre le fonctionnement de la laïcité, distinguer entre les espaces :

 - privé (domicile) : pas de contrainte,

 - administratif (écoles etc.) : neutralité imposée aux agents mais pas aux usagers,

 - social (entreprise, association...) : liberté encadrée par les règlements internes,

 - public (rues, plages...) : liberté mais sans dissimulation du visage car on ne peut pas « faire société » si on se soustrait au regard de l'autre.

 Le rôle de l'éducation aux faits sociaux (notamment religieux) a été évoqué mais c'est M. le Sous-Préfet d'Alès qui a déclenché la première salve d'applaudissement en évoquant la nécessité d'un « Etat fort »....

 MS

    La musique plein les yeux ˝ - Louis Roquin au petit Temple de Lasalle

  Avez-vous déjà entendu avec vos yeux ? Avez-vous vu avec vos oreilles ? Vous avez pu vivre cette expérience troublante, si, cet été, vous avez visité l'exposition de Louis Roquin qui s'est déroulée du 15 juillet au 13 août à la galerie du Petit Temple, sous les auspices d'Elisabeth Gérony.

 Le titre complet de l'exposition l'indique : « Cent tableaux d'une exposition – Musique à voir ». Encore un truc original, me direz-vous ? Non pas du tout. Il s'agit d'une œuvre qui s'inscrit dans une profonde tradition culturelle. En ces temps où beaucoup tirent leurs revolvers, leurs ceintures d'explosifs, ou leurs camions rien qu'en entendant ce mot « culture », cela fait du bien de savoir qu'elle existe toujours, d'avoir la certitude qu'aucune arme, même massive, ne pourra jamais la détruire, tant qu'il restera un brin d'humanité sur cette terre.

 Michèle Métail, poète et grande spécialiste de la poésie chinoise, l'a indiqué dans le détail en présentant l'exposition. Il existe une tradition dont l'origine moderne remonte au célèbre musicien russe Moussorgski. Celui-ci composa des œuvres pour piano en s'inspirant de multiples dessins ou aquarelles. Cette tradition s'est enrichie : les noms les plus célèbres restent Maurice Ravel, le peintre Wassily Kandinsky ou le groupe rock Emerson, Lake et Palmer au début des années 70.

 On pourrait ajouter que cette tradition prend racine dans un passé beaucoup plus lointain. C'était le bon temps où Aristote parlait de la « mimesis », c'est-à-dire de « l'imitation (ou représentation) créatrice » commune à tous les arts, selon la traduction qu'en a fait le philosophe Paul Ricœur (« Temps et récit »).

 Cet enracinement du travail de Louis Roquin s'exprime aussi dans la méthode choisie pour composer ses œuvres. L'artiste s'est transformé en chineur pour récupérer dans les greniers et les brocantes des peintures délaissées, des morceaux de vie abandonnés. Il les a fait revivre en les faisant dialoguer, et même chanter avec ses partitions. « L'installation est ici conçue comme un ensemble avec des renvois, des échos. Une suite de tableaux reliés entre eux par la musique qui devient une grille de lecture de l'image » nous dit Michèle Métail. Et cet ensemble s'exprime jusque dans le nombre de tableaux présentés. Le chiffre cent symbolise, dans toutes les traditions, la partie remarquable d'un tout (voir Dictionnaire des symboles – Jean Chevalier-Alain Gheerbrant). La poésie persane parlera d'une femme aux cent cheveux pour lui trouver toutes les qualités. Les chinois parlent des « cent fleurs » pour célébrer une bonne doctrine, la 19e lettre de l'alphabet hébraïque Qouf possède la valeur numérique 100 et symbolise notamment le passage de la position couchée à la position debout.

 Louis Roquin a fait véritablement œuvre de création en imaginant avec une grande rigueur un monde qui lui appartient sans ignorer le nôtre.

 Gérard Feldman

 

  Hameau « écologique » de `Vabres

 Acheter ou construire une maison est l'une des « aventures » des temps modernes. Le faire dans un « collectif » avec la volonté d'avoir un équipement et un mode de vie écologique n'est pas encore si fréquent. C'est pourquoi Le Grillon s'est intéressé à la démarche des membres du « hameau écologique » de Vabres. Avant que le projet ne prenne forme les 11 ha de terrain étaient la propriété d'un promoteur qui souhaitait y construire un village de vacances susceptible d'accueillir de 800 à 2000 personnes... Difficile de l'imaginer aujourd'hui, mais il semble que ce projet ait véritablement existé à une autre époque, un autre siècle, le précédent...

 

Avant de prendre forme, l'idée du hameau a d'abord émergé dans un cerveau, celui d'Alexis Abbou. C'est lui qui a réuni parmi ses copains et amis, les premiers membres du collectif, six couples au départ, qui allaient plancher pendant près de deux ans, à raison d'une fois par semaine, pour mettre au point le projet. L'idée de départ répondait à un questionnement social : comment des gens pas très fortunés pouvaient arriver à construire sur la commune de Vabres ? La réponse a été de partager le prix d' un terrain en six et de pratiquer autant que possible l'auto-construction en apprenant au fur et à mesure auprès de ceux qui avaient déjà fait, ou bien dans les livres et les revues, et de s'entraider si besoin, même s'il n'y a pas eu véritablement de chantier collectif. Au final le terrain a coûté 60 000 € par famille (constructible, viabilisé, et frais de notaire compris). Ensuite le coût de la construction a été très variable selon qu'il y a beaucoup, un peu ou pas d'auto-construction. Actuellement tous les lots sont attribués, plusieurs maisons sont encore en chantier et d'autres pas encore commencées : les propriétaires habitent des yourtes. Alexis occupe sa maison depuis 4 ans, après 4 ans de chantier, et 3 ans de démarches préalables...

 Le Grillon : Pourquoi un temps de gestation si long ?

Alexis Abbou : Un an et demi pour la mise à jour du POS, la rédaction du règlement d'urbanisme, avant même de pouvoir finaliser le compromis de vente, mais au total il a fallu trois ans de démarches. Le règlement du lotissement a été négocié collectivement pour donner une cohérence au projet : 

 - pas de goudronnage des chemins,

 - pas d'éclairage public,

 - pas de limites entre les parcelles,

 Rien de tout cela n'était conforme aux règlements généraux...

 Heureusement le responsable de la DDE (de l'époque), très à cheval sur le règlement, était aussi très rigoureux et à l'écoute : grâce à lui la démarche a été efficace et le dossier solide. La phyto-épuration collective, à elle seule, a été une aventure : elle n'était pas autorisée dans le Gard à l'époque ! Il fallait une dérogation de DDASS (Direction départementale de l'action sanitaire et sociale). Heureusement ce fonctionnaire a eu l'idée d'en faire un projet pilote du département !

 Le Grillon : Qu'y a-t-il d'écologique ici ?

 la suite dans le Grillon papier de novembre/décembre 2016

 Propos recueillis par Michelle Sabatier auprès d'Alexis Abbou.

 

En grandes pompes !

 Et oui, sans être ni pompeuse ni pompante, cette inauguration de nos nouvelles pompes le fut en grandes pompes !!!

 Rappelons pour mémoire qu’une belle solidarité s’est mise en place assez spontanément lorsqu’il a fallu rassembler des fonds pour faire face aux indispensables investissements nécessaires à la survie de la station-service de Lasalle. A l’initiative de quelques leaders, d’Alain Penchinat à Nicole Daumet, en passant par François Lestringant ou Alain Chevallier, et d’autres encore, une SARL s’est constituée rassemblant aujourd’hui plus de 40 associés. Super Lasalle, car c’est son joli nom, dispose ainsi d’un capital de 75 000 euros qu’elle a aussitôt investi dans la rénovation des pompes et l’apport de nouvelles cuves. Après un mois de fonctionnement l’inauguration a eu lieu le 7 août dernier en présence du maire de Lasalle, du Président de la communauté de communes et d’un large public heureux d’être présent.

 Dans un premier temps Alain Penchinat a présenté en mairie les comptes de la société : disposant d’un total de ressources de 165 000 euros (75 000 € de capitaux propres, 75 000 € d’emprunt et 15 000€ de subvention de la communauté de communes « Causses Aigoual Cévennes, Terres solidaires ») Super Lasalle a pu financer la rénovation de la station pour un montant de l’ordre de 130 000 euros hors taxes. Le fonctionnement sur le mois de juillet s’est avéré supérieur aux estimations initiales et le compte d’exploitation prévoit un chiffre d’affaires de 325 000 euros en année pleine pour équilibrer l’opération, chiffre a priori réaliste si l’on en croit les comparaisons établies et le fonctionnement des pompes 7 jours sur 7 et 365 jours par an. 

 Puis à 18h tout le monde s’est retrouvé à la station pour écouter Alain Penchinat et Nicole Daumet rappeler tout le bien fondé de la société, puis Henri de Latour, maire, et Martin Delord, conseiller départemental et président de la communauté de communes la bien nommée « Terres solidaires » pour dire tout le soutien qu’ils apportaient à cette aventure. Sans oublier Jeannot Costa, le gérant du garage également associé dans l’opération.

 Un emploi à temps partiel a été créé depuis, et tous les matins de la semaine et le vendredi toute la journée, Estelle Nogarède peut aider les clients au paiement par carte ou recevoir un paiement chèque ou espèce, voire en les servant si nécessaire. En août 2016 le chiffre d’affaires s’est avéré 50 % supérieur à celui d’août 2015.

 Bel esprit d’entreprise porteur d’un projet collectif, bel exemple de solidarité associé aux valeurs de nos Cévennes, ne pas renoncer, se battre, croire en ce que l’on entreprend au service de quelque chose qui nous dépasse, bref une belle fin d’après-midi. Rendez-vous l’été prochain pour un premier bilan après une année d’exercice.

 Frédéric Bourguet

 

Remise des prix pour le concours d'écriture

 Vous vous rappelez sans doute que le Grillon a proposé un concours d'écriture sur le thème de l'eau à tous les jeunes qui voulaient bien y participer. Nous avons eu le plaisir de voir les écoles de Soudorgues et de Lasalle relayer l'initiative, et vous avez pu constater le talent des enfants s'exprimer dans notre numéro de septembre. Vous avez vu aussi que certains d'entre eux ont été récompensés par des prix décernés par notre comité de rédaction.

 Ces prix sont revenus aux élèves de l'Ecole de Soudorgues car ils ont accepté de participer individuellement (ou à deux) au concours. La classe de CE1-CE2 de l'école lasalloise de l'an passé a préféré, elle, participer collectivement. Quoiqu'il en soit, toute participation - et quelle qu'en soit la forme - mérite récompense. C'est pourquoi le Comité de rédaction a délégué deux de ses membres pour aller les remettre les 16 et 19 septembre derniers.

 Fredéric Bourguet, le président de notre association et Gérard Feldman ont été très gentiment reçus dans les classes concernées par les enseignants, Emmanuel Senthille, maître de CE2-CM1 à Lasalle et Kareen Charcornas, en charge de la classe unique de Soudorgues, et leurs élèves. Nous avons remis un ouvrage pour la classe de Lasalle « Sous l'eau et sous la terre » et cinq ouvrages pour les cinq prix obtenus à l'école de Soudorgues.

 Ce fut l'occasion de parler avec les enseignants et leurs élèves du concours à venir. De nombreuses propositions ont fusé. Il va falloir choisir. Il n'est pas trop tard pour nous faire part des vôtres : quel sera le thème du concours d'écriture pour l'an prochain ? La réponse sera dans le numéro de janvier... J'espère que cela n'empêchera personne de dormir jusque-là !

 Gérard Feldman

   

Petit mémo à l’intention du cycliste lasallois 

 De nombreux cyclistes traversent régulièrement Lasalle, s’arrêtant souvent à la fontaine de l’Amour pour se rafraichir, qu’ils s’apprêtent à monter au Mercou ou qu’ils en descendent. Lasalle constitue une porte d’entrée vers les hautes vallées cévenoles. Mais on peut aussi partir de Lasalle ou y terminer son circuit. Et tout cycliste comprend vite que la plupart des chemins qui mènent à Lasalle - ou qui en repartent - impliquent un petit effort pour franchir de petits cols ou, a minima, quelques pentes prolongées. Autrement dit, il faut mériter le voyage, mais cela en vaut la peine!  

 Essayons d’abord de quitter Lasalle en vélo :

 - Le plus facile est de partir vers Thoiras. De la sortie de Lasalle en direction d’Anduze, il y a huit kilomètres jusqu’à l’embranchement de la route vers Saint-Jean-du-Gard et Anduze, avec deux descentes d’environ un kilomètre à la sortie de Lasalle vers Calviac puis à hauteur de Thoiras.

 - Les autres sorties imposent des montées courtes mais parfois raides :

                   en prenant la direction de Saint-Hippolyte-du-Fort, le Rédarès est le col le plus « roulant » : 2,2 km depuis le début de la montée avant le premier virage - en un temps d’environ 11 mn pour des cyclistes aptes à affronter les parcours cités mais sans véritable entrainement.

                    Aller directement à Colognac depuis le Pont de Fer impose une ascension plutôt raide sur 5,5 km pour environ 32 mn.

                      Il est aussi possible de rejoindre Colognac via le Rédarès avec 5 km entre ce dernier et Colognac. Compter 23 mn sur ce tronçon.

                      Pour rejoindre directement la route des hautes Cévennes il y a deux possibilités : aller à Saint Jean du Gard via la route de Sainte-Croix-de-Caderle: 4,3 km jusqu’au col sous Sainte-Croix pour environ 28 mn avec un départ un peu raide. Ou bien « faire » le Mercou soit 4,9 km dont les deux derniers après les Hors sont plus exigeants, pour environ 30 mn au total.

 

  Reste maintenant à revenir à Lasalle. 

 -    Encore une fois, le plus aisé sera de passer par Thoiras avec un parcours de 30 mn environ ponctué de deux  grimpettes d’environ 1 km au début puis à l’arrivée sur Lasalle.

 -    Le retour depuis  Saint-Hippolyte-du-Fort implique l’ascension du Rédarès, soit 8,3 km pour environ 32 mn, les 3 derniers km étant les plus pentus.

 -    Depuis Saint-Jean, on peut remonter vers Sainte-Croix-de-Caderle soit 11,7 km avec 7 km de montée initiale pour environ 55 mn au total.

 -     Enfin le retour via le Mercou depuis l’Estréchure représente 7,2 km avec deux tronçons plus raides au début et avant le col. Compter environ 35 mn.

 Bonne route amis cyclistes, à vos chronos! Et quelle récompense après les cols que de se laisser aller dans les descentes, en admirant les paysages ! 

 Alain Thomas

 

Inauguration de la Maison de santé de Lasalle

  Le 8 juin dernier un événement important s’est tenu sur la commune de Lasalle, et nous ne pouvions pas ne pas nous en faire l’écho : l’inauguration de la maison de santé pluri-professionnelle. Cet établissement, dont nous avons déjà raconté l’histoire, fonctionne désormais à plein : médecins, kinés, infirmiers, psychologues, diététiciens, …… toute cette équipe travaille ensemble autour du projet de santé qui a été élaboré pour offrir aux patients la meilleure qualité de soins possible. Au-delà, c’est bien la continuité du soin qui est assurée sur le territoire et qui constitue l’un des enjeux majeurs d’un tel équipement.

 Pour saluer cette réalisation, du beau monde se pressait à la tribune : nos élus municipaux bien sûr, les conseillers départementaux du nouveau et vaste canton, le député, et jusqu’au Préfet du Gard et à la Directrice de l’agence régionale de santé (ARS). Quand on sait que le territoire de compétence de cette  dernière court d’Agen à Pont Saint Esprit et de Foix à Mende, on mesure à travers cette reconnaissance l’intérêt public de cette opération qui avait déjà été anticipée quelques années auparavant mais sans suite concrète. Et c’est un hommage unanime qui a été rendu à Irène Lafont et à toute son équipe, qui se sont dépensés sans compter pour mener à bien ce projet en lien avec la municipalité.

 Oui, un bon moment et un temps fort pour notre commune.

 FB 

  

La Fête de la Châtaigne, 20 ans déjà !

 Le premier novembre prochain, la Fête de la Châtaigne connaîtra sa vingtième édition. A cette occasion, le Grillon a rencontré Odile Vecciani et Philippe Alverde, régisseurs municipaux, très investis, comme on peut l’imaginer, dans la préparation de cette manifestation :

  Le Grillon : 20 ans déjà que Lasalle peut s’enorgueillir de la fête de la châtaigne. Cette manifestation a dû beaucoup évoluer depuis ses débuts ?

 OV et PA : oui, bien sûr : au début, les stands- en nombre limité – se tenaient à l’entrée du village, à hauteur de l’ancienne coopérative castanéicole, ce qui était logique puisqu’il s’agissait précisément d’une initiative des castanéiculteurs, même si quelques autres petits producteurs locaux étaient de la fête. Depuis lors, cette manifestation- dont l’organisation est désormais placée sous l’égide de la mairie - n’a cessé de prendre de l’ampleur. Géographiquement, son centre névralgique s’est déplacé vers le centre du village, sur la place et dans les espaces environnants ; elle accueille de très nombreux stands et animations : la châtaigne y reste bien sûr la reine de la fête mais bien d’autre produits et métiers de notre région y sont représentés ; car - et c’est bien là le plus important- depuis ses débuts, l’esprit de cette manifestation est toujours resté le même : faire connaître et valoriser les savoir-faire locaux en Cévennes, et c’est d’ailleurs ce qui en fait le succès !

 Le Grillon : un gros travail et une lourde responsabilité, sûrement, que l’organisation d’une telle manifestation ?

 OV et PA: on peut dire qu’entre la première réunion préparatoire, en janvier, et le bilan effectué au terme de cette journée en novembre, c’est un travail qui s’étale sur presque toute l’année. Une organisation très structurée autour d’un comité de pilotage réunissant producteurs, agriculteurs, artisans, élus, représentants d’associations. Une attention toute particulière portée également à la campagne de communication  (affichage sur tout le département, couverture par la presse locale en particulier) ; un budget serré enfin : si nous comptons sur le soutien de la mairie, du Conseil départemental, de la Région et du Parc National, il a également été décidé, cette année, de lancer une tombola dont les recettes permettront d’assurer un plus large éventail d’animations.

 Le Grillon : alors, précisément, quoi d’original pour cette vingtième édition ?

 OV et PA: Pour nos producteurs de châtaignes, tout d’abord, un espoir : que 2016 voie l’aboutissement de plusieurs années d’efforts en vue de l’obtention de l’AOP (appellation d’origine protégée) : il en sera beaucoup question durant cette journée !

 D’ailleurs, pour cette vingtième édition, nous aurons les honneurs des radios locales : France Bleue Gard Lozère et Radio Escapades, dont le plateau sera installé dans la cour de l’école, s’associeront pour couvrir largement l’évènement et assureront, tout au long de la journée, l’animation de tables rondes autour d’experts et de personnalités sur le thème général de  « l’adaptation de l’homme au paysage cévenol ».

 Et puis pas moins de 90 stands, une exposition sur la châtaigneraie cévenole, de nombreuses animations pour grands et petits - avec même un « sculpteur à la tronçonneuse » et un « échassier » accompagnant un démonstrateur de chiens au troupeau -, des balades accompagnées, de quoi se régaler sur les différents espaces de restauration… Bref, de quoi passer une super journée en  famille!                                                                                                                                         

 Propos recueillis par Luc Meilhac et Sophie Thomas-Roubine

 

   

Festival du film documentaire - 15ème édition

Et oui, 15 ans déjà que le festival anime et remplit chaque année notre village au mois de mai. Il a pris un tel essor qu’il s’appelle aujourd’hui Doc-Cévennes, dénomination qui témoigne de son rayonnement plus large : en effet, au-delà de Lasalle, ce sont six autres communes cévenoles, et pas des moindres vu leur taille, ou ce qu’elles représentent dans l’histoire des Cévennes (Ganges, Le Vigan, Pont de Montvert, Florac, Vialas, Valleraugue) qui accueilleront le festival. Mais Lasalle reste le point fort et le cœur de la manifestation qui s’installera dans le village dès la soirée du 4 mai puis les 5, 6 et 7 mai pour 3 jours d’échanges, de débats et de rencontres autour d’une programmation riche d’une cinquantaine de films diffusés.

Le festival c’est d’abord une association et un conseil d’administration d’une quinzaine de bénévoles qui portent la manifestation tout au long de l’année et autour desquels s’agrègent une cinquantaine d’autres bénévoles pour assurer l’organisation et la logistique d’un tel événement.

 

" Un vrai gros boulot, mais un formidable travail d’équipe " nous dit Michèle Moens, présidente de l’association depuis 2014 et qui s’investit fortement dans l‘histoire. Elle raconte aussi son étonnement, à son arrivée, de découvrir tout le temps et l’énergie qu’il faut consacrer à la recherche de financements, le montage des dossiers, la sollicitation de sponsors ou donateurs ; par exemple, en janvier dernier, l’association a organisé une grande réception en invitant une trentaine de mécènes ou financeurs en leur présentant la charte de partenariat par laquelle chacun s’engage à soutenir un mouvement pluriel, de dialogue et de dynamisation des énergies locales.

la suite dans le grillon papier de mai / juin 2016

Fred Bourguet

 

 

 Le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de Lasalle

 

Le CCAS est un établissement public administratif communal, à caractère obligatoire. Il jouit d’une autonomie juridique et financière. Ses recettes proviennent principalement d’une subvention municipale. Il est géré par un conseil d'administration, qui détermine les orientations et les priorités de la politique sociale de la commune. Présidé par le Maire, le CCAS de Lasalle comprend six délégués du conseil municipal et six membres nommés par celui-ci, représentant des personnalités publiques et/ou des représentants d’associations locales.

Les CCAS peuvent intervenir suivant plusieurs axes :

          -  Aide et accompagnement des personnes,

          -  Aide alimentaire,

        -  Aides aux familles en difficulté,

          -  Aide aux personnes âgées,

          -  Aide aux personnes isolées,

          -  Lutte contre les exclusions,

          -  Orientation et conseil.

           A Lasalle, le CCAS a formé une commission sociale pour l’exercice de ces activités. Elle est une émanation du CCAS et est composée de cinq membres. Elle étudie les demandes en se réunissant une fois par mois ; elle peut aussi traiter les situations d’urgence en dehors des commissions sur évaluation d’au moins deux de ses membres

           .L’étude des situations en commission se déroule en présence de l’assistante sociale du département Madame Marinoni. Les sujets à l’ordre du jour peuvent : soit venir de l’assistante sociale qui sollicite l’aide du CCAS, soit du CCAS qui sollicite le Département pour élaborer un plan d’aide. L’aide du CCAS étant subsidiaire, le Département ou la MSA sont systématiquement sollicités pour toutes demandes. 

          la suite dans le Grillon papier de mai / juin 2016

          Michaël Berly

  

 

Un premier constat pour le périscolaire à Lasalle

 

Depuis la rentrée scolaire 2014/2015, la municipalité de Lasalle est organisatrice de l’accueil périscolaire intégrant les temps d’activités induits par la réforme des rythmes scolaires : " La réforme des rythmes scolaires vise à mieux répartir les heures de classe sur la semaine, à alléger la journée de classe et à programmer les enseignements à des moments où la faculté de concentration des élèves est la plus grande. " (Source ministère de l’éducation nationale).

Un comité de pilotage constitué d’élus, d’enseignants, de représentants associatifs, de parents, s’est réuni de nombreuses fois dans l’objectif de proposer un mode d’organisation qui permettait de répondre aux objectifs de cette réforme. Celle-ci n’a soulevé aucun enthousiasme ! Notamment sur la forme. Nous avons toutefois décidé, de faire de notre mieux pour accueillir les enfants de la manière la plus cohérente possible et dans le respect de leur rythme.

" La réforme des rythmes scolaires doit conduire à mieux répartir les heures de classe sur la semaine, à alléger la journée de classe et à programmer les séquences d’enseignement à des moments où la faculté de concentration des élèves est la plus grande ". (Ministère de l’éducation nationale). Il est une affaire entendue que ces temps sont dispensés par les enseignants et qu’il n’appartient pas aux acteurs de l’accueil périscolaire d’intervenir. Reste qu’un allègement de la journée, ou une autre répartition hebdomadaire, a des incidences sur l’organisation et la prise en charge des enfants hors temps scolaire.

la suite dans le Grillon papier de mai / juin 2016

Marie Jo Fuster

 

 

Qu’est-ce qu’un Fablab et à quoi cela sert?

 

Un Fablab (LABoratoire de FABrication) est avant tout un lieu d’échange et un atelier de fabrication numérique, où chacun peut imaginer, concevoir, et réaliser, rapidement et à la demande, des biens de nature variée : dispositifs techniques, scientifiques, éducatifs, industriels, artistiques...

Un Fablab est donc équipé d’une gamme de machines polyvalentes contrôlées par ordinateur, qui permettent de travailler à différentes échelles et à partir de différents matériaux, et aussi de dessiner en trois dimensions chaque pièce et sous-ensemble et de vérifier ce qui va marcher, ou pas, avant même d’avoir coupé, scié ou percé quelque matériau que ce soit. Cette structure collaborative du futur est ouverte à tous, du novice à l’expert, du jeune au retraité, et construit un lien sociétal transversal visant à remettre l’individu en capacité de créer plutôt que de consommer..

Ce lien va mettre en rapport tous ceux, individus, institutions, collectivités, entreprises locales, chômeurs, qui cherchent à se joindre à un projet...

 

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André Teissier du Cros

 

la suite dans le Grillon papier de mars/avril 2016

 

 

 Super Lasalle : ça continue….

 

Après le succès obtenu par le projet de rénovation des pompes à carburant de Lasalle, les événements se bousculent. La SARL Super Lasalle a été constituée avec un capital de 75 000 euros et la Société est officiellement née au Tribunal de Commerce le 18 janvier 2016, avec une espérance de vie de 50 ans. La Société ISAL a été retenue pour démonter les anciennes pompes et en installer des modernes et aux normes. Le budget reste dans la fourchette prévue de 170 à 200 000 euros, et le capital sera complété par un crédit et des subventions (si elles sont accordées !)

 

Le fournisseur prévoit un délai de six semaines pour le démontage et le remontage, planning qui doit s'intégrer dans un ensemble de travaux plus larges. En effet le propriétaire du garage, avec l'accord du garagiste Jeannot Costa, a souhaité aplanir la totalité de son terrain pour y construire un local supplémentaire et ainsi agrandir le garage. Les terrassements se sont déroulés en décembre, perturbés par les intempéries, et non sans créer quelques désagréments pour les voisins.

 

Lorsque le nouveau local, destiné à recevoir l'activité de carrosserie, sera terminé, le propriétaire récupérera la moitié de la nouvelle aire pour réaliser d'autres projets. C'est à ce moment-là qu'il sera possible d'intervenir sur les pompes, tout en coordonnant les travaux avec le maçon, l'électricien, ERDF, France Télécom et la Direction des Routes…tout en permettant à Jeannot Costa de continuer à travailler. Ceci sans oublier le notaire et la rédaction des nouveaux baux. Les gérants de Super Lasalle sont optimistes et prévoient de pouvoir distribuer du carburant avec les nouvelles pompes pour le Festival du film documentaire à l'Ascension (début mai).

 

Alain Chevallier

 

 

 

 Les ateliers Varan à Lasalle

 

 Sans doute certains d’entre vous ont pu apercevoir à Lasalle ou alentours quelques scènes de tournage, une personne caméra en main accompagnée d’un preneur de son pour une interview, une prise d’images, un repérage ...

 

Effectivement, pendant 2 mois, 8 étudiants en master pro « réalisation films documentaires de création » ont sillonné notre région pour assurer la partie pratique de leur formation dispensée par les ateliers Varan. Créés en 1981 par le cinéaste Jean Rouch, les ateliers Varan, basés à Paris, assurent les formations au cinéma documentaire avec pour principe de base l’enseignement par la pratique. « C’est en réalisant son film que chaque stagiaire s’initie à l’écriture cinématographique, à la prise de vue, à la prise de son, à la réalisation et au montage ».

 

Être acteur à tous les stades de fabrication du film c’est aussi une pédagogie basée sur le partage collectif, chaque stagiaire participant au travail de son collègue et l’ensemble du groupe évaluant aux côtés des formateurs, exclusivement professionnels du cinéma, la production de chacun.

 

 Une formation dont ont pu bénéficier huit stagiaires issus d’horizons divers (étudiants en fin de cycle, salariés en reconversion...) et qui se sont attelés à produire «  leur » documentaire, la thématique générale retenue étant le terme « résistances ». Et chacun a défini son sujet, l’un traitant d’agriculteurs locaux soucieux d’authenticité et de qualité, l’autre évoquant un lieu de vie pour autistes basé sur le « vivre avec », un troisième s’intéressant à une entreprise coopérative et l’insertion d’un jeune apprenti ; autant de scènes de vie analysées, interrogées, filmées. Une expérience unique qui a donné lieu le 20 février à la présentation publique de ces courts métrages à la Filature du pont de fer.

 

Cette belle aventure a pu se dérouler à Lasalle grâce à la volonté de la commune qui a passé convention avec la Faculté des lettres de Montpellier, les ateliers Varan et la Région, cette dernière en assurant le financement. Des occasions d’échanges et de découvertes, des rencontres, une animation au cœur de l’hiver, oui une belle aventure dont nous devrions  encore profiter pendant trois ans si les financements sont au rendez-vous.

 

Frédéric Bourguet

 

 

 

Réfugiés en Cévennes

 

Début septembre, le maire du Vigan, Eric Doulcier, commentait l'accueil des réfugiés de Syrie au Vigan sur : http://www.radioescapades.org/

 

" C'est un véritable exode tel qu'on en a connu dans l'histoire... Mettre en avant les valeurs de la République qui ne sont jamais vraiment acquises ni la liberté, ni l'égalité, ni la fraternité ne vont vraiment de soi... On a la République à la bouche toutes les cinq minutes mais quand il s'agit de la mettre en œuvre... Si on n'a pas ce discours, pour ceux qui sont en responsabilité politique, s'ils ne sont pas là pour donner du sens, ils ne seront plus légitimes pour parler de République. Il y a une grande responsabilité pour donner du sens. J'entends qu'on ne peut pas recevoir toute la misère du monde... évidemment c'est un problème européen et les gens qui arrivent seront peut-être un jour citoyens de l'Europe. Donnons du sens à nos valeurs.

 

Je n'en veux pas aux gens qui sont dans l'inquiétude. Il faut leur apprendre. Les valeurs ne vont jamais vraiment de soi, il faut les nourrir sans arrêt. Je suis plus critique par rapport aux élites qui savent et qui ne bougent pas. C'est à nos responsables de donner du sens et de la vie à l'Histoire.

 

Le Vigan n'est pas une ville riche mais ils ne sont pas invités à partager nos richesses mais à partager nos valeurs, de la sécurité, un toit... L'histoire de France est faite de ces mouvements migratoires porteurs de richesse. J'espère que la France prendra sa part, complète et généreuse, comme elle peut l'être, de cette histoire-là. "

la suite dans le Grillon papier de janvier / février 2016

 

Michelle Sabatier et Michaël BERLY

 

Un sérigraphe ouvre ses portes à Lasalle

 

 C’est dans le courant de l’été  2015 qu’une nouvelle devanture s’est ouverte au 40 rue de la baraque à Lasalle, « Sérigraphie ». Nous avons voulu en savoir un peu plus et avons rencontré Paul Bihannic.

 

 

 

Le Grillon : bonjour Paul, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

 

Paul : Oui, j’arrive de Sainte Croix Vallée Française, où j’exerçais le métier de sérigraphe depuis plusieurs années. J’avais envie de changer de lieu, rester en Cévennes mais être moins isolé,  et comme j’avais des amis sur Lasalle je suis arrivé ici dans le courant de l’été dernier.

 

Le Grillon : Comment devient-on sérigraphe ?

 

Paul : En général il faut suivre une formation technique via Les Beaux-Arts. Personnellement je me suis formé sur le tas et je m’intéresse à tout ce qui tourne autour de l’impression.

 

Le Grillon : Alors justement, c’est quoi la sérigraphie ?

 

Paul : c’est une technique d’impression, artisanale dans mon cas mais aussi industrielle, qui s’adapte à tout type de support et tout type de format, à la différence du numérique. Moi je travaille surtout sur le textile (impression de tee-shirts…) et le papier (affiche, flyer, brochure, pochette de disque, petit livre). La sérigraphie est intéressante par la place laissée à la créativité, la possibilité de concevoir des formes ou des dessins originaux. J’aime aussi la qualité des encres que l’on utilise, qui sont plus pétillantes que dans les autres systèmes d’impression.

 

Le Grillon : Comment ça se passe en terme de prix et de marchés ?

 

Paul : Le prix d’une impression en sérigraphie est bien souvent inférieur à celui du numérique. Par exemple j’imprime sur papier jusqu’au format A2 pour un euro la feuille. Pour du textile c’est 2 euros pour un teeshirt. Pour les travaux spéciaux c’est à définir ensemble. L’avantage de la sérigraphie est aussi que l’on a beaucoup de souplesse, on peut travailler sur des petites quantités et personnaliser le produit à la demande. Ce qui me plait aussi c’est que les gens viennent imprimer avec moi, qu’ils participent activement au projet s’ils ont envie.

 

Le Grillon : Avez-vous déjà obtenu des commandes depuis votre nouveau lieu d’exercice ?

 

Paul : Oui bien sûr, des commandes de particuliers pour des étiquettes, des cartes de visite, des commandes d’association aussi pour des affiches. J’organise également des stages d’initiation à la sérigraphie. Je me sens bien accueilli à Lasalle et j’espère progressivement augmenter mon activité.

 

Le  Grillon : merci Paul pour cette première prise de contact, bonne chance et à bientôt.

 

 

 

Fred Bouguet

 

 

 

 Du safran dans nos Cévennes

 

Le saviez-vous, le safran, cette plante rare qui se cultive essentiellement en Iran et en Grèce, est aussi cultivée chez nous, là à deux pas, à Colognac ! Antoine Menviel répond à nos questions.

 

Grillon : Bonjour Antoine, pourquoi la culture du safran ?

 

Antoine Menviel : Au sortir de mes études avec un master en géographie en poche, je me suis réorienté vers l’agriculture qui me plaisait depuis toujours. Suite à de nombreuses recherches j’ai choisi de cultiver du safran, plante mystérieuse par excellence. L’oignon doux des Cévennes étant déjà largement exploité, et la production de safran très confidentielle en France, et notamment dans notre région, je me suis dit « pourquoi pas tenter ma chance » !

 

Grillon : Comment ça s’est passé ?

 

Antoine Menviel : J’ai commencé à préparer mon terrain, environ 700 m2, et le protéger des intrusions d’animaux, sangliers, chevreuils, rongeurs, un gros travail au départ. Puis j’ai installé mes premiers plants en 2010 : 2000 bulbes plantés à 30 cm de profondeur, sachant que les bulbes se démultiplient au fil du temps. J’en ai replanté 5000 en 2011 et 2000 de plus en 2012, ce qui fait déjà un investissement non négligeable, un bulbe coûtant environ un euro. Le terrain nécessite un entretien régulier (désherbage, aération des sols...) que j’effectue sans aucun intrant chimique, avec seulement un peu de fumier naturel de temps en temps.

 

Grillon : Comment se passe la récolte ?

la suite dans le Grillon papier de janvier / février 2016

 

Fred Bourguet

 

 

  

 

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Traits d'esprit : caricatures et religions

 

Le TGTDL (Très grand temple de Lasalle) a accueilli au mois d'août une exposition d'une centaine de dessins fournis par vingt-trois caricaturistes de presse : Cabu, Charb, Geluck, Luz, Mix & Remix, Molina, Piem, Plantu, Tignous, etc. Cette exposition était le fruit de la collaboration entre l'Institut de théologie protestante et l'Atelier protestant (éthique et société), relayés sur place par l'Eglise protestante unie (EPU). Si l'ampleur de l'espace offert noyait un peu la force des caricatures en délayant leur impact dans un parcours hasardeux, l'exposition n'en a pas moins connu un succès certain par le nombre des visiteurs (1100 environ), et par la durée exceptionnelle des visites qui témoignait de la réflexion suscitée...

Pourquoi « caricatures et théologie » ?

Les concepteurs l'ont explicité : « Alors que la religion rend souvent constipé, les blagues de curés, les histoires juives, les vannes protestantes, les jeux de clowns des cérémonies hopi, les aventures de Nasr Edin Hodja [1] appartiennent à un genre florissant ». Si la religion et la caricature, l'histoire drôle, la « blague », se côtoient souvent, il est pourtant plus rare que cette proximité soit le fruit d'une autodérision. C'est souvent « l'autre » qu'on caricature mais quand l'humour s'en mêle et qu'il y a un effet d'autocritique, l'exercice prend un ton tout à fait différent.

Que nous dit le pasteur dessinateur Jean-Pierre Molina avec son « Le statut du croire, alors là je sèche » proféré par un crucifié effectivement décharné ? Peut-être l'étrangeté d'une préoccupation intellectuelle d'aujourd'hui à côté de l'impact reçu par les contemporains de la crucifixion ? Ce serait comme « J'aime beaucoup ce que vous faites » devant un Christ portant sa croix comme une performance artistique. Mais c'est aussi la signature de la distance incommensurable entre les représentations intimes d'un croyant convaincu et la manière dont un athée ou un agnostique peuvent appréhender les mêmes « traits d'esprit » sur la religion. L'un se trouvant « dedans » et l'autre « dehors ».

Peut-on rire de tout ?

« Pas de limite à l’humour qui est au service de la liberté d’expression, car, là où l’humour s’arrête, bien souvent, la place est laissée à la censure ou à l’autocensure. Ni les religions et leurs intégristes, ni les idéologies et leurs militants, ni les bien-pensants et leurs préjugés ne doivent pouvoir entraver le droit à lacaricature, fût-elle excessive » écrivait Cabu en 2012.

L'un des concepteurs de l'exposition, Franck Lefebvre-Billiez, nous dit : « Le protestantisme a en propre la désacralisation des lieux, des temps, des personnes, des institutions, des idées et même des images de Dieu » et c'est ce dont témoigne l'exposition. Mais que reste-t-il de la religion si la notion de « sacré » disparaît ? Le sacré c'est ce qui est séparé. Le profane est au contraire à notre portée. Selon Rudolf Otto, théologien luthérien, trois éléments définissent le religieux : « La distinction entre le sacré et le profane, les rites et les croyances ». Mais ce n'est pas tant le sacré qui disparaît dans la religion protestante que son assignation à un lieu donné, le temple. « Il nous faut garder de les estimer (les temples) propres habitacles particuliers de Dieu (comme on a fait par longues années) et dont nostre rigueur nous preste l'aureille de plus près ; ou que nous leur attribuyons quelque sancteté secrète, laquelle rende nostre oraison meilleure devant Dieu. Car si nous sommes les vrays temples de Dieu, il faut que nous le priions en nous, si nous le voulons invoquer en son vray temple. » (Calvin, Institution, III, 20, 30). Mais ça ne l'est pas pour toutes les églises protestantes qui affichent une sensibilité devant laquelle : « On ne doit pas rire de Dieu », « On ne doit pas afficher ce genre de dessin à l'intérieur d'un temple qui est une enceinte sacrée ».

Toutefois, pour la plupart des visiteurs de l'exposition, qu'ils soient religieux ou pas, la caricature parle comme une évidence contemporaine comme en témoigne le " Livre d'or " (près de 80 commentaires) :

- « Ca fait sourire, réfléchir, et merci aux organisateurs de cette version " soft " car je craignais le pire » (signé : Pierre).

- « Un formidable exemple d'ouverture d'esprit, d'humour et de tolérance dans un lieu accueillant, surprenant »(signé : illisible, Nantes).

- « La caricature est un mode d'expression qui nous pousse à la réflexion. Qui est l'homme qui tue ça ? " L'humain ". Essayons de rester humain ou de tout faire pour le devenir » (Pat).

 la suite dans le Grillon papier de novembre/décembre 2015

Michelle Sabatier

 

 

                       

Interview de Michel Lafay

Architecte de la Maison de santé

 

Au tout début du projet une étude sur le devenir de la santé (au moins sur la décennie à venir) à Lasalle a été commandée à un bureau d'études par la municipalité en relation avec les professionnels de la santé. L'étude de « besoins » : nombre de patients à traiter, types de soins, surfaces nécessaires, possibilité de mutualisation avec les autres maisons de santé et coordination pour que les dossiers des patients puissent être consultés dans chaque maison (St Jean du Gard, Sauve) etc. Dès lors le projet était en partie déterminé puisque les offres devaient tenir compte de cette demande. Mais la même définition aurait pu aboutir à d'autres réalisations en fonction de la sensibilité, de l'expérience et des dispositions d'esprit de celui qu'on appelle « le maître d'œuvre », c'est-à-dire l'architecte. C'est pourquoi le choix de l'architecte est un acte fondamental.

 

La mairie a défini un programme sur la base des besoins définis et fait un concours sur dossier. L'équipe choisie a proposé une esquisse dans les limites budgétaires du programme : après discussion avec la mairie et les professionnels de santé, et prise en compte des remarques exprimées, le permis de construire a été demandé. Entre le choix de l'équipe et le dépôt du permis il s'est passé un mois ! Les entreprises choisies en fonction de leurs offres sont toutes locales (Nîmes, Alès, Le Vigan...).

 

La forme

Le lieu en gradins était contraignant puisqu'il y avait pharmacie en bas et soins à l'étage. Les formes proposées, du type architecture contemporaine, ont été dessinées en accord avec le paysage, en harmonie avec le Super U en face et en évitant trop de hauteur qui viendrait couper la vue des habitants du lotissement plus haut. Le découpage des volumes permet, malgré la grande surface au sol, d'éviter l'effet « blockhaus », les fenêtres en « petites oreilles », orientées en fonction du soleil, permettent aussi d'éviter les vis-à-vis, le caractère composite des matériaux (bois, enduit, pierre, métal...) participe aussi de l'effet visuel qui amortit l'ampleur des surfaces. L'adaptation à la forme du site réduit aussi les coûts. L'accès se fait à plusieurs niveaux naturellement, par les escaliers et, pour les personnes à mobilité réduite, avec un ascenseur complémentaire.

Il n'y a pas de toit à deux pentes mais un toit-terrasse végétalisé dans le même esprit que les bâtiments voisins : le Super U, qui n'a qu'un bout de toit, et la maison de retraite, dont le toit est presque invisible. Compte-tenu de la forme générale de la maison (un gros carré) un toit venant surélever les volumes existants aurait rehaussé l'ensemble d'un étage et masqué les plans à l'arrière. La végétalisation de la terrasse permettra en outre d'éviter le rejet d'eau direct dans la rue lors des grosses pluies en faisant office d'éponge.

la suite dans le Grillon papiier de novembre/décembre 2015.

 

 

 Michelle Sabatier

              

Du théâtre et de son effet sur le public

 

C'était samedi et dimanche, 15 et 16 août, à la Filature du Pont de fer, à Lasalle. Dans le « Petit bazar de la grande bêtise », on ne chantait pas : « P'tit con d'la dernière averse, vieux cons des neiges d'antan » (Georges Brassens) ... Ce n'est pas la « bêtise » vue de haut mais de côté, de travers, par transparence... Là où on ne s'y attend pas.

 

La « bêtise » est-elle un sujet théâtral ? Josiane Fritz-Pantel ne s'est peut-être pas posé la question quand elle a mis en scène ce collage d'aphorismes, proverbes, propos de comptoir et textes littéraires... Une dizaine de jours de travail collectif ont suffi aux trois comédiens [1], une fois le texte digéré, pour s'approprier cette pièce parfois difficile et des mises en situation peu courantes : comme d'écrire, à trois, un texte simultanément projeté sur un écran et tracé sur un tableau noir, que tous les spectateurs déchiffrent mot à mot, sautant dans le désordre d'une phrase à l'autre avec un grand élan studieux.

 

A la fois farce et réflexion philosophique c'est surtout du théâtre, avec ce caractère si exceptionnel que le théâtre offre : une relation vivante entre le spectateur et la scène, sans autre médiation que la situation, le geste, le ton, l'articulation, le mouvement, le corps, enfin, toute la personne. Le théâtre a cette faculté de traverser l'espace que n'a pas le cinéma, qui reste sagement dans son écran. Il ne demande pas d'effort d'attention soutenue comme la lecture, il ne fait pas résonner le spectateur comme la musique : il l'emporte dans sa dynamique. Enfin quand il y a une dynamique, et c'était le cas ! Et pour ce qui est de l'émotion, qui est son carburant, elle peut faire agir tous ses registres : ce soir-là, c'était le rire !

 

Michelle Sabatier

 

                                                                      

Le « faux procès » du Loup

 

Le 12 septembre, de 9h à 18h, s'est tenu dans la salle du tribunal de Florac, un débat contradictoire sur la question de la présence du Loup. Abondamment médiatisé et retransmis en direct dans plusieurs salles, ce « faux » procès était présidé par un vrai magistrat (le président du tribunal, Marcel Lemonde, a été juge d'instruction, président de la Cour d'appel de Paris) avec de vrais assesseurs, un procureur, un greffier, des avocats de la défense et de la partie civile etc. Il s'est déroulé dans le respect des formes juridiques.

- des témoins qui prêtent serment (Bernard Grelier, José Bové), chaque témoignage s'appuyant sur une véritable expérience personnelle de la question, que ce soit du côté des éleveurs ou de celui de Geneviève Carbone éthologue spécialiste du Loup, mais aussi expérimentée dans l'action pour défendre les troupeaux des attaques,

- un président qui donne la parole, résume et synthétise, pousse les questions au fond pour explorer les pistes d'une meilleure compréhension des faits tout en rappelant les textes de droit qui s'appliquent tant que l'Assemblée nationale ne les modifie pas,

- des avocats, des experts et un public dont la présence attentive laissait transparaître son intérêt pour ce qui pourrait être un véritable débat : le temps suffisant pour aller au fond des choses, l'ordre pour faire entendre les positions adverses, l'exigence de formuler et reformuler les arguments pour approfondir leur contenu vis-à-vis, surtout, de ceux qui soutiennent des convictions sans qu'elles soient forcément fondées sur des faits...

 

Il y a quelques siècles, en France, on jugeait des animaux. A Florac on a expérimenté ce qu'est un vrai débat citoyen.

 

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 Filature Paulhan, un fil à suivre

 

 

Beaucoup de Lasallois s'interrogent sur le devenir de l'ancienne usine Paulhan.

Le projet affiché par son nouveau propriétaire, M. Sébastien Béchard ne serait-il qu'un feu de paille ? La rénovation du bâtiment aura-t-elle vraiment lieu ? Si oui, conservera-t-elle l'harmonie passée d'un lieu, partie intégrante de notre patrimoine ?  Le Grillon, toujours à l'écoute des préoccupations du village, s'est dit que le meilleur moyen de savoir était de s'adresser à l'intéressé lui-même. Il nous a reçu le 21 juillet dernier de manière très sympathique. Il ne demande qu'à s'expliquer sur son action.

Le Grillon : Nous nous étions déjà rencontrés en juillet 2014, vous nous annonciez que le toit serait refait avant la fin de l'année. Pourquoi ce retard ?

Sébastien Béchard : La signature des dossiers avec le notaire a pris beaucoup plus de temps que prévu. Il y a eu six mois de retard. Nous ne pouvions pas attaquer les grands travaux sans avoir signé les actes de propriété indispensables. Ceci dit ne croyez pas que rien n’a bougé ! Si vous saviez les tonnes de gravats que nous avons dégagés vous seriez surpris ; et ce grand nettoyage nous a permis d’être opérationnels au rez-de-chaussée, avec l’installation de l’atelier de ferronnerie, la zone des luminaires et le stockage.

Le Grillon : Et le grand escalier ? Ca crée un émoi dans le village !

la suite dans le Grillon papier de septembre/octobre 2015

propos recueillis par Frédéric Bourguet et Gérard Feldmann

 

 

C'est l'heur (*) de la rentrée à l'école du Colombier.

A Lasalle, comme ailleurs, la rentrée scolaire s'est faite le 1er septembre. Mais avec quelques changements.

Ce qui change

Les effectifs sont en baisse. Le nombre total d'élèves devrait se monter à 133 sans tenir compte – au moment où nous écrivons - des ajustements toujours incontournables, au début de l'année scolaire. Il s'agit d'une baisse car les effectifs tournaient autour de 145 l'an passé. Bonne nouvelle : cette baisse n'est pas suffisante pour provoquer une fermeture de classe. Celles-ci ne seront donc pas surchargées et les élèves n'auront aucune excuse pour ne pas se concentrer sur leur travail.

L'équipe enseignante était restée stable depuis des années. Elle va bouger. Mmes Sandrine de Goër et Maryline Bouisseren (ancienne directrice) vont partir vers d'autres cieux qu'on leur souhaite accueillants. Elles sont remplacées par Nicole Viaux et Charlotte Geoffray. M. Bertrand Molozay travaillera à temps complet.

Ce qui ne change pas

La répartition des classes restera la même que l'an passé. Elles seront à double niveau et se répartiront ainsi :

PS/MS : Camille Léonard à mi-temps + un titulaire départemental (« TD »),

MS/GS : Cécile Benissad + un TD pour la décharge de direction,

(GS) CP : Charlotte Geoffray à ¾ temps + unTD

CE1/CE2 : Bertrand Molozay,

CE2/CM1 : Philippe Beltrando,

CM1/CM2 : Nicole Viaux.

Mme Benissad continuera d'assurer la direction de l'école.

Les chantiers à venir

la suite dans le Grillon papier de septembre/octobre 2015

* Heur (sans "e") : destin favorable...

 

 

Réforme des rythmes scolaires : un an après

Dès 2014 la réforme a été appliquée sur la commune de Lasalle. Les objectifs de cette loi visaient d’abord à offrir de meilleures conditions d’apprentissage, en allégeant l’amplitude horaire journalière, puis à permettre un temps périscolaire de qualité. Avec la semaine de 4 jours, les écoliers français avait le temps scolaire le plus faible des pays de l’OCDE. Aujourd'hui, avec une demi-journée supplémentaire, ils ont 24 heures d’enseignement, réparties sur 5 jours.

A Lasalle, les modalités d'application de la réforme à ont été le fruit de nombreuses rencontres entre élus, enseignants,  personnel éducatif et parents. Elles ont abouti à une nouvelle organisation scolaire ainsi qu’à  l’élaboration d’un Projet Educatif Territorial (PEDT), validé pour une période de trois ans : une demi-journée de classe supplémentaire le mercredi matin, TAP (Temps d’Activités Périscolaires) le mardi et vendredi de 15 h à 16 h 30.

Après une année d'application un premier bilan montre une très forte participation à ces TAP. En effet, si nombre de familles ont exprimé leur opposition à cette réforme, elles ont fait le choix d’y adhérer dans la pratique : plus de 103 enfants (sur 130) ont participé à des activités culturelles, sportives ou de loisirs chaque mardi et vendredi.

Comment la commune s’est elle organisée ?

 

la suite dans le Grillon papier de septembre/octobre 2015

 

 Michaël Berly

 

 

L'école : la quitter ou l’acquitter?

 

Le Val de Salindrenque est le théâtre de diverses tentatives de familles pour quitter l'Ecole Publique. L'Amarante à Colognac (voir encart) se veut une école différente. L'école des bois à Sainte Croix de Caderle regroupe surtout des familles qui s'organisent dans la perspective d'assurer elles-mêmes l'éducation et l'instruction de leurs enfants.. Il semble que cette fuite hors les murs des écoles publiques prennent des proportions inédites. Le Grillon s'interroge. Pourquoi tous ces gens se cassent-ils la tête à tout improviser alors qu'ils ont des locaux, des enseignants, du matériel... tous frais payés par la République, c'est-à-dire par nos impôts ? Que demande le peuple ?

Pour le savoir, cela relève du véritable journalisme d'investigation. Je suis donc parti sur le terrain et là j'ai découvert que l'école publique n'allait pas très bien : 15% des élèves sont en grande difficulté au sortir de l’enseignement primaire et 27% à la sortie de la troisième (source : Education nationale). C’est même le double, voire le triple, dans les quartiers défavorisés.

Les enseignants se désespèrent face à des comportements d'enfants ou de parents qui leur paraissent inadaptés au cadre scolaire... Ils souffrent d'une réelle déconsidération sociale au point que, selon un sondage de la Varkey GEMS Foundation, sur la perception du métier d'enseignant à travers le monde, les français, avec les américains et les japonais, pensent, en majorité, que les enseignants devraient être moins payés ! Pas de quoi leur remonter le moral !!! Est-ce cela qui fait fuir les familles de l'école ? Pas vraiment. Elles pourraient au contraire proposer des améliorations, remonter le moral de ces pauvres profs... Mais non, ce n'est pas non plus leur tasse de thé.

Alors je me suis intéressé au vécu scolaire des enfants. Et vous ? Et vos enfants ? Comment ça va ? 

 

la suite dans le Grillon papier de septembre/octobre 2015

 

Gérard Feldmann

 

 

Lasalle veut garder ses pompes !

 

Les pompes de carburant n'échappent pas à la vague des mises aux normes. Depuis plusieurs années, de nouvelles règles sont en vigueur pour les cuves et les pompes. Mais la date limite de mise en conformité était régulièrement repoussée… jusqu'à ce qu'elle soit définitivement fixée au 31 décembre 2015.

Jeannot Costa, le gérant du garage "Lasalle Auto Rétro", récemment installé, n'étant pas en mesure de supporter le coût des mises aux normes, notre village risquait de perdre ses pompes à carburant, ce qui aurait été fort préjudiciable pour le commerce local et l'activité touristique.

Sous l'impulsion du maire Henri de Latour, de Nicole Daumet et Alain Penchinat ainsi que de Frédéric Donnedieu de Vabres, François Lestringant et Alain Chevallier, le projet de la SARL "Super Lasalle" a été lancé. Cette société installerait, sur le terre-plein du garage, de nouvelles pompes dont elle serait propriétaire. Jeannot Costa en assurerait la surveillance.

L'objectif est d'avoir des pompes fonctionnant par carte 24 h/24 h et 7 jours sur 7, avec un prix de vente proche de celui des grandes surfaces voisines (écart maximum de 5 centimes).

Le montant du projet s'élève à 160 000 euros ; le financement prévu est constitué du capital de la SARL (50 000 euros minimum), de subventions de la Région, du Département et de la Communauté de Communes pour 40 000 euros environ. Le solde étant couvert par un prêt du Crédit Coopératif de Nîmes.

la suite dans le Grillon papier de septembre/octobre 2015

 

Alain  Chevallier 

 

 

 

   

Maison de santé: Tout près du but

       Entretien avec Irène Lafont

 

- Le grillon: Bonjour Irène Lafont, vous êtes la présidente de l'association des professionnels de santé qui vont s'engager dans cette nouvelle structure. Pouvez-vous nous rappeler les objectifs majeurs d'un tel établissement?

 

- Irène Lafont: l'objectif est d'assurer la permanence des soins à Lasalle et dans sa périphérie, en permettant aux professionnels de santé de rester ou d'être accueillis, et de travailler dans les meilleurs conditions. La maison de santé permet de lutter contre la désertification médicale qui menace tant de zones rurales, la nôtre n'étant pas épargnée.

 

vous lirez la suite de cet article dans le Grillon papier de juillet-août 2015

 

ABECEDAIRE POETIQUE:

Un petit livre pour une grande aventure!

               Aurore et Patricia


Ecrire un livre n'est pas un jeu d'enfant et pourtant...

Al'initiative de leur institutrice, Sandrine de Goër, et accompagnés de l'illustratrice Zoé Figeac, les élèves de grande section CP de l'école de Lasalle ont édité un livre dont ils sont auteurs et illustrateurs: "Que fait l'alphabet pendant la récréation"?


vous lirez la suite de cet article dans le Grillon papier juillet/août 2015


Dossier 

14è festival international du documentaire


C'est devenu une tradition, le 14è festival international du Documentaire s'est déroulé en mai dernier à Lasalle. Mais cette année, la tradition s'est renouvelée...


Vous trouverez, dans le Grillon papier juillet/août 2015

- le détail des entrées

- le point de vue des spectateurs

- le point de vue des réalisateurs

- l'interview de Vincent Favier, réalisateur de "Dunya ya wagogo"





DOSSIER ECOLES

 

 

 1 - Plus de notes à l'école ?

 

La question des notes à l'école, que ce soit en primaire, en collège ou au lycée agite tous les ˝partenaires˝ de l'Education nationale, qu'ils soient enseignants, parents ou élèves. Bien entendu le ministère est aux premières loges. Pour ou contre les notes, les discussions à ce sujet vont bon train. Et bien entendu, c'est le cas dans les écoles du Val de Salindrenque. Beaucoup se posent la question : s'il n'y a plus de notes à l'école comment les enfants apprendront-ils la musique ?

 

L'école française est mal notée au classement international pour le suivi des acquis des élèves dénommé PISA. Elle passe de la 13ème à la 18ème place en mathématiques sur les 34 pays de l'OCDE. Les écarts de niveau entre les élèves s'accroissent alors qu'ils restent stables dans les autres pays ; si on ne comptait que les élèves des familles défavorisées, la France se retrouverait au 33ème rang. Le poids des déterminismes sociaux dans les résultats des élèves augmente. Nous sommes le pays où ils pèsent le plus lourd. De plus, cela s'est aggravé dans les 10 dernières années.

 

Evidemment personne n'est indifférent. Le Ministère de l'Education Nationale parle de refonte du métier d'enseignant, de remaniement des programmes et de l'éducation prioritaire, mais aussi de la manière d'évaluer les élèves. Dans cette ambiance survoltée, le système d'évaluation par les notes est sur la sellette.

 

On découvre, ou on fait semblant de découvrir, que les notes à l'école ne mesurent que la relation des élèves aux autres élèves, sans renseigner sur les compétences réellement acquises. C'est encore plus vrai quand il s'agit de moyennes : un élève ayant obtenu 10 de moyenne sur l'ensemble des matières étudiées peut très bien avoir 20 en mathématiques et 0 en français ou l'inverse. Avec une moyenne de 10, personne ne s’interrogera sur ses difficultés. De plus, il est clair que les élèves marqués au fer rouge par de mauvaises notes, se sentent en situation d'échec. Cela les conduit irrémédiablement au découragement et parfois à la désertion scolaire. Pour illustrer cette situation peu enviable, on donne souvent l'exemple de l'élève qui fait seulement 20 fautes dans sa dictée au lieu de 35 habituelles. Il a fait, sans aucun doute, de réels progrès mais sa note reste toujours égale à 0. Où pourra-t-il trouver matière à se motiver pour continuer sa progression ?

 

Une alternative aux notes ?

 

A partir de ce constat, les spécialistes de la pédagogie ont beaucoup réfléchi. Toutes sortes de systèmes d'évaluations ont été proposés depuis des décennies voir plus. Ils ont été expérimentés essentiellement dans le primaire, mais commencent à l'être en collège et même en lycée. Les notes laissent la place à une évaluation des compétences fondées sur le savoir, le savoir-faire et le savoir-être.

 

L'enseignant affiche un objectif d'apprentissage connu et compris par tous – c'est quand même mieux. Ensuite, il mesure la progression des élèves par rapport à cet objectif. Par exemple on demandera à une classe de savoir écrire un texte de 15 lignes en utilisant un vocabulaire diversifié et adapté. Dans ce cas, on laissera de côté les fautes d'orthographes, et de grammaire pour se concentrer sur la connaissance du lexique et des niveaux de langage. Par exemple, si l'élève doit rédiger un dialogue imaginaire, il ne pourra pas écrire ˝Jourbon mon pote˝ en s'adressant à son professeur. Ce ne sera pas le bon niveau de langage. La compétence ne sera pas reconnue. Par contre s'il écrit ˝Bomjour Meussier le profeseur˝, il y aura certes des fautes d'orthographes, mais le niveau de langage sera respecté et la compétence visée sera acquise. Bien sûr, l'enseignant saura que l'élève devra progresser en orthographe.

 

On pourra évaluer le niveau de l'élève en fonction d'une grille de compétence qui peut aller de l'utilisation d'une phrase minimum adaptée (sujet – verbe (et éventuellement complément) à une phrase plus complexe mais toujours adaptée. Sur cette échelle de compétence, on pourra valider avec des couleurs (rouge veut dire non acquis – orange en voie d'acquisition – vert acquis), des ceintures de judo (de la ceinture blanche pour les résultats les plus mauvais à la ceinture noire pour les meilleurs). On peut aussi utiliser des lettres (A, B, C D, E) ou encore d'autres systèmes d'évaluation, des appréciations (très bien, bien, moyen, non acquis...)... Tout est possible, l'imagination dans ce domaine est sans limite.

 

Ces systèmes d'évaluation ont un avantage certain. Ils obligent les enseignants à sérier très précisément leurs objectifs d'apprentissage. Avec ce système, en commençant un cours, ils savent nécessairement ce qu'ils veulent apprendre à leurs élèves et en retour leurs élèves savent ce que l'enseignant attend d'eux.

 

La suppression des notes, une panacée ? La forme de l’évaluation n'est pas décisive

 

Mais l'acquisition de compétences très définies et parfois microscopique (par exemple être capable de reconnaître une lettre) oriente l'élève vers l'apprentissage de savoir-faire au détriment du savoir et de la culture. L'addition de tous les savoir-faire n'aboutit pas nécessairement à l'acquisition d'une maîtrise globale de la langue. Sa maîtrise ne peut se faire sans une véritable culture de la langue. Notamment par la lecture. C'est très bien de savoir qu'il faut mettre des s aux noms pluriels à l'exception des exceptions bien connues en x et aussi de connaître plein d'autres règles de grammaire ou d'orthographe. La somme de ces compétences ne permet pas, seule, de savoir écrire de manière lisible et compréhensible.

 

D'autre part, rien n'empêche un élève de se sentir en échec – et malheureux de l'être - s'il n'arrive pas à atteindre le niveau attendu. Et rien ne l'empêchera de s'évaluer en se comparant à la réussite (ou à l’échec) des autres. S'il est en échec, avec ou sans notes, il sera donc nécessairement confronté à l'auto-dévalorisation. Dans ce cas, seule l'intervention de l'enseignant auprès de l'élève en échec sera décisive. S'il l'encourage et met l'accent sur ses possibilités de réussite, il pourra l'aider à surmonter ses difficultés, s'il l'enfonce en insistant sur ses lacunes et déficiences, il placera l'élève dans une impasse dont celui-ci tentera de sortir soit par le chahut ou soit par la désertion scolaire (refus de travailler en classe ou absentéisme). Bien entendu, à ce niveau, le rôle des parents, en dehors du cadre scolaire est aussi très important.

 

Pour y parvenir, l'enseignant se doit de gérer deux types d’évaluation : les évaluations formatives qui permettent de cerner les besoins des élèves, les évaluations sommatives qui font le bilan de ce qui a été appris. Qu'il le fasse avec des notes, des couleurs ou des images ne paraît pas en soi décisif. Bien entendu pour mieux aider ses élèves, il vaut mieux qu'ils ne soient pas trop nombreux.

 

Le débat sur l'évaluation en cache un autre

 

Une fois de plus il semble qu'un débat en cache un autre plus essentiel : qu'est-ce que la société veut transmettre à ses enfants ? Il semble qu'il y ait un flou comme le montrent le rythme des changements de programmes scolaires. Ils se succèdent à une allure vertigineuse : il y en a eu en 1985, 1991,1995, 2002, 2008 et maintenant 2014... Ces changements n'entraînent aucune adhésion puisqu'enseignants et parents continuent de les trouver inadaptés. Et pourtant, ça fait un changement par ministre !!! Mais cela montre clairement les hésitations. Notes ou pas notes, comment évaluer sérieusement sans proposer des programmes au contenu stable et consensuel ? Et si les décideurs, ne savent pas, comment nos enfants pourraient-ils s'y retrouver ?

 

Gérard Feldman

 

 

2 - quel nom pour l'école de Lasalle ?

 Au printemps 2013, les membres de l’association ont lancé en accord avec la municipalité de Lasalle une consultation "Donnons un nom à notre école". Le nom de l'école devait être dévoilé, le 19 septembre 2014.

Une fête a été organisée par l'association qui s'est occupée durant cet été, de faire imprimer des sacs cabas, de prévoir la musique, d'envoyer les invitations aux parents, aux enfants, aux enseignants, au personnel de l'école, aux anciens élèves, aux anciens enseignants et personnels, aux membres du jury.

La municipalité a géré l'organisation de l'apéritif, l'installation des plaques, la logistique (tables, chaises, lumière) et l'envoi des invitations aux élus des communes dont les enfants sont scolarisés à Lasalle. Cette manifestation a été reportée au vendredi 3 octobre 2014 à 18h à cause des intempéries du 19 septembre 2014.

Programme de cette soirée : allocution, vin d'honneur offert par la mairie de Lasalle, vente de sacs cabas par l'APE avec le nom de l'école et les dessins réalisés par les enfants en juin 2014, animation musicale offerte par l'APE et l'USEP (association de l'école gérée par les enseignants).

Association des Parents d'Elèves.

...

 "Le colombier" : pourquoi le choix de ce nom pour l'école de Lasalle ?

 

 Ce choix découle d'une longue histoire ; pour nous y replonger, nous devons faire un effort pour imaginer ce qu'était cette place (la place Robert Francisque) au XVIe siècle : il faut en effacer les platanes et les bâtiments (mairie, temple, église, école et maisons d'habitation).

 

Redécouvrons le ruisseau de Fabregette, qui coule à ciel ouvert à deux ou trois mètres au-dessous du niveau actuel de la place. Sur la rive droite : une prairie (à l'emplacement du Parc des Glycines). Sur la rive gauche : un pré arrosable qui monte vers la colline en se fondant dans les rochers et les genêts. C'est la colline du Colombier (1).

 

Ce lieu-dit va devenir progressivement le centre névralgique du village. Vers 1560, gagnées par la Réforme, nos montagnes passent  à la foi nouvelle : Lasalle devient un bourg huguenot. L'église de la Mouthe est rasée et on se met en quête d'un terrain pour bâtir un nouveau lieu de culte. Pierre Baudoin fait don à la commune d'une pièce de terre pour y faire construire "une maison pour prêcher la parole de Dieu" et "une maison consulaire" (nous dirions aujourd'hui : une mairie). Ce terrain, en-dessous d'une tour portant une horloge, est situé sur la colline du Colombier.

 

On y construit un temple (en récupérant les matériaux issus de la destruction de l'église) mais pas la maison consulaire : c'est le temple, terminé en 1569, qui sera commis aux deux usages.

 

Trois siècles plus tard, à l'époque de Jules Ferry, ministre de l'instruction publique (1879-1883)  à l'origine des fondements de l'école publique obligatoire, gratuite et laïque, la municipalité fait construire et inaugurer l'école de garçons, aujourd'hui mixte. Où ? En bas de la colline du Colombier. Pour un coup de 18 000 francs de l'époque (achat du terrain) + le coût de la construction (un emprunt de 67 000 francs + 18 000 francs de rallonge). L'actuelle cour de récréation est creusée à la base du cette colline, à la place de la Tour de l'horloge.

 

Et voici pourquoi l'école publique de Lasalle a été baptisée en 2014 : l'Ecole du Colombier.

 

D'après le discours d'Alain Robert à l'occasion de l'inauguration de la plaque de l' "Ecole du Colombier".

 

(1) Lo Colombier : en occitan, tour pour l’élevage des pigeons. En Provence et en Languedoc, l’établissement de colombiers n’était pas un privilège féodal comme dans le reste de la France : de très anciens arrêts des parlements d’Aix et de Toulouse classent ce droit au nombre des "franchises méridionales" (source : http://www.mairie-lerouret.fr).

 

 

 

La Fête de la châtaigne du 1er novembre : un beau succès

 

Châtaignes, oignons, citrouilles et centenaire de la Guerre de 14-18 étaient au programme de la 18ème fête de la châtaigne. Lasalle avait digéré son dernier épisode cévenol, et se retrouvait en pleine forme pour accueillir les exposants et les visiteurs qui furent très nombreux cette année.

 

Les associations furent très présentes comme à l'habitude, et notamment l'APE.

 

Ce fut l'occasion d'honorer le centenaire de la guerre de 14-18 dans la cour de la médiathèque :

Le Club Cévenol et les "Amis de la Bibliothèque", avec l'aide de collectionneurslocaux et familles lasalloises, avaient réuni une magnifique exposition de documents d'époque : cartes postales, lettres, photos, documents officiels...Le Grillon a participé à l'initiative en consacrant son numéro de novembre à l'événement. Des centaines de personnes sont venues la visiter, et le mardi suivant, les classes de l'école qui viennent à la médiathèque ont pu aussi en profiter.

 

Il faut dire que l'exposition débouchait sur la visite spectaculaire du Blériot XI. Cet avion avait été prêté par le Club Aero de Saint Hippolyte de Fort : une réplique construite à l'identique de celui qui a traversé la Manche pour la première fois en 1909

 

Et puis le vin chaud des ˝Amis de la Bibliothèque˝ donnait du cœur au ventre. On pouvait ainsi se faire une idée de ce que ressentaient les poilus de 14-18 en en buvant, avec le désagrément des tranchées en moins. C'était encore meilleur.

 

Les jeux de l'Association Libellule ravissaient les enfants et les grands, et la musique des Fanfarons complétait parfaitement cette ambiance festive.

 

Un véritable bilan, précis et concret, sera fait par la Régie de Coordination début décembre avec les principaux partenaires de l'initiative. En attendant, on s'est bien régalé.




 

Repas Fait Maison

 

Le Grillon s'est fait l'écho en mai 2013, de l'initiative prise par Marlène Gertsch en faveur des repas faits maison.

Cette pratique se poursuit toujours aujourd'hui.

 

Repas Fait Maison permet la rencontre. Manger chez une personne, juste pour le plaisir. Le but est de passer un bon moment, dans le respect. Cela peut être un moteur qui pousse les gens à sortir de l'anonymat et faire goûter sa cuisine aux autres. Echanger...

 

Chacun est libre d'organiser un repas à son goût, selon son budget, pour une participation modique de 5 Euros. Cela permet de couvrir les frais occasionnés. Un autre but des RFM est de ne plus manger seul à sa table. Manger avec son voisin ou un inconnu peut apporter un échange sympathique. Les RFM peuvent aussi permettre aux nouveaux habitants de Lasalle et des environs, de s'intégrer, de se comprendre, d'échanger et de partager l'histoire de ce magnifique village des Cévennes.

 

POUR QUE CELA CONTINUE...

Comment FAIRE...

 

Comment ça fonctionne ?

 

Les Repas Faits Maison (RFM) se partage entre 12h30 et 14h30. Chaque cuisinier cherche ses propres convives par contact tél ou mail ou autre source d'organisation et de moyen.

 

Le cuisinier cuisine un repas (ou un pique-nique) pour un à cinq convives, à l'endroit de son choix, dans une ambiance agréable et sans jugement de valeur. Ce n'est pas un service de restauration, simplement une rencontre autour d'une table. L'idée est de tourner, que plusieurs personnes adhérent à ses rencontres et ses découvertes, des RFM. Osez ouvrir votre porte. Osez la surprise. Osez la rencontre. Osez les Repas Fait Maison. A bientôt...

 

Pour toute autre question veuillez contacter : Marlène Gertsch 04 66 85 00 98

 

 

 

 

 

 

 

18ème Fête de la Châtaigne 2014

LASALLE

 

 

Le 1er novembre approche…

 

La 18ème Fête de la Châtaigne 2014 se prépare activement pour offrir aux visiteurs un évènement à la fois authentique et culturel.

 

En effet, comme en 2013, la Mairie a souhaité que la Régie de Coordination, aidée par quelques associations partenaires au sein d’un comité de pilotage, conserve l’état d’esprit et les objectifs de l’année précédente, à savoir :

- Accueillir des producteurs, artisans et artistes locaux sur le  thème principal de la châtaigne et de l’oignon doux (Espaces Place du village et rue principale)

 

- Développer un volet culturel sur le thème général "Les activités d’hier et d’aujourd’hui en Cévennes", avec un hommage tout particulier à la période de la Grande Guerre à l’occasion du centenaire : comment vivait-on en Cévennes durant cette période de 1914 à 1918 ? (Espaces Médiathèque et Cour de la Médiathèque).

 

 

Quels seront les espaces offerts au public ?

 

En musique avec Les Fanfarons, et en présence de Radio Escapades, les visiteurs pourront déambuler dans Lasalle, d’un espace à l’autre, selon leur goût et leur envie : écouter, regarder, s’informer, jouer, déguster…

 

 

L’espace Enfants  (Terrain de pétanque). Il devrait passionner les "petiots" avec des démonstrations de chiens au troupeau, des balades avec les Poneys du Val d’Emeraude, des ateliers pour les enfants organisés par les Parents d’Elèves et un cyclo-tour à bois : repartez avec votre toupie en hêtre, pédalez pour entraîner le tour. Ensuite, les enfants devront entrainer leurs parents vers l’espace Cour de la Médiathèque où d’autres surprises les attendent. Sans oublier évidemment le passage obligé par le stand de châtaignes grillées…

 

L’espace Dégustation (Halles)avec un traiteur self-service (menu terroir), un coin libre-dégustation, pique-nique, une buvette du Comité des fêtes et un stand de crêpes tenu par les Parents d’élèves. De plus, vous trouverez des menus spéciaux "châtaignes" chez les restaurateurs et brasseries.

 

L’espace exposants (Centre de la place & rue principale) offrira à la fois un Pôle Châtaigne à l’honneur : Grillées, stand des variétés de fruits, fabrication farine, pâtisseries, plats cuisinés, un Pôle Saveurs du terroir (producteurs, éleveurs, artisans) : miels, confitures, pâtés, pâtisseries salées, sucrées… et un Pôle Artisanat d’art : décoration, bijoux, création d’objets, vêtements…

 

L’espace du Temple proposera une exposition sur  "La châtaigneraie cévenole" : 20 panneaux commentés par l’Association Châtaignes & Marrons des Cévennes et du Haut-Languedoc.

Cette exposition apporte une information claire et accessible sur la châtaigneraie : son histoire, sa valeur environnementale, paysagère et économique, les techniques d’entretien et de remise en état, ainsi que les diverses utilisations du fruit et du bois.

A découvrir ou redécouvrir…

 

 

L’espace de la Médiathèque sera consacré à la Grande Guerre avec une exposition "Lasalle en 1914" (cartes postales anciennes) et des lectures de lettres de "poilus".

Vous pourrez également voir l’exposition en cours sur "Les abeilles domestiques" avec des photographies du travail de l’apiculteur.

 

 

L’espace Détente "Pause Thé-livres" (Cour de la médiathèque). Cet espace, au calme, protégé par ses murs vous permettra :

  • de découvrir la décoration artistique (photographies sur bâches) dédiée aux paysans cévenols de Karine Granger, artiste photographe installée à Thoiras,
  • de découvrir également des éditeurs et auteurs locaux,
  • de rencontrer "Le Grillon des Cévennes", votre journal favori qui mettra en vente le tome 2 de "Fous des Cévennes" (portraits de personnalités locales parus dans le journal), mais aussi quelques vieux "Grillons oubliés" de 1979 à nos jours,
  • de rencontrer également le Club Cévenol qui mettra en vente des livres témoins du patrimoine lasallois,
  • de jouer, tous en famille, à des jeux anciens artisanaux proposés par l’association Libellule,
  • de vous désaltérer à la buvette paisible des Amis de la Bibliothèque avec des boissons de pays.

 

Mais aussi… Il y a un peu plus de cent ans…

Le 12 juin 1912 avait lieu à Mandiargues près de Saint-Hippolyte-du-Fort le meeting aérien qui a permis aux 6000 personnes présentes de voir voler le Blériot XI, premier avion qui, en 1909, a traversé la manche, piloté par Louis Blériot.

Début 2006, des amateurs passionnés créent le "Club Aéro des Garrigues" à Saint-Hippolyte-du-Fort, qui se lance dans la construction de la réplique du Blériot XI.

Nous remercions vivement son Président, Pascal Coularou, d’avoir rendu possible l’exposition de cette réplique et d’être présent avec un stand dédié aux livres et reproductions de l’avion.

 

Comme en 2013, Le Club Cévenol vous proposera (départ à 14h de la cour, durée 40 mn) la visite guidée des filatures de Lasalle "L’empreinte du Magnan", ciblée cette année sur la période 14-18.

 

Enfin, seront mis gratuitement à la disposition des plus gourmands quelques recettes anciennes à la châtaigne.

Toutes ces informations seront reprises en détail dans une plaquette éditée à cet effet avec notamment les horaires des différentes activités proposées. Elle sera disponible à la Régie de coordination et à l’Office du Tourisme.

Ce dernier sera également présent, avec un stand situé à la croisée des chemins, devant l’église pour vous proposer outre le programme de la fête, le calendrier annuel des rendez-vous culturels lasallois, le plan de Lasalle, les randonnées locales (topo guide) et autres documentations diverses.

Une très belle journée en perspective…

Luc Meilhac

 




 Entretien avec Mark Peeters animateur du forum internet de St Hippolyte - Vox Cigali

 

˝L'idée est de susciter la démocratie participative locale˝

 

Si vous avez accès à un ordinateur, et si vous vous intéressez à la démocratie locale, vous pouvez vous rendre sur le site :voxcogali.org. Comme son nom l'indique, c'est un site cigalois qui permet un échange et une discussion entre citoyens et élus. Par les temps qui courent toujours trop vite, ce n'est vraiment pas un luxe. Cela montre qu'il y a d'autres solutions – pour celles et ceux qui doutent de la démocratie – que d'aller ronchonner dans son coin. Pour vous donner une idée du projet, le Grillon vous propose un entretien avec M. Mark Peeters son fondateur. En préambule, voici la manière dont ce site se présente lui-même :

 

˝Soyez les bienvenu(e)s à votre forum Vox Cigali qui se propose d'offrir un espace d'échanges sur les thèmes intéressant "la chose publique locale". Cigalois de souche ou bien d'adoption, nous pouvons ici engager des réflexions, partager nos points de vue et nos connaissances, sonder nos élu(e)s sur des sujets qui nous – et leur – tiennent à cœur et que nous voudrions approfondir un peu davantage. À leur tour, les élu(e)s sont invité(e)s à donner leur vision des choses, à apporter des précisions, s'ils (elles) veulent bien jouer le jeu. Ainsi, Vox Cigali peut devenir un outil précieux de démocratie participative.˝ 

Le Grillon : - Quand et comment l'idée vous est-elle venue ?

 

Mark Peeters : L'idée m'est venue à l'approche des dernières élections municipales. J'ai souhaité alors rompre avec la logique qui consiste à ce que ce soit les candidats qui décident des rendez-vous avec leurs électeurs et qu'ils soient seuls à en définir le déroulement. 

J'avais le souhait que tous puissent participer au débat et à tout moment aborder les sujets qui nous préoccupent. 

Pari partiellement gagné, car, si, au début, certains candidats ont "joué le jeu", ils se sont assez rapidement désengagés par crainte de se voir discrédités. Il est vrai que certains participants au forum, sous couverture de l'anonymat, se sont quelque peu "lâchés", mais il n'y avait là pas de raison de "quitter la table"…

 

Le Grillon :- Combien de temps a-t-il fallu pour monter le site - qui a participé et/ou soutenu ? Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

 

M. P. : - Le forum a été construit à partir d'un thème disponible sur Forumactif. Cela m'a pris une bonne semaine pour la construction du site et pour trouver la présentation qui me convenait = très sobre, sans fioritures et autres émoticons proposés par l'hébergeur… 

Je l'ai fait seul au départ puis j'ai lancé un appel aux visiteurs pour former une petite équipe. Pas de difficultés particulières à ce stade-là. Une petite centaine d'euros, en co-financement, pour avoir un URL en nom propre et pour être libéré de la présence de publicités sur le site d'une part, puis les affichettes et flyers d'autre part. 

L'Echo des Cévennes nous a gracieusement offert quelques insertions presse.

 

Le Grillon : -- Quels sont les écueils à éviter si on veut faire des sites du même genre sur d'autres localités ?

 

M.P. : - Il faut bien réfléchir à un bon règlement de participation. La question de l'anonymat est importante. Je souhaitais, comme il s'agit d'un débat public et ouvert, que chacun avance à visage découvert. 

Cette idée a été soutenue par une bonne part des participants mais très contestée par ailleurs. Certains ont expliqué que, étant commerçant ou encore employé par une collectivité publique, l'anonymat leur était nécessaire. 

C'est un des points qui a fait fuir les candidats. Pour moi, issu d'une culture où il est tout à fait normal que l'on ne cache pas son orientation politique, cela a été un vrai handicap. Pour la vie du forum d'après les élections, nous avons adapté le règlement en soumettant le statut d'anonyme à des règles très strictes.

 

Le Grillon : - Quel échos recueillez-vous auprès des élus et autres décideurs ? 

 

M.P. : - Alors là, difficile à dire car il peut y avoir eu des décideurs et élus présents sur le forum mais sous pseudonyme… Pour celles et ceux qui se sont identifiés et exprimés, l'initiative a été bien accueillie mais le déroulement tout au long de la campagne électorale en déçu plus d'un. Parfois, la déception était justifiée, parfois, elle a été un peu exagérée : cela pouvait aller jusqu'à des prises de contacts "en coulisses" via des messages privés me demandant d'intervenir sur les contenus postés.

 

Aujourd'hui, le calme étant revenu, le forum sommeille un peu, mais reprendra vie petit à petit, rythmé par l'action publique de nos édiles et selon le temps que les uns et les autres peuvent y consacrer. 

Nous réfléchissons aussi à une formule de rencontres, histoire de permettre davantage l'émergence de liens et de sortir périodiquement du "virtuel". L'idée est de susciter la démocratie participative locale constituant des groupes de travail autour de thématiques diverses ; groupes qui, dûment constitués, pourraient se poser en interlocuteurs pour les élus.

 

Propos recueillis par Gérard Feldman

 

 

 

2014, année de la 7eme exposition du Club de l'Ecole Buissonnière.

 

Le samedi 2 août, au Temple de Monoblet, s'est déroulé le vernissage de l'exposition du Club de l'Ecole Buissonnière, un club de patchwork de Monoblet, qui nous donne à voir tous les deux ans, ses très belles réalisations. Le Maire de Monoblet, M.Philippe Castanon, a ouvert les festivités et le discours que nous reproduisons ci-dessous a été lu par Anne-Marie Bossonaux participants. Nous vous proposons en accompagnement quelques photos qui donnent une idée du travail réalisé. Juste une idée car nos modestes moyens ne nous permettent pas la couleur.

˝Elles sont toujours réunies les amies parisiennes Brigitte Drouen et Liliane Goede (ici présente) les 9 incontournables : Anne-Marie Bosson, Marlène Bilger, Hélène Noyre, Corinne Déjean, Simone Reboul, Jacqueline et Paule Dupuis, Michèle Azéma, Arlette Desbonnet. Elles retrouvent de temps en temps Josianne Milhès, Christine Baines et Magali Goëde.

En 2014 notre club a accueilli trois nouvelles recrues : Anne-Marie Thérond, Fernande Prost et Jacqueline Noyre Quintard.

Toutes apportent : leurs idées, leur savoir-faire.

Dès la fin de l'exposition de 2012 nous nous sommes posé la question : qu'allions nous présenter en 2014 ? Nous voulions du soleil, de la joie et des couleurs, le modèle s'est vite imposé : "la nature". C'est elle qui nous a guidées pour les couleurs, les formes et les textures à utiliser. "Au Fil des Saisons" est le résultat de deux années bien occupées que nous vous présentons ici.

Les tissus industriels ne répondent pas toujours à nos souhaits, dès 2013 nous nous sommes mises à la teinture de pièces de coton blanc avec 2 méthodes donnant des résultats différents : teinture au micro-ondes ou teinture à froid (pour la précision Dylon et Proccion) . Techniques que vous retrouverez dans quelques tableaux et bon nombre de coussins.

Parmi les amies qui nous offrent des tissus, un merci particulier à Mme Aurousseau, elle a eu la gentillesse de nous offrir une provision de vieilles dentelles, certaines âgées de plus 100 ans. Nous avons tenté de leur donner une nouvelle vie en les associant à de la soie, cherchez, elles sont dans des coussins et des tableaux.

Pendant cette exposition des ateliers seront ouverts tous les jours de 15 à 19 heures, nous vous montrerons comment confectionner des fleurs en tissus montées en broche, des papillons en pliage japonais, mais aussi des parures d'été : colliers et bracelets en liberty que Magali nous a aidé à faire au milieu de fous rires et d'énervement, car si nous sommes habiles avec une aiguille ou une machine à coudre, se servir d'une pince c'est une autre affaire !

Encore quelques mots pour évoquer l'action BB quilts : nous en avons offert 60 l'année dernière au service néonatal d'Arnault de Villeneuve de Montpellier et à leur demande, nous avons cousu 15 draps aux couleurs vives, 8 cache-incubateurs, 6 petites gigoteuses, 5 tapis de jeux pour la ludothèque de l'hôpital.

Tout cela grâce à vous c'est votre participation à notre tombola qui permet l'achat des tissus et du matériel. Actuellement il y a 19 BB quilts terminés et d'autres vont être réalisés en septembre au cours d'une journée de l'amitié.

Le dessus de lit "Au Coin du Bois" est notre tombola 2014 n'hésitez pas à acheter des billets, vous nous aiderez à continuer notre soutien aux parents de bébés prématurés

Une nouvelle fois merci à l'association Culturelle de l'EPU qui nous ouvre les portes de son beau temple et merci à tous et toutes d'être si nombreux à venir découvrir ces ouvrages qui nous le souhaitons rempliront vos yeux de couleurs.˝

 

Paule Dupuis

 

 

 

 

 

Elections européennes dans le Val de Salindrenque

 

Dans notre Val de Salindrenque, les élections européennes ont marqué, comme habituellement quelques particularités par rapport aux résultats nationaux.

 

Des spécificités locales

 

On constate tout d'abord que le taux d'abstention est légèrement plus bas que dans le reste de la France. Selon les communes il passe de 38% à St Félix de Pallières pour monter à 49,67% à Lasalle. Au plan national l'abstention s'élevait à 56%.

 

Les Verts font traditionnellement un score beaucoup plus élevé que la moyenne nationale. Ils culminent à 36,49% à Monoblet, où ils sont les plus forts, 31% à St Félix pour descendre à 10,87%, ou 10,71% à St Bonnet et à Vabres. Au niveau national les Verts ne font que 8,70%.

 

Idem pour le Front de Gauche qui monte à 27,05% à St Félix ou 26,79% à Vabres, 24,39% à Soudorgues, pour descendre à 4,35% à ST Bonnet et réussir entre 10 et 15% dans les autres communes alors qu'au plan national, il ne réalise que 6,60%.

 

Le PS atteint des scores en général inférieur à la moyenne nationale qui est de 14,70% sauf à Colognac où il réussit 25%, Sainte Croix (18,97%), Soudorgues ou St Bonnet où il atteint les 15,85% et 15,22%.

 

L'UMP qui a atteint les 20,30% sur toute la France, réussit 26% à St Bonnet, mais seulement 16,92% à Thoiras, 13,01% à Lasalle et encore moins dans les autres communes.

 

Comparons aux élections de 2009

 

Mais les résultats de toutes ces listes sont pour la plupart en baisse par rapport aux élections européennes de 2009. Les Verts progressent légèrement à Monoblet, St Félix où ils avaient fait 33,33% et 28,32% en 2009, restent stables à Soudorgues autour de 28%, mais ils baissent et parfois s'effondrent dans les autres communes comme Vabres ou Ste Croix de Caderle.

 

Le Front de Gauche, en l'absence du NPA, progresse par rapport à 2009 de 10 points à Vabres, de 6 points à Lasalle, de 5 points à St Félix de 2 points à Soudorgues, mais en perdant des points dans les autres communes. Par contre, si on additionne les voix NPA ( Nouveau Parti Anticapitaliste) et FDG de 2009, il baisse partout, en général de 5 points et de manière parfois très importante jusqu'à 11 points à Vabres.

 

Le PS reste stable à Colognac, Soudorgues, Thoiras, ou Vabres mais baisse ailleurs de 4 à 5 points.

 

L'UMP reste stable à St Bonnet autour de 26% , mais s'effondre dans de nombreuses communes : à Colognac elle passe de 14,29% à 5,47%, à Lasalle de 20,74% à 13,01%, à Vabres de 11,90% à 1,79%, à Thoiras de 28,80% à 16,92%, à Soudorgues 12,14% contre 4,88% cette année..

 

Comme au plan national, le FN connait une très forte progression .

 

Alors que ce parti ne dépassait pas les 6%, dans aucune commune en 2009 et réalisait souvent des scores encore moindres, sauf à St Bonnet (19,05%) ou Vabres (11,90%), il atteint une moyenne de 18,39% sur tout le Val de Salindrenque avec des pointes à 30,43% à St Bonnet, 26,79% à Vabres, 20,55% à Lasalle. Ses scores les plus faibles sont à 10,16% à Colognac ou 11,59% à Soudorgues. Le score du Front national est alimenté par des voix provenant d'un peu tous les partis. La baisse sensible de l'UMP signifie-t-elle que ses électeurs locaux ont émigré vers l'extrême-droite ?

 

Cette évolution dément l'hypothèse que ce vote serait d'abord la manifestation d'un ras-le-bol anti Hollande. Le vote UMP ne serait-il pas un vote anti Hollande ? L'autre hypothèse est de considérer qu'il s'agirait d'un vote ˝anti système˝. Dans ce cas on aurait du assister à une forte hausse de l'abstention ou à une répartition des votes sur les petits partis. Parmi les 17 listes beaucoup étaient vraiment ˝ hors système ˝. Par ailleurs, le FN n'intègre-t-il pas lui aussi, et de plus en plus, le système ? N'aspire-t-il pas à en faire de plus en plus partie ?

 

On peut donc sérieusement se poser la question : l'axe principal du programme du FN contre l'Europe et contre l'immigration séduit-il aussi dans nos communes ?

 

Gérard Feldman

 

Zonda

 

 

www.l-art-scene.org/zondaLe trio Zonda, c'est une ballade en musique à travers l'Amérique latine, une ballade où les émotions et la joie de vivre de tout un continent transparaissent et peu à peu vous gagnent, comme ce vent dont il a choisi le nom : un vent chaud et sec d'Argentine, parfois violent, qui dévale des Andes pour balayer la Pampa...

 

Les trois musiciens du trio Zonda se jouent des airs et des styles, ressuscitant ici un air traditionnel oublié, revisitant là un "tube" inoxydable connu du monde entier, en faisant un détour par une composition originale... Créer des polyphonies vocales, modifier les rythmiques ou insérer du blues dans un tango, tout est permis pour faire vivre ces mélodies!

 

Des berceuses aux sambas tous les morceaux sont réarrangés avec originalité et audace et tirent profit de la formation : contrebasse, guitare, accordéon et percussions qui supportent une, deux ou trois voix secondées parfois par un harmonica ou un trombone.

 

Les chansons en espagnol, portugais et français vont vous promener dans la musique d'Amérique latine, depuis l'Argentine jusqu'aux Caraïbes.

 

A l'origine du trio il y a un spectacle basé sur le chant choral, « América, me acuerdo » (L'Amérique, je me souviens), créé en 2012 par Pierre de Goër : essentiellement des reprises, harmonisées pour chœur à 3 ou 4 voix, d'airs latino-américains. Dès la création, Pierre a fait appel au musicien Robert Mansard, pour pimenter ou soutenir certains des morceaux du spectacle et ne pas se cantonner à l'accordéon, seul instrument qu'il pratique en dehors de la voix.

 

Les deux compères s'apprécient et se mettent rapidement à retravailler pour une formule duo le répertoire d'« América, me acuerdo », en l'agrémentant d'autres reprises avec toujours l'envie de revisiter, de dépoussiérer ces airs pour en donner leur interprétation personnelle.

 

Le manque d'une basse instrumentale s'étant fait ressentir, Victor Cazalis rejoint la troupe d' « América... » début 2013... et très vite s'impose l'idée pour Robert Mansard et Pierre de Goër de passer du duo au trio en intégrant ce jeune contrebassiste chanteur : le trio Zonda est cette fois au complet !

 

La formule reste stable depuis cette période, avec essentiellement des reprises d'airs latino-américains souvent largement revisités, mais aussi quelques compositions originales – paroles et musique - signées par Pierre de Goër, le tout harmonisé collectivement avec l'influence prépondérante de Robert Mansard : un répertoire tantôt entraînant, tantôt envoûtant, parfois dérangeant, dans lequel le spectateur se retrouve ou s'évade...

 

Pierre de Goër

voix, accordéon, percussions

www.pierredegoer.fr

 

Pierre est chanteur, chef de chœur, arrangeur et accordéoniste.

 

À plusieurs reprises ténor soliste sur des productions locales (opéra « King A. », Passion selon St Mathieu, opéra « Les Huguenots », ...), il est également chanteur dans son spectacle « América, me acuerdo » et dans le trio Zonda, et ne manque pas une occasion de chanter du jazz accompagné par un trio piano/basse/batterie.

 

Comme chef de chœur il est actuelle-ment à la tête de 3 chœurs dans le Gard. Il a dirigé pendant 10 ans son propre quintette vocal, « Ne vous déplaise », pour lequel il a arrangé de nombreuses chansons à la sauce jazzy. Il a créé plusieurs spectacles pour chœur : « Mondes popul'airs » (2005), « BD ! » (2007), « Naturellement » (2008), « A table ! » (2009), « Brazil » (2010, avec la participation de Verioca), « América, me acuerdo » (2012). En tandem avec Christophe Lombard, il est depuis le départ co-directeur artistique du festival de la polyphonie vocale « Y a d’la voix », à Lasalle en Cévennes. Toujours avec son complice, il était assistant directeur artistique de l'opéra « King A. ».

 

Depuis quelques années son violent coup de foudre pour l’accordéon l’amène progressivement à développer une activité de chanson en solo ou en petite formation. « Mon abécédaire » a été la première concrétisation de cette nouvelle voie, suivie aujourd'hui du trio Zonda.

 

C'est pourtant avec un diplôme d'ingénieur physicien en poche que Pierre commence sa vie professionnelle. Bien loin de la musique, même si elle l'accompagne depuis toujours, du piano de l'enfance au jazz de l'étudiant. Il faudra encore des années pour qu'elle prenne le dessus et que Pierre fasse le choix de devenir musicien professionnel en 2002. Travailleur acharné, il se forme dès lors à la direction de chœur, développe sa voix au centre Roy Hart et se met au chant lyrique. En 2009 il rencontre enfin « son » instrument, l'accordéon, qu'il étudie assidûment depuis.

 

Victor Cazalis

contrebasse, voix

 

Les premières expériences musicales de Victor, musicien de vingt ans, sont vocales : il a chanté pendant plusieurs années dans des chorales, des groupes de jazz, participé à un opéra et à un groupe d'improvisation vocale.

 

Également rythmicien, il a joué de la batterie dans un groupe de rock et des percussions (djembé, derbouka, berimbau, marimba...) pour accom-pagner des chorales ou des projets éphémères.

 

 

Par son baccalauréat option musique au lycée Jean Monnet (Montpellier) il a pu acquérir une approche plus globale et théorique de la musique.

 

Il a commencé à étudier la contrebasse en 2009 à Lasalle (30) avec Andréas Johnes, contrebassiste de jazz. Depuis il a joué dans un quartet de jazz pendant plusieurs années, accompagné des chorales, monté un trio de jazz dans lequel il est contrebassiste et chanteur.

 

Il a rejoint Pierre de Goër et Robert Mansard à la fin de l'année 2012, d'abord en accompagnant le spectacle « América, me acuerdo » puis comme membre du trio Zonda.

 

Robert Mansard

guitare, voix, harmonica, trombone

www.robert-mansard.fr

 

 

Né à Marseille en 1959, Robert est autodidacte et musicien « autour du feu » pendant de nombreuses années. Il participe à tous les projets de colos, de lycée et de quartiers avec sa guitare, sa voix et ses harmonicas.

 

C'est tardivement qu'il met de côté une vie aventureuse faite de mer et de montagne, gagnant sa vie sur des chantiers divers où il embauche en tant que cordiste, et en taillant les grands arbres, pour s'immerger dans l’étude de la musique en suivant le cursus complet de Promusica au Thor (84).

 

Dans la foulée, il rencontre la Cie Batifol avec qui, pendant 8 ans, il explore l'univers des Contes sous toutes ses facettes (Spectacles pour enfants, tous public, ateliers périscolaires, classes découvertes) et au sein de laquelle il dirige un Combo de Balèti .

 

Il apprend le trombone et aujourd'hui, le met au service de plusieurs formations plus ou moins professionnelles telles : « Les Fanfarons de Lasalle », « Domitia Big Band » de Nîmes, « Orchestre des Cévennes », « Orchestral Harmonie de Salindres », « Big Band Alès » ; de projets ponctuels comme le film « Bien de chez nous » tourné à Lasalle, et de spectacles mixtes (pros et amateurs) avec l'association « L'Art Scène » :

« América, me acuerdo » de Pierre de Goër

« King A, Opéra des champs » de Christophe Lombard

« Tchac Poum » de Christophe Lombard

 

Le Trio Zonda est aujourd’hui la formule qui lui permet d'utiliser toutes ses compétences : voix, guitare, trombone, harmonicas, percussions ; et qui laisse libre cours aux idées d'arrangements qui foisonnent dans la tête de ce Troubadour plutôt connu comme un « Roberto » dans cette Vallée de la Salindrenque qui l'a si bien accueilli depuis 2002. Que ce « Zonda », vent d'Argentine, le porte lui et ses Compagnons, encore longtemps dans l'univers magique des Chants et des Sons !

 

 

Pierre de Goer

 

 

2ème Fête de l'Alto à Lasalle - août 2014

 

PROGRAMME DES CONCERTS

Libre participation

EN AVANT-PREMIERE

VENDREDI 8 AOÛT 2014, 20H 30, EGLISE, LASALLE

Duo "A Corda" (Norvège) : Birgitte STAERNES, violon ; Martin HAUG, guitare

et Pierre Henri XUEREB, alto

Trio opus 16 pour violon/alto/guitare de J.Kreutzer

et des œuvres en duo de Sarasate, Albeniz, Granados, Piazzolla

 

LA DERNIERE SEMAINE D’AOÛT

MARDI26 AOUT 2014, 20H 30, LA FILATURE, LASALLEDu solo au quintette à cordes

Dejan BOGDANOVICH (Italie), violon,Raphael PAGNON, violon et alto,Pierre Henri XUEREB et Corentin BORDELOT, alto,Yehuda HANANI (USA), violoncelle.

« Passacaille » de Haëndel-Halvorsen (violon et violoncelle)

« Romanze » de la sérénade opus10 de Dohnanyi (trio à cordes)

Pièce surprise (violon seul)

« Suite pour violoncelle » seul de J.S. Bach

« Nachtstuck » de Weinzierl (3 altos et violoncelle)

« Lament » de Franck Bridge (2 altos)

Quintette en sol mineur K. 516 de W.A. Mozart

 

MERCREDI27 AOUT 2014, 17 H,STE CROIX DE CADERLE, au Centre d’Art J.M. Granier

Moments musicaux de la "Fête de l’alto" et intermèdes de poèmes de Jean Claude Xuereb lus par Alain Sescio-Recia.

MERCREDI27AOÛT2014, 21 H, LASALLE, à la Filature du pont de fer

Création mondiale d'une pièce de Marc MARDER pour ensemble d'altos et d'accordéons avec projection d’extraits de films.

Participation de Fabrice Pierre à la harpe

D. Chostakovich « scherzo » pour alto et accordéon,

Valses, tangos danses de Gardel, Piana, Pascoal….

 

VENDREDI 29 AOÛT2014, 21H,STE CROIX DE CADERLE, à la Chapelle

Concert autour de l’accordéon, alto et contrebasse avec les participants à la « Fête de l’Alto ».

« Adagio et allegro » pour alto et accordéonde W.F. Bach

« 5 esquisses » pour accordéon, de Beytelmann

« Une larme » pour contrebasse et accordéon, de Rossini

« Valentine » contrebasse solo, de Druckman

« Il postino » pour accordéon, de Bacalov

et des œuvresde Fauré, Vivaldi, Bartok

 

SAMEDI30AOÛT 2014, 17 H, LASALLE, au temple

Concert de clôture avec tous les participants de la fête de l’alto, accordéons et harpe.

Œuvres de Piazzolla, Bacalov, De Falla, Kutavicius et Vivaldi.



Renseignements pour les Classes de maître et les concerts auprès de :

L’association VIVALTO

95 rue de la Place

30460 LASALLE

Tel : 06 76 21 32 20

Courriel : mhb.vivalto30@orange.fr



Renseignements et hébergements

Office du tourisme intercommunal (04 66 85 27 27) HYPERLINK "mailto:tourismelasalle@causses-aigoual-cevennes.org" tourismelasalle@causses-aigoual-cevennes.org



En collaboration avec L'Art Scène et la Mairie de Lasalle.

Photo J-Y Arthur
Photo J-Y Arthur

13ème Festival ˝Y a d'la voix˝ le 14 juin à Lasalle

Pierre de Goër l'un des animateurs de l'Art Scène nous en parle

Suivons le guide

 

Le Grillon : - Cette année le Festival ˝Y a d'la voix˝ ne se cantonne pas à Lasalle...

 

Pierre de Goër : - Non, nous allons à Quissac le 18 mai, Saint André de Valborgne le 24 mai, Cendras le 7 juin, St Ambroix le 15 juin, St Hippolyte du Fort le 21 septembre et bien entendu, toujours Lasalle, le 14 juin. Cela fait longtemps que nous voulions cette extension géographique, difficile à réaliser sans des relais locaux. Aujourd'hui ces relais existent et nous pouvons le faire grâce à l'intégration de nouvelles chorales dans notre association, l'Art scène. Le Festival a toujours la même fonction de mettre en valeur la pratique du chant et en particulier du chant polyphonique.

 

Le Grillon : - Que peut-on faire dans les ateliers que vous nous proposez ?

 

PG : - Il y a plusieurs ateliers. Le principe pour chacun d'entre eux est de permettre une initiation aux techniques vocales, et en règle générale nous faisons en sorte que chaque animateur présente un concert pour montrer ce que cela peut donner par un professionnel.

 

L'atelier de ˝circle song˝ qui aura lieu à Cendras travaillera sur le jazz et le chant ethnique. Il s'agit de construire des improvisations à partir de phrases musicales qui reviennent en boucle, créant un cadre qui facilite l'improvisation. Cet atelier est animé par Hervé Aknin, un remarquable chanteur de jazz, qui a intégré le groupe Magma.

 

L'atelier ˝jazz et circle song˝ de St André de Valborgne, animé par Christophe Lombard, sera plus axé sur le jazz vocal mais abordera aussi les techniques du circle song.

 

L'atelier de chant commun est très largement ouvert. Il s'agit simplement d'apprendre un chant et tout le monde peut le faire, même ceux qui croient chanter faux. En réalité, il y a très peu de gens qui chantent faux. Il y a surtout des gens qui ont du mal à se lancer.

 

L'atelier de chant classique dirigé par Karen Kapferer s'adresse aux personnes qui aiment le chant lyrique, alors que l'atelier ˝sound painting˝ permet de découvrir une autre manière de faire de la musique. Le chef de chœur, Marc Sollogoub construit de la musique avec les choristes par une gestuelle particulière. Il s'exprime comme un peintre, mais avec une palette de sons. Il a beaucoup travaillé avec le fondateur de cette pratique, l'américain Walter Thomson. Là, il n'y a pas de logique d'harmonie. Il s'agit de créer de l'émotion par la vibration des sons. A chaque fois c'est différent, dans ce genre de musique, on ne peut jamais répéter deux fois la même chose.

 

Le Grillon : - il y a de nouveaux spectacles ?

 

PG : - Oui, nous essayons de renouveler les chorales avec trois chœurs qui viennent pour la première fois. Il y aura aussi un nouveau spectacle créé par Christophe Lombard, le ˝Swinging rendez-vous˝, avec les ˝P'tits matins qui chantent˝ : de la chanson française des années 30 à nos jours, de Trenet à Sanseverino. Armelle Bouchety fera la mise en espace, Murielle Holz jouera de l'accordéon, Andreas Johnes de la contrebasse.

 

Le Grillon : - Tout cela est-il gratuit ?

 

PG : - Non mais nous faisons en sorte que cela revienne le moins cher possible. L'atelier « chants communs » est gratuit, les autres ateliers seront à 5 €, et les concerts à 6 € tarif plein et 4 € tarif réduit, mais il ne faudra qu'un seul billet pour tous les concerts. Le spectacle final est gratuit.

 

Le Grillon : - Que représente l'Association l'Art Scène aujourd'hui ?

 

PG : - Cela fait plus de 20 ans que nous avons un rôle d'animation culturelle. Jusqu'en 95 l'association qui a été fondée par Andreas Johnes, ensuite rejoint par Christophe Lombard, a donné beaucoup de concerts à la Case à Tous. En 94, il y a eu la création de la chorale des ˝P'tits matins qui chantent˝. Puis, il y a eu un élargissement en 2001 quand Christophe et moi avons créé le festival ˝Y a d'la voix˝, au départ simple rencontre de chorales que nous avons rapidement étoffée. Nous nous sommes appuyés sur les chorales et les chanteurs amateurs, et nous avons toujours développé l'aspect formation. Au fil du temps nous avons acquis du matériel pour le son, l'éclairage, et le savoir-faire qui va avec. Nous recevons une aide de la municipalité, ce qui induit pour nous des devoirs. Nous nous impliquons comme relais pour des spectacles qui cherchent un point de chute ou une résidence, nous produisons des spectacles, et participons à de nombreuses cérémonies annuelles. La Régie bascule régulièrement des événements vers nous, et fait appel à notre participation pour les événements locaux, sous la forme de prestation technique (son, éclairage) ou administrative comme pour la la fête de l'Alto....

 

Aujourd'hui nous avons 5 chorales, le groupe vocal Quart de ton, le groupe Zig-zag tribu (musique festive et jazzy), le spectacle ˝América, me acuerdo˝, le trio Zonda qui fait de la chanson latino-américaine, et le duo P'tea Swing. Le site web de l'association www.l-art-scene.org donne des informations sur toutes ces activités.

 

Le Grillon : - Qu'apportez vous aux chorales ou aux groupes qui vous rejoignent ?

 

PG : - des salles municipales, une aide matérielle, une aide à la programmation, assurances, réductions pour les spectacles... Nous avons deux salariés permanents (mais à temps très partiel!), d'autres moins réguliers, et des bénévoles. L'association compte 150 adhérents, et adhère aussi à d'autres associations. Nous aimons ces adhésions croisées qui tissent des liens.

 

Propos recueillis par Monique et Gérard Feldman

L'Europ ! L'Europ ! L'Europ !

Le courant dominant de l'opinion veut que l'Europe soit un " grand machin " inefficace qui nous écrase sous des tonnes de réglementations inutiles. En réaction, toute explication, ou même illustration, de la démarche européenne est ressentie comme une justification éhontée. De nombreuses anecdotes renforcent ce point de vue car le positif et le négatif s'emmêlent toujours. Le Grillon se lance malgré tout dans un dossier " L'Europe vue d'ici "… en espérant susciter les réactions de ses lecteurs informés et concernés.

 

Localement, l'Europe se manifeste...

 

Par des aides agricoles :

DPU (Droits à paiement unique), primes à la brebis, à la vache, ICHN (Indemnité compensatoire de handicap direct)etc,

Aides agro-environnementales comme la " prime à l'herbe " par exemple, ou les contrat MAE (mesures agro-environnementales) quand un enjeu particulier justifie une démarche précise (date de pâturage, débroussaillement complémentaire au pâturage...) notamment la défense contre l'incendie et Natura 2000 (habitats naturels dont la conservation est prioritaire en Europe).

 

Il existe également des aides, couplées à celle de la Région Languedoc-Roussillon, qui permettent la prise en charge de travaux d'aménagement pastoraux comme les débroussaillements, les clôtures, les points d'eau pour l'abreuvement ou pour l'irrigation des cultures. Ces aides régionales sont aussi mobilisables pour l'installation des jeunes agriculteurs, pour aider à financer un bâtiment d'élevage par exemple.

 

Par des directives

La France par exemple a adopté la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (Lema) du 30 décembre 2006 ayant pour fonction de transposer en droit français la Directive cadre européenne sur l’eau d’octobre 2000, afin d'arriver à l'objectif de " bon état des eaux ", d’ici 2015. Ce qui se traduit notamment par des difficultés liées aux usages d'irrigation traditionnels.

 

Par des fonds structurels

FEDER (Fonds européen de développement régional), FSE (Fonds social européen), FEADER (Fonds agricoles pour le développement rural) sont des fonds européens qui sont utilisés conjointement avec un financement national et régional (ex. tableau ci-dessous).

 

Chantiers d'insertion (FSE) : 44 800,00 €

Telesanté (FEDER) : 440 000,00 €

Valorisation de l'agrobiodiversité végétale (FEDER) : 1 477 000,00 €

Pôle énergie : chaufferie bois de l'hôpital d'Alès (FEDER) : 900 000,00 €

 

Sources : www.europe-en-france.gouv.fr (projets exemplaires)

 

 

Pour mettre en oeuvre le FEADER (développement rural)  qui concerne particulièrement les Cévennes ont été créés des " GAL " (groupes d'actions locaux) qui réunissent des acteurs publics et privés représentatifs qui décident eux-mêmes d'actions à conduire dans le cadre des trois orientations européennes :

Axe 1 : amélioration de la compétitivité de l'agriculture et de la sylviculture,

Axe 2 : amélioration de l'environnement et de l'espace rural,

Axe 3 : amélioration de la qualité de la vie en milieu rural et promotion de la diversification des activités économiques.

 

Le Gal Cévennes couvre 171 communes rurales (cf. carte), il a privilégié l'axe 3 en finançant notamment des actions d'agro-foresterie, de promotion des villes-portes du territoire classé par l'Unesco, le site Internet " Manger local en Languedoc-Roussillon ", la rénovation d'un centre " Ethic-Etap " (tourisme adapté), la création d'une épicerie bio, une formation " ouvrier d'exécution en pierres sèches ", une radio locale, un caveau de dégustation, un réseau de randonnée pédestre, équestre et VTT etc (source : http://www.reseaurural.fr/)

 

Le montant total des fonds FEADER disponibles pour le GAL Cévennes sur la période 2007-2013 atteignait : 1 800 000 €. A mi-parcours (avril 2011) les 18 projets retenus manifestaient une grande disparité d'enveloppes, allant de 2 500 à 470 455 €, due à la l'hétérogénéité des dossiers : culture, développement économique, tourisme et services à la population.

 

 

Info pratique : Associations et Europe

 

Il ne faut pas sous-estimer la difficulté pour les GAL de mobiliser eux-mêmes ces fonds :

  • trouver des porteurs de projets crédibles,
  • monter des dossiers très élaborés,
  • rechercher les co-financements (locaux et nationaux) car aucun projet n'est financé par l'Europe seule,
  • suivre et évaluer les projets en cours.

Des associations proposent des formations pour formaliser des dossiers accessibles aux fonds européens : ex. http://acegaa.org/Panorama-des-financements-63

 

(La totalité du dossier sur l'Europe est à lire dans le Grillon d'avril 2014)

Sommes-nous en sécurité dans le Val de Salindrenque ?

Photo Midi-Libre
Photo Midi-Libre

Les statistiques de source préfectorale indiquent globalement une baisse de la criminalité dans le Gard pour l'année 2013. Elle constate ˝une baisse importante des atteintes aux biens ( - 7,9% ) et encore plus si l'on s'intéresse aux vols à main armée avec arme à feu ( - 24,1%). Les vols liés à l'automobile et aux deux roues diminuent de 17,6% et les cambriolages de - 12,9%.

 

La préfecture constate cependant une stabilité en ce qui concerne les atteintes à la tranquillité publique (+ 0,08%) et une légère hausse des atteintes aux personnes (+ 3,7%). Ces statistiques concordent-elles avec celles relevées sur le canton de Lasalle ? Nous sommes allés le demander au Major Canonge, chef de la gendarmerie locale.

 

Déjà dans le numéro du Grillon de février, nous vous avions présenté l'équipe des gendarmes qu'il dirige et la nature de leurs interventions sur le secteur de Lasalle et de Saint André de Valborgne.

 

D'après le Major, les évaluations faites sur notre secteur indiquent aussi une nette baisse des délits.

 

Sur le Val de Salindrenque, sans compter Thoiras (qui n'est pas couvert par cette brigade), la gendarmerie a constaté pour le premier trimestre 2014, trois atteintes aux biens ou dégradations, deux délits économiques et financiers et aucune atteinte à l'intégrité physique des personnes.

 

Si on compare ces données à celles de villes un peu plus importantes de la région, la différence est nette. Pour la même période, si on prend l'exemple d'une ville de 5900 habitants, les chiffres montent à 8 pour les atteintes à l'intégrité physique, 22 pour les atteintes aux biens ou dégradations, et 3 pour les délits économiques et financiers. Ils se chiffrent respectivement à 3, 16 et 2 pour une ville de 4000 habitants. Il y a donc toujours une différence entre la sécurité dans les petites villes et dans les villages.

 

Dans le Val de Salindrenque, il y a aussi une nette décrue de la délinquance par rapport à 2012 où on avait constaté 15 dégradations de biens, surtout à cause des tags à Lasalle. On ne constate aucune hausse du nombre de délits en été. Si la population est plus nombreuse, les maisons sont occupées. Les cambrioleurs attendent plutôt les périodes où elles se vident de leur occupants en octobre ou novembre. En été, ce sont plutôt les problèmes de voisinages, des questions de droits de passage ou de bruit intempestif qui dominent.

 

Pourquoi cette baisse de la délinquance ?

 

Le major Canonge souligne le rôle de la gendarmerie dans l'amélioration de la situation.

 

En 2012, des bandes qui organisaient des raids sur les maisons dans le but de voler des bijoux, des télévisions ou d'autres objets faciles à revendre ont été arrêtés. Certains mineurs locaux qui commettaient beaucoup de délits ont été envoyés dans des établissements spécialisés. La très bonne collaboration entre les Maires et la gendarmerie est essentielle pour favoriser le renforcement de la sécurité de tous. Et elle fonctionne très bien.

 

Si la délinquance itinérante est en baisse, il arrive malgré tout qu'il se produise des actes graves, parfois passibles d'une cour d'assise (coups et blessures, viols, extorsions...), qui peuvent être même commis au sein des familles, souvent sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants. C'est pourquoi les gendarmes agissent beaucoup contre les conduites en état d'ivresse, le consommation de cannabis - parfois chez de très jeunes gens - ou pour annihiler des plantations illicites.

 

Il faut aussi intervenir sur des affaires d'extorsions, notamment par le biais d'internet. Des sites comme le Bon Coin, sont parfois utilisés pour extorquer des renseignements utiles pour les cambrioleurs.

 

Mais les taches de la gendarmerie ne se limitent pas à traquer les délinquants. Elles sont très nombreuses et diversifiées et les effectifs ne suivent pas toujours. Chez nous, elle intervient sur un territoire de 20 282 hectares sur 13 communes et parfois avec l'aide d'hélicoptères ou de motos tous terrains.

 

Il s'agit non seulement de rechercher des délinquants, mais aussi de retrouver des personnes perdues dans la nature, des scouts ou des ramasseurs de champignons, d'intervenir sur des accidents de la route (2 accidents graves en 2013), de contrôler le respect de la réglementation en matière de chasse ou de pêche etc...

 

Il y a aussi les taches de prévention, telles que l'action en direction des écoles avec le permis piéton à Soudorgues et Lasalle. L'année prochaine, une action de prévention sera aussi menée en direction des CM2 sur les dangers d'internet.

Par ailleurs, une collègue renforcera notre action comme Technicienne d'Identification Criminelle de Proximité, elle vient de terminer un stage dans ce domaine. Elle pourra compléter l'action déjà en cours sur ce terrain par un collègue de Saint André de Valborgne.

 

Répondre aux multiples préoccupations des habitants et assurer une sécurité de proximité : une mission toujours évolutive pour cette équipe attentive, réactive et disponible.

 

Monique et Gérard Feldman

La citoyenneté est un art difficile, la vie communautaire aussi

Depuis janvier 2013 le " Val de Salindrenque " (canton de Lasalle jusqu'à 2015) est partagé en deux communautés de communes (que nous appellerons les " com.com ", pour abréger) et Alès-Agglomération (que nous appellerons : l'Agglo). En tant qu'organe d'information soucieux de balayer l'ensemble du territoire géographique auquel il se dévoue, le Grillon s'est intéressé aux démarches comparées de ces trois entités limitrophes pour ce qui est d'un élément vital au fonctionnement démocratique : la communication. Au passage, cela nous permettra de répondre aussi à une suggestion de nos lecteurs : vous informer " de ce qui se passe ailleurs "

 

Piémont cévenol

 

La com.com du Piémont cévenol (34 communes, 16 134 habitants, 91 agents fonctionnaires ou CDD) affiche dans son " Guide du Piémont cévenol " : " La communication s’inscrit au cœur du dispositif intercommunautaire et des compétences transférées par les communes. Mission transversale, elle assure l’interaction entre élus, agents et habitants en faveur d’une adéquation entre besoins, attentes et services rendus. Un projet intercommunal pertinent doit s’accompagner de transparence, d’information et de concertation. "

 

Cette ambition se traduit par un site Internet, encore à l'état de " chantier en cours ", mais où l'on peut déjà consulter les premières délibérations jusqu'au mois de juin 2013 compris. Celle de juillet, annoncée, n'est pas encore disponible en janvier 2014. (http://www.piemont-cevenol.fr/intercommunalite/le-conseil-communautaire)

 

Le contenu de ces délibérations, d'une lecture forcément austère, permet de comprendre de quoi est fait le quotidien du travail des délégués communautaires, quels sont les membres du bureau du Conseil communautaire, comment et par qui sont représentées les communes, quels sont les domaines dans lesquels la communauté de communes exerce les compétences que lui ont déléguées les communes.

 

Causses-Aigoual-Cévennes, terres solidaires (voir carte ci-dessus)

 

La com.com Causse-Aigoual-Cévennes Terres solidaires (15 communes, 5 745 habitants) ne possède pas encore de site Internet. On trouve pourtant un site qui porte son nom http://www.causses-aigoual-cevennes.org/fr/communaute-de-communes.php où il est mentionné au " coin des infos " : " Pour connaître les prochaines réunions de la communauté de communes ou télécharger le dernier compte-rendu " (cliquez ici) mais il ne s'y trouve, pour l'instant, que des informations touristiques et des " meilleurs voeux pour 2014).

Individuellement les communes ne font pas d'excès de zèle :

La commune de Lasalle n'a plus publié d'informations sur les délibérations communautaires depuis février 2013 soit la composition du conseil communautaire et les compétences obligatoires (aménagement de l'espace et développement économique) et optionnelles ou facultatives de la com.com : pour Lasalle, ces dispositions induisent que la crèche, l’office de tourisme, la médiathèque et le Pass sont gérés par la communauté de communes.

Sur le site de Valleraugue même déconvenue : seules quelques photos des réunions sont disponibles.

Saint André de Valborgne affiche toujours son ancienne configuration communautaire mais précise quand même que le canton est désormais intégré dans la com.com Causse Aigoual Cévennes Terres solidaires.

Bien sûr cela ne préjuge en rien de l'information directe qui a pu être faite auprès des citoyens lors de réunions publiques.

 

Alès Agglomération

 

L'agglo d'Alès (50 communes, 101 000 habitants) est évidemment d'une autre dimension et dispose de moyens d'information nettement supérieurs. En 2013 sept comptes-rendus de délibérations ont été publiés (le dernier datant d'octobre) sur : http://www.alescevennes.fr/portal/portal/ac/ales-agglo/conseil-communautaire/archives-des-deliberations-du-grand-ales.

 

En outre, le territoire est " arrosé " par un journal mensuel " Alès-Agglo " disponible sur papier et sur Internet, avec des information à caractère général, une rubrique par commune et un agenda. Un " projet de territoire " a été publié après 40 réunions ou ateliers, organisés en commissions thématiques :

  • ruralité
  • attractivité du territoire,
  • industrie-artisanat-commerce,
  • mobilités,
  • temps libre,
  • agriculture-viticulture-maraîchage-arboriculture

 

Présenté dans trois réunions publiques (500 participants sur une population de 101 000 habitants...) à Alès, St Maurice de Cazevielle et Saint-Jean du Gard, ce projet a été voté à l'unanimité le 3 octobre 2013 par les délégués à l'Agglo (cf encart ci-dessous)

 

Conclusion

 

Chacun peut se faire une idée, sinon des réalisations, au moins des ambitions, des thèmes soumis à la délibération des élus et de l'information diffusée aux citoyens, selon qu'on appartient à tel ou tel espace de vie communautaire.

Souhaitons que 2014 nous apporte, à cet égard, une remise à niveau bénéfique à ceux qui sont moins favorisés pour l'instant et, pourquoi pas, une démonstration de ce que les zones rurales de montagne peuvent, en matière de réflexion, d'esprit d'entreprise, d'innovation et de délibération démocratique et d'information, faire preuve d'innovation et de performance.

 

Michelle Sabatier

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus : le " projet de territoire " de l'Agglo d'Alès

 

Il y est fait d'abord un état des lieux-diagnostic du territoire :

évolution de la population : +11 %, selon qu'on se situe dans la ville, dans la " première ceinture " ou dans l'espace rural (où la population augmente le plus proportionnellement),

l'évolution de l'emploi par secteur avec un effet pondéré selon que le secteur emploie moins de 500 personnes (ex. l'immobilier), moins de 7000 (le commerce), ou des tranches intermédiaires. Les secteurs en croissance (tourisme/cafés-hôtels-restaurants + 69 %, services aux entreprises + 47 % et services privés + 37 % comptent respectivement entre 2 000 et 5 000 emplois. Le bâtiment et les travaux publics (2000 emplois) augmentent de 11% et l'industrie (5 000 emplois) diminue de 11 %. Il nous est précisé que la majorité des secteurs d'activité a connu une croissance entre 2008 et 2012.

Ces chiffres sont malheureusement entrés en collision avec les chiffres du chômage du 4e trimestre 2013 qui montrent que la région Languedoc-Roussillon affiche le plus fort taux de chômage de France métropolitaine soit 14,8 % avec les zones d'emploi les plus touchées en France : Agde 17,9%, Alès (17,3%) et Sète (17%).

 

Après ce diagnostic, les " opportunités du futur " envisagées par le projet sont donc quelque peu à relativiser même si, effectivement, l'attractivité démographique du Languedoc-Roussillon (surtout le littoral) se maintient (20 000 nouveaux arrivants par an) ce qui est aussi un facteur d'accroissement du chômage.

 

Reste à fixer les objectifs et les priorités :

développer un accueil efficace et moderne à l'attention des habitants, des entreprises et des visiteurs,

construire un territoire " singulier et pionnier " pour la qualité de son mode de vie,

innover, anticiper sur les mutations sociétales, économiques et industrielles...

 

Il est impossible d'entrer dans tous les axes stratégiques du projet de développement (sauf à remplir un Grillon entier !) aussi nous contenterons-nous de " l'innovation territoriale " illustrée par trois projets-phares :

le " Grand projet numérique Alès-Agglomération " : favoriser l'accès et l'apprentissage permanent aux usages de l'Internet et aux évolutions technologiques, via notamment le télétravail et la " mise en place d'une université virtuelle du XXIe siècle ".

Les applications territoriales des innovations sociétales : expérimenter les véhicules électriques, développer les énergies renouvelables, créer des logements HQE, BBC ou énergie positive etc.

Le projet " longévité 3e et 4e âge " : construction de logements adaptés, développement des services et de l'offre culturelle et de loisir.

 

La totalité du document est consultable en ligne (http://www.alescevennes.fr).

 

 

 

Réforme des rythmes scolaires

Photos Marie-Jo Fuster (Accueil de loisir)

Accueil et loisirs, un service municipal Lasallois au coeur de l'actualité

 

Le service municipal " Accueil de loisirs " est un service " au public " : en l'occurrence destiné aux enfants et à leurs familles. Accueil périscolaire, cantine et activités " extra-scolaires " (le mercredi et pendant les vacances) sont mis en oeuvre par une équipe (Marie-Josée, Laëtitia et Rachel)dans le cadre d'une volonté politique, appuyée sur un budget, dont le montant est fonction du taux d'encadrement réglementaire de ces activités (voir l'article sur les rythmes scolaires).

 

Il s'agit d'un service laïque, ouvert à tous, avec un projet pédagogique qui met en avant la responsabilité, l’autonomie, la créativité et la citoyenneté comme valeurs partagées.

 

Le projet pédagogique

 

Le projet pédagogique, établi pour une période de 1 à 3 ans, répond aux orientations fixées par la commune. Il se traduit par des objectifs et des actions explicites, périodiques ou exceptionnelles. Il est consigné dans un document (obligatoire) qui décline les moyens permettant d'atteindre les objectifs définis. Il tient compte des publics visés, des lieux et moyens disponibles, des motivations et compétences de l'équipe, et du budget disponible.

 

Par exemple, dans le cadre de l'action ‘Cap vers Dakar’, l'un des objectifs pédagogiques était de rendre des adolescents de 13 à 15 ans acteurs de leur projet pour viser une meilleure autonomie personnelle. Cela s'est traduit par une recherche d'auto-financement, partagée entre l'équipe et les jeunes, de façon à ce que tous soient dans la même démarche d'engagement. Plus quotidienne, l'élaboration de repas le mercredi avec les plus jeunes, est una autre action destinée à mettre les enfants devant un projet à leur mesure. Ils doivent faire preuve de motivation, acquérir un savoir-faire, et affronter des difficultés voire des dangers mesurés.

 

Le Ministère de la cohésion sociale, par l'intermédiaire de sa direction départementale, a habilité la structure à fonctionner sur la base de ce projet. L'habilitation est valable pour une durée de un an.

Le public

 

Les enfants ont entre 4 et 12 à 15 ans, appartiennent au milieu rural. Chaque enfant doit pouvoir évoluer dans les activités proposées : en fonction des inscrits elles sont adaptées selon l'âge, le niveau des connaissances préalables, la capacité de prise de responsabilité, le niveau d'encadrement etc.

 

Les activités " extra-scolaires "

 

Les locaux sont habilités pour accueillir 40 enfants. Pendant l'année il n'y en a en moyenne qu'une vingtaine mais lorsque l'effectif augmente en été il faut ajuster le nombre d'animateurs pour respecter la norme d'encadrement. Chaque semaine une thématique est définie (ex. les éléments : eau, terre, feu) et déclinée sous diverses formes en fonction des compétences de l'équipe : sur le plan scientifique, naturaliste, artistique, sportif, aménagements naturels etc.

 

Le péri-scolaire

 

Est " péri-scolaire " tout ce qui suit ou précède immédiatement le temps scolaire. Dans ce cadre l'Accueil de loisir encadre :

-de 7h45 à 8h50 : l'accueil des enfants le matin avant l'école

- de 12h à 13h20 la cantine (60 primaires en moyenne par jour sur 112 inscrits, avec 4 personnels d'encadrement et un agent chargé des tâches d’entretien) : pour les plus grands des tables " libres " de quatre, un choix possible de plats (les mêmes pour les enfants et les encadrants), cuisinés à la Maison de retraite et réchauffés, suivi par le nettoyage de la table ; tous les enfants ne mangent pas en même temps aussi la cantine est précédée et/ou suivie de jeux dans la cour.

- de 16h30 à 18h ou 19h : après ½ h de décompression, jeux libres et ateliers (activités manuelles) sans obligation, puis aide aux devoirs pendant ½ h seulement ; deux bénévoles viennent renforcer l'Accueil de loisir pour l'occasion dans un lieu aménagé pour changer de l'atmosphère de la classe et une organisation qui s'appuie sur l'aide réciproque (grands/plus jeunes). Il s'agit bien d'aide aux devoirs et pas de " soutien scolaire "  car les animateurs n'ont pas vocation (ni prétention) à enseigner les fondamentaux, d'autant plus que le vocabulaire, les méthodes, spécifiques à la démarche pédagogique de l'enseignant, risqueraient de ne pas être les mêmes et mettraient la confusion dans l'esprit de l'enfant 1.

- de 17h 35 à 19h : l'Accueil et loisirs accueille aussi 3 à 5 collégiens pour l'aide aux devoirs.

La formation des animateurs

 

Ils ont des diplômes d'animateurs " volontaires " (type BAFA ou BAFD) ou des diplômes de l’animation professionnelle" tels que BEJEPS (brevet) ou DEJEPS (pour la direction) qui correspondent à un Bac + 2 2. Mais ils ont pu faire aussi une VAE (validation des acquis de l'expérience) après quelques années de pratique. Pendant l'été le recrutement de personnels supplémentaires est fait en fonction des compétences recherchées (ex. " surveillant de baignade ", " moniteur de spéléologie " etc.) qui se traduisent par des brevets d'Etat.

 

Mais tout ne s'enseigne pas et, surtout, il faut s'enseigner à soi-même par l'expérience. Par exemple, dans un groupe, le piège consiste à oublier les enfants qui ne semblent pas en difficulté. Ceux qui acceptent les règles, ne parlent pas, ne s'agitent pas et ne se font pas remarquer : ils peuvent ainsi devenir " transparents " ! Au final l'enfant " sage " peut avoir des difficultés à s'exprimer, ressentir qu'il ne retient pas l'attention et donc qu'il n'a pas sa place parmi les autres.

 

Que va changer la réforme des rythmes scolaires ?

 

Les activité extra-scolaires n'auront peut-être plus lieu le mercredi matin si ce jour est retenu pour compléter la semaine scolaire : il y aura par exemple, en remplacement, une heure de périscolaire de plus de 15h30 à 16h30. Les habitudes vont donc changer mais plus encore, en fonction du nombre d'enfants inscrits, il faudra renforcer l'équipe pour respecter les quotas d'encadrement et avoir des propositions d’activités conformes aux objectifs visés par cette réforme.

 

En attendant la première étape consiste à faire un " projet éducatif de territoire " : le groupe de pilotage (commune, enseignants, parents d'élèves, associations, bénévoles...) qui va le définir doit se réunir le 6 décembre et s'organiser pour produire un PEDT d'ici le 28 février afin de l'envoyer à l'Education nationale.

 

La difficulté principale (sans parler du budget) sera d'ordre logistique puisqu'il faudra orienter et sécuriser le parcours et la répartition des enfants entre les différentes activités proposées.

 

C'est déjà une tâche et une responsabilité importantes qu'assurent les enseignants des plus jeunes et l'Accueil de loisirs : distinguer ceux qui restent pour le temps périscolaire, ceux qui partent, orienter ceux qui restent, savoir jusqu'à quelle heure, les préparer à sortir, savoir qui est autorisé à venir les chercher à la fin des activités... avec toutes les variables imprévisibles qui peuvent se présenter. Il ne faut pas oublier que, déjà, certains enfants restent à l'école de 7h45 à 18h à partir de 3 ans…

 

 

Michelle Sabatier,

avec la collaboration de Marie-José Fuster, directrice du Centre de loisirs.

 

 

La réforme des rythmes scolaires à Lasalle

 

Plusieurs réunions ont commencé à préparer l'application de la réforme des rythmes scolaires : initiées par la mairie de Lasalle, elles n'ont pas pour objectif de défendre ou critiquer la réforme mais de préparer son application quel que soit son devenir.

 

Paradoxalement la première difficulté vient de ce que l'école de Lasalle fonctionne bien, et ce depuis de nombreuses années : c'est ce que révèle l'a-priori favorable des professeurs du collège de St Hippolyte du fort lorsque qu'ils reçoivent, chaque année, leur petit contingent d'élèves lasallois. Cette bonne performance se traduit par une intégration aisée en 6e et une attitude ouverte aux autres, " pro-active " par rapport au parcours scolaire 1.

Cela est dû bien sûr à la qualité et à l'engagement du personnel enseignant, qui n'hésite pas à monter des projets pédagogiques, avec l'aide de l'Association des parents d'élèves. C'est aussi un effet des activités proposées toute l'année par l'" l'Accueil de loisir " financé par la commune (voir ce sujet).

Pourquoi changer ce qui marche bien ? Est-on bien sûr que cela va apporter des améliorations là où elles sont nécessaires ? Les effets induits seront-ils tous positifs ? On peut se poser la question mais la loi est votée et, dans ces conditions, il ne reste guère d'alternative que se mettre en ordre de marche pour l'appliquer.

 

Les difficultés

 

La loi voudrait permettre aux élèves d’apprendre dans de meilleures conditions, avec des cours s’étalant sur cinq matinées au moment où les enfants se concentrent le mieux, et avec des après-midi allégées. Mais son application ne fait pas l'unanimité entre les personnes concernées :

 

Passer aux quatre jours et demi coûte cher aux communes qui doivent financer des activités pendant les heures libérées de l’après-midi alors que jusqu'à présent ces activités, quand elles existent, étaient laissées à l'initiative des parents, dans le temps " extra scolaire ". Dans le cas de Lasalle l'Accueil de loisir est largement financé par la municipalité, avec une participation des parents, mais pour une minorité d'enfants (une vingtaine).

Les parents, notamment ceux qui travaillent, sont confrontés à des difficultés de ré-organisation de leurs emplois du temps. Dans leur majorité ils préfèreraient un mercredi matin travaillé plutôt qu'un samedi (le collège fonctionne déjà le mercredi et, le samedi, les familles divorcées ont des impératifs de visite parentale).

Les enseignants estiment être perdants en revenant à l’école une matinée de plus. Même si globalement leur nombre d'heures de cours ne diminue ni n'augmente, c'est une contrainte non compensée qui leur fait perdre un jour de liberté. Ils préfèreraient que la demi-journée d'école soit plutôt le samedi matin, afin de conserver une coupure en milieu de semaine. Ils sont en difficulté aussi quant aux responsabilités de chacun dans le relai entre enseignant et animateur : quel élève participe à quoi, qui reste en classe... Et enfin ils estiment que, au niveau national, la réforme va être source d'inégalité entre communes riches et communes pauvres.

Un consensus semble exister pour faire valoir qu'en maternelle, le rythme des enfants très jeunes n'est pas respecté quand ce ne sont pas les enseignants eux-mêmes qui assurent le péri-scolaire (période qui suit immédiatement les heures de classe) en provoquant une coupure en milieu de sieste.

Le périscolaire est entièrement du ressort des communes : l'objectif est de proposer, autant que possible, des activités qui élargissent les potentialités de découverte des enfants, notamment ceux des milieux les plus modestes. Il pose toutefois des problèmes de financement, de manque de locaux, d'éventail de propositions, de responsabilité, de disponibilité et de compétence des animateurs etc.

Une démarche ambitieuse de "Projet éducatif territorial " (PEDT) doit être mise en oeuvre dans chaque commune (ou à l'échelle de la Communauté de communes) sous l'impulsion d'un " comité de pilotage " qui doit réunir les parties prenantes.

 

Un autre facteur est à prendre en considération plus particulièrement lié au milieu rural : l'adaptation éventuelle des transports scolaires à ces nouveaux horaires et le coût que cela engendrerait (Conseil général du Gard).

 

Le financement

l'Association des maires de France estime le coût moyen de la réforme entre 100 et 150 € par enfant et par an par (beaucoup plus dans certaines communes... comme Nice).

 

L'Assemblée a voté une reconduction d'un an des aides aux communes pour la mise en place des nouveaux rythmes scolaires : 50 € par élève dans la majorité des cas, 90 euros par élève pour les communes urbaines ou rurales les plus en difficulté, c'est-à-dire éligibles à la " dotation de solidarité ". C'est le cas Lasalle qui a bénéficié, en 2013, de cette dotation.

 

La Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) prévoit aussi le versement d’une prestation spécifique aux communes qui auront décidé d’organiser les activités périscolaires en Accueil de loisirs (respectant les règles en matière de qualification des intervenants et de taux d’encadrement), dans la limite de trois heures par semaine (36 semaines par an), soit 53 € par
enfant pour l’année.
C'est le cas à Lasalle avec l'Accueil de loisir qui est agréé pour accueillir 40 enfants simultanément avec son personnel actuel.

 

Au total, dans l'hypothèse la plus favorable :

90 + 53 = 143 € par an et par enfant

soit moins de 20 000 € pour les enfants accueillis à l'école de Lasalle. Mais personne ne peut dire aujourd'hui si ces financements seront pérennisés les années à venir.

 

Actuellement le poste budgétaire (2013) du " Pôle enfance " de la commune de Lasalle est de 102 550 € (dont 80 500 € de salaires er charges sociales). La part de la commune représente 45 350 € (+ 3010 € pour la " Coopérative scolaire "), la participation des familles (modulée selon les revenus) : 25 000 €, celle la CAF/MSA : 32 200 €.

 

Le coût de la réforme des rythmes scolaires sera fonction du coût des nouvelles activités qui s'ajouteraient au périscolaire actuel et de l'élargissement de son offre à l'ensemble des familles.

 

Que fait-on ailleurs ?

 

Il n'est pas inutile de prendre des idées là où elles sont, tout en relativisant leur possible application en fonction des conditions locales. Actuellement dans les communes qui ont déjà appliqué la réforme, les PEDT prévoient :

 

des activités physiques et sportives : 31%,

des activités artistiques et culturelles : 30%,

pour le reste : jeux de stratégie (10%), lecture et écriture (10%), citoyenneté et développement durable (8%), ateliers scientifiques (6%), ateliers de langues (5%) et ateliers divers (histoire locale, rencontres inter-générationnelles, journal d’école, site internet, sensibilisation à une utilisation raisonnée des écrans, expositions, motricité, expression artistique découverte du livre)...

 

Les intervenants

 

59% sont des personnels employés par les mairies,

26%, les membres d’associations,

7%, des bénévoles,

6%, des enseignants,

2%, des jeunes bénéficiaires d’un contrat d’avenir.

 

Dans le Gard

 

Certaines écoles ont déjà mis en oeuvre, avant la réforme, des " Plans éducatifs locaux " (PEL) plus ambitieux même que les PEDT, puisqu'ils prennent en compte les besoins des 3-16 ans avec des partenaires institutionnels tels que : Jeunesse et sport, Caisse d'Allocations Familiales, Inspection académique, Conseil Général, Fédérations de Jeunesse et Education Populaire.

 

La poursuite de la réflexion

 

Les réunions vont se poursuivre jusqu'à ce que l'équipe de l'Accueil de loisir puisse finaliser la rédaction du PEDT commun. A l'heure où le Grillon " boucle " son numéro de janvier , l'hypothèse (qui n'est pas encore validée) serait que la classe s'achèverait à 15h30 excepté le mercredi où l'après-midi est libre. Les parents auraient donc le choix soit :

de récupérer leurs enfants à 15h30 pour un retour au domicile,

de les inscrire aux activités périscolaires de 15h30 à 16h30,

les faire participer aux activités extra scolaires hors de l'école, certaines pouvant débuter dès 16h00.

 

Pour les parents qui inscrivent habituellement leurs enfants à la garderie du soir, l'accueil sera assuré, mais ils devront les inscrire également aux activités périscolaires.

 

Le comité de pilotage qui a été constitué le 6 décembre représente les parties prenantes : l'Association des parents d'élèves (APE), l'équipe enseignante, l'Accueil de loisirs, les associations et la mairie. Il devra présenter ses propositions au Conseil municipal du 10 janvier 2014 qui statuera sur le choix de la demi-journée supplémentaire et des horaires de début et de fin de journée scolaire. Il fera remonter d'éventuelles réclamations aux instances décisionnelles sur les points de friction … qui ne manqueront pas d'apparaître. Le Grillon vous en dira plus début 2014.

 

Lasalle n'est pas la seule commune concernée dans le canton : qu'en est-il des écoles de Soudorgues, Thoiras, Monoblet ? Des lecteurs du Grillon peuvent-ils nous apporter des éléments d'information ? Localement seule Anduze a déjà intégré la réforme : il serait intéressant d'en connaître les suites.

 

Michelle Sabatier

15/11/13

Eco-dialogues du Vigan

Et si on en parlait ?

 

Les " Ecodialogues " 2013 sur le thème de la santé se sont terminés par deux ateliers suivis par une soixantaine d'auditeurs sur le thème :

 

" DE LA PERTE D’AUTONOMIE DES PERSONNES ÂGÉES... À LA FIN DE VIE "

 

Perte d'autonomie

Thierry Darnaud psychomotricien et thérapeute familial a travaillé une dizaine d'années en maison de retraite, il a participé à la création de différents univers spécialisés pour la prise en charge de patients Alzheimer. Aujourd'hui, il travaille dans un centre-mémoire où il accompagne les personnes âgées et les familles. Il est l'auteur de " Papé et sa maison de retraite " (cf encart)

 

Commençons par une bonne nouvelle : depuis 25 ans le pourcentage de " grands dépendants " n'augmente pas : 10 à 12 % de la population des plus de 80 ans. Et parmi ceux-là, seuls 10 à 20 % vont dans un établissement spécialisé. Voici trente ans l'âge moyen d'entrée en maison de retraite était de 71 ans il est aujourd'hui de 91 ans. L'humanité (occidentale) vit une réalité jusqu'alors inconnue : jusqu'au XXe siècle, on mourrait à tout âge, aujourd'hui on meurt (généralement) vieux et, si possible, en bonne santé ! Mais quand on gagne en espérance de vie, la " dépendance " va forcément avec. A partir de 82 ans en moyenne les capacités cognitives baissent (besoin d'aide à la décision) ce qui ne veut pas dire qu'on est " grand dépendant ". D'ailleurs, est-on jamais tout à fait " indépendant " ? Toutefois la dépendance bouleverse la relation affective...

 

Des " aidants " il y en a de plusieurs sortes :

  • des professionnels : aides ménagères etc,
  • les autres :

- le conjoint, premier " aidant ", a souvent le même âge et plus de 40 % des conjoints aidants meurent avant l'aidé car c'est une situation stressante et la mise entre parenthèse de leur santé engendre une surmortalité,

- les enfants (surtout les filles) qui sont dans une situation géographique qui les désigne pour cela, avec une histoire de vie qui engendre une obligation familiale de loyauté et parfois un métier qui prépare à cette fonction.

Actuellement des mouvements associatifs permettent à ces aidants d'obtenir un statut " d'aidant professionnel " rémunéré.

 

Comment la société va-t-elle faire face à la " peste grise " (sic 1). Tout est à inventer, les réponses actuelles sont insuffisantes (EHPAD) 2 car issues du modèle " hospicial " (médicalisé) et le personnel regarde les pensionnaires avec les lunettes qu'il a... si elles sont médicales c'est un regard médical. Quel modèle inventer : c'est à la société aux professionnels ensemble de le faire. Mais la dépendance fera partie de notre vie car... nous vivrons vieux.

 

Fin de vie

Sylvie BLANCHARD a été responsable de l’équipe mobile de soutien et de soins palliatifs 3, chargée de la création et la mise en place du comité d’éthique au Centre hospitalier d’Alès (2001-2009). Elle est actuellement responsable du service de soins palliatifs au CHU de Nîmes.

 

Seulement 25 % des décès ont lieu à domicile mais si 80 % des gens veulent finir leur vie chez eux, ils ne veulent pas forcément y mourir. Les rythmes de l'hôpital sont pourtant très contraints pour accueillir les proches, assurer du confort, fournir une équipe soignante présente et investie.

 

Un projet de fin de vie à domicile

 

Que souhaite le malade ? Les aidants, eux, ne souhaitent pas en général que le décès ait lieu à domicile. Il faut éviter l'épuisement et l'isolement : la maladie éloigne les autres et on ne veut pas " se montrer comme ça ".

 

Beaucoup des mourants sont seuls (notamment les retraités qui ont choisi le Midi pour leur retraite et sont loin de leurs familles) et quand les proches sont là, l' ont-ils vraiment choisi (c'est-à-dire décidé) : faire des soins, gérer son quotidien, envisager la suite... C'est compliqué, souvent l'aide arrive trop tard, et il y a une réticence à laisser faire autrui. En cas de difficulté à dormir, de souffrances, de cris , que le traitement n'a pas anticipés, la situation est insupportable : le résultat c'est l'épuisement.

 

L'équipe de soins doit comprendre :

  • le médecin traitant qui se sent parfois très seul à gérer des contraintes plus ou moins compatibles (souvent il n'y a pas de formation aux soins palliatifs et à la douleur dans le cursus universitaire, ni aux relations humaines, ni à la communication),
  • les infirmières qui doivent jongler avec les horaires, les nombres de passages, les déplacements, le temps, la formation qu'elles ont eue,
  • les auxiliaires de vie qui, elles, ont une formation en la matière, mais souvent pas de soutien personnel, rde éflexion collective, ni de recul sur le vécu à gérer,

l'équipe doit assurer la continuité des soins pendant la nuit, le week-end, les vacances .

 

Parfois un séjour temporaire à l'hôpital est une bonne chose (période de crise, traitement ponctuel d'un symptôme) : une ré-assurance, un répit, mais il faut gérer ensuite le retour qui nécessite une bonne organisation en amont (équipe mobile de soins palliatifs 4 et bénévoles d'accompagnement).

 

Mourir à domicile est " faisable " mais ce n'est un bon choix que si le domicile est très investi par le patient, s'il est confortable, si les aidants sont eux-mêmes aidés (aménagement du temps de travail, ménagement d'un " temps de répit " pour faire des activités ressourçantes, …) et si l'aide continue après le décès... Passer d'un rythme marqué par les interventions des infirmières, kynés, axillaires de vie à … plus rien, le vide, est très difficile à gérer. Un grand moment de solitude.

 

La maison de retraite est un lieu de vie, donc un lieu de décès

 

Il y a aussi ceux qui meurent en institution. En cas de problème pendant la nuit un gardien va-t-il prendre la décision de ne pas appeler le Samu (qui ira directement à l'hôpital) ? Pour cela il doit joindre le médecin traitant, qui doit avoir prévu pour chaque personne en Ehpad un dossier d'aide d'urgence (DAU).

 

La loi Léonetti

 

Elle a institué la possibilité d'enregistrer une " Directive anticipée " : ce qu'on veut ou pas concernant la prise en charge de sa maladie (dans le détail, pas seulement le refus de " l'acharnement thérapeutique " qui ne veut rien dire de précis). Un bémol toutefois : tant qu'on n'est pas malade, on ne sait pas précisément ce que cela signifie et il est difficile de l'anticiper. Valable trois ans (on peut changer d'avis). L'important est d'en parler avec son entourage : " donner les sentiments qui nous habitent et les valeurs qui sont les nôtres ". La loi évoque la " personne de confiance " que le médecin doit entendre mais qu'il n'est pas tenu de suivre en ce qui concerne la décision de continuer ou d'arrêter les soins. Le médecin a obligation de moyens devant la loi, pas de résultats. Aussi est-il bien que le dialogue soit ouvert aussi au médecin traitant qui peut se mettre au même niveau d'information que le médecin hospitalier.

 

 

Papé et sa maison de retraite, regards croisés sur le quotidien

 

Auteur  : Darnaud Thierry

Edition Chroniques sociales - 208 p - 19,80 €

 

Papé est un résidant virtuel d'une maison de retraite " standard " qui cherche à comprendre ce qu'il est amené à vivre tout au long d'une de ses journées. Avec lui vous pourrez rire ou être émus par les situations qu'il traverse.


 

Vous pouvez aussi vous interroger avec les " blouses blanches " sur les règles qui régissent la vie de ces univers et qui conditionnent leur travail. Elles ont la parole et sans chercher à se justifier elles nous disent les raisons de leurs agissements.


 

 

 

 

 

Michelle Sabatier

Janvier 2014

 

     Comité de rédaction

              du Grillon

 

             Président:

     Frédéric Bourguet

 

            Membres:

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Alain Chevallier

Guillemette Chevallier

Geneviève Lafoux

Philippe Marteau

Luc Meilhac

Pascale Pecqueur

Michelle Sabatier

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       ça y est : le Grillon 

    sort de son hibernation!

 

 

 






   

 Pendant son hibernation,

               le Grillon,

         toujours attentif

           à  l' actualité,

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       Si vous avez aimé le                         tome I  de 

       "Fous des Cévennes",

              ne ratez pas                               le Tome II.

      www.editions-Lacour.com

 

 Vu dans " l'Echo des Cévennes": le tome II de Fous des Cévennes" occupe la 5è place des meilleures ventes régionales selon le palmarès établi par la librairie                         Coularou 

     de Saint Hppolyte du Fort !                          (février 2015)

 

 

   

 

    


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