Edito de novembre / décembre 2017

 

Après un été d’une exceptionnelle sècheresse (à l’heure où j’écris ces lignes, toujours pas de pluie), que va nous réserver le climat automnal qui s’annonce ? De l’eau sans doute, en espérant qu’elle ne sera pas dévastatrice. L’eau justement, c’est le sujet sur lequel nous avons voulu nous arrêter un moment sans prétendre bien sûr à le traiter dans sa globalité. Mais vous y trouverez notamment un travail très accompli sur l’historique de nos canaux et fontaines, et pas mal d’informations  sur la gestion de cette ressource rare dans nos vallées cévenoles. Et puis cet éloge du gouffre Mourier... Ah nostalgie !

Au gouffre justement, c’est là que Maurice Sarthou, le peintre qui fait l’objet de notre « portrait » a rencontré sa future épouse. Un peintre amoureux des lumières du sud et qui fit de Sète son port d’attache, mais en revenant toujours passer quelques jours à Lasalle.

Enfin vous trouverez dans ce numéro les informations locales qui retracent en résumé la vie de notre vallon, et en particulier les suites de la concertation engagée sur le « bien vivre ensemble », une expérimentation sociétale intéressante qui nécessite du temps et de l’écoute. Pour qu’elle réussisse, il faudra aussi qu’elle débouche sur des actions concrètes.

Bonne lecture.

 

Frédéric Bourguet

 

 

 

 Edito de septembre/octobre 2017

 

Ce numéro du Grillon bruisse encore de l'écho de tous les spectacles qui ont animé l'été cévenol... Mais remarquez bien leur particularité : plutôt que de la consommation d'évènements, piochée au gré des goûts et des cloisonnements sociaux, ce sont pour la plupart des créations locales englobant un fort pourcentage de bénévoles, tant les " petites mains " organisatrices que les techniciens ou  artistes amateurs faisant bénéficier le collectif de leurs dons, compétences, bonnes volontés et énergies personnelles. Et voyez comme on peut agir et atteindre un public nombreux, attentif et parfois passionné en sachant associer professionnels et amateurs !

La culture est un goût contagieux, qu'il vaut mieux acquérir dès son jeune âge pour bénéficier de tout son potentiel d'énergie psychologique, c'est pourquoi le projet " MUSIC " de Viv'Alto peut venir compléter l'offre de formation déjà disponible en augmentant le pourcentage des jeunes bénéficiaires de l'éducation musicale.

Ce numéro est aussi l'occasion pour une jeune équipe de rédacteurs de s'interroger sur le " mal logement " qui affecte une partie de la population. L'habitat saisonnier en résidence secondaire est constitutif d'une certaine identité lasalloise pour les familles qui viennent périodiquement y retrouver leurs racines. Mais le " bien vivre " en Cévennes s'adresse à tous : composé d'accueil, de confort, d'harmonie du paysage et de convivialité, il ne devrait laisser personne au bord de la route. Il ne faut pas oublier ceux qui ne parviennent pas à accéder à un logement décent  : le dossier " Habiter Lasalle " évoque cet aspect délicat, des pistes de réflexion et d'amélioration.

 

F. B.

 

 

 

 Edito de juillet/août 2017

 

Juillet/août, la période où toutes les maisons du village et alentours s’ouvrent au soleil de l’été. Non pas que Lasalle soit vide hors saison, nous démontrons le contraire tous les 2 mois en rendant compte de la belle vitalité qui s’exprime ici tout au long de l’année. Mais c’est maintenant que résidants secondaires et vacanciers viennent profiter de notre belle nature. Et c’est pour les encourager à découvrir, au sens premier du terme, ce terroir Cévenol que nous avons choisi la randonnée pour thème de notre « dossier ». Vous y trouverez tout (ou presque) ce qu’il est nécessaire de savoir pour tracer de belles balades. Allez, en marche !….. 

Au delà des brèves et des infos locales qui rappellent l’essentiel de notre actualité, vous pourrez également apprécier la belle histoire de cette entreprise de Sumène, l’Arsoie, ou encore celle de la filature du Mazel à Valleraugue qui est en plein développement. Et bien sûr nous essayons de relater au mieux les suites des bien tristes évènements du printemps, et des pistes qui s’ouvrent pour faire en sorte que cela puisse très vite relever d’un passé révolu.

Bonne lecture et bel été à chacun d’entre vous, chers lecteurs !

 

FB  

 

 

 Edito de mai/juin 2017

Printemps chaud à Lasalle ? Au moment où j’écris ces lignes (début avril) il démarre assez fort avec les regrettables événements que nous évoquons dans ce numéro. Lorsque vous le lirez j’espère que  cela sera apaisé et que nous saurons les uns et les autres retrouver le chemin du respect de l’autre et du bien vivre ensemble. Nous habitons un village cévenol, préservé au moins par son environnement des turbulences urbaines et des violences qui l’accompagnent. Cela ne veut pas dire que nous devons ignorer cela bien sûr, ou nous en désintéresser, mais au moins sachons mesurer notre chance et raison garder !

 Vous allez dans ce numéro retrouver vos rubriques habituelles toujours bien fournies, des brèves à l’actu en passant par les différentes annonces des associations. Vous y découvrirez aussi un personnage attachant, «pur produit de la vallée de la Salindrenque » :  ElietteTardres-Lacassin, avec le récit d’une vie passionnante et riche de multiples activités.

 Vous entrerez aussi dans le monde des musiques de Lasalle, monde sans doute mal connu de pas mal de Lasallois mais pourtant bien réel et rempli de compétences et de talents. C’est l’objet de notre dossier.

 Bonne lecture à tous,

 

FB

 

 

Edito de mars/avril 2017

Le dossier « Démocratie » que nous avons publié dans le précédent Grillon daté janvier/février a suscité de nombreuses réactions, tant sur la forme que sur le fond. Certains ont loué l’esprit d’ouverture et  d’échange ressenti à la lecture, d’autres se sont plaints d’une « mise en page absurde » (…), d’autres encore ont formulé des commentaires, négatifs ou laudatifs, ou des suggestions sur tel ou tel article particulier. Tel était bien l’un des buts de ce dossier, but que nous poursuivons à chaque publication : favoriser le dialogue avec nos lecteurs. Seul bémol, personne n’a souhaité s’exprimer dans nos colonnes, l’occasion pour moi de redire qu’elles sont bien évidemment ouvertes à tous ceux qui veulent user d’un « droit de réponse », réagir ou tout simplement faire valoir publiquement un point de vue. Ce sera la prochaine étape …

Dans ce numéro de début de printemps nous vous proposons un dossier plus axé sur la nature avec la découverte du nouveau musée de Cendras (vallée du Galeizon), Biosphéra. Une lecture originale de cette visite sous le regard très particulier de Michelle Sabatier qui avoue « s’être bien régalée » ! A découvrir.

Dans ce numéro également d’autres informations sur le milieu naturel (notamment l’article d’Audrey Nogarède sur le frelon asiatique et ses ravages sur l’écosystème), le portrait d’un incontournable Lasallois, Jacky Fabaron, et toujours l’écho de notre tissu associatif, des nouvelles locales, bref un petit Grillon printanier qui vient s’installer à vos côtés pour un moment de partage.

Bonne lecture !

 Frédéric Bourguet

 

Edito de janvier/février 2017 

 

Et voici le nouveau Grillon pour 2017, avec un dossier particulièrement d’actualité, la démocratie ! Un choix ambitieux mais qui s’est révélé jour après jour de plus en plus judicieux, on ne parle plus que de ça !!! Et au delà même du contexte Français et de la prochaine élection présidentielle, c’est un sujet qui impacte en permanence le débat public avec tous les rebondissements, les imprévus, les situations inédites que nous constatons sans cesse. Dés lors, et sachant que ce dossier n’engage que les signataires des articles,  pourquoi le Grillon s’interdirait il d’en parler, d’exprimer des points de vue, de citer des exemples, bref de contribuer à sa façon à ce débat, tout en l’ouvrant à ses lecteurs ?  Aussi je vous invite à le découvrir et bien sûr à réagir, permettant ainsi à notre petit journal d’être plus participatif, plus démocratique quoi !

Compte tenu de la densité des contributions et de la difficulté à résumer les sujets traités, ce dossier nous a obligé à reporter certains articles des rubriques habituelles. Mais vous trouverez aussi dans ce numéro les informations locales auxquelles nous sommes tous attachés.

2016 s’achève, vive 2017 avec de nouvelles raisons d’espérer, au delà des difficultés et des vicissitudes, et de toujours croire en la vie !

 

Au nom de toute l’équipe du Grillon, bonne et heureuse année pour chacun d’entre vous.

 

Frédéric Bourguet

 

 

 

Edito de novembre/décembre 2016

 

En ce début d’automne je relis quelques pages du magnifique ouvrage « Cévennes, regards croisés » (cf. article de Camille Penchinat dans ce numéro), et j’ai envie de vous faire partager quelques courts extraits : « Regardez ce col du Salidès à l’automne, ces brumes au-dessus de la vallée du Galeizon, ce mont Lozère... Ce ne sont pas des paysages, ce sont des finistères, des littoraux... ce sont des voyages intérieurs dans lesquels chacun peut s’enfoncer à sa manière .... ». L’auteur aurait pu tout aussi bien évoquer le Fageas au couchant ou les genêts en fleur sur le Brion ! Oui, nous habitons un bien beau pays, particulièrement en cette saison où il se pare de tant de couleurs. Et notre village a retrouvé son rythme de croisière, plus calme, moins bruyant, plus authentique aussi peut-être, en parfaite concordance avec ces fameux paysages qui l’entourent, ces voyages...

 

Pour autant Lasalle demeure une commune vivante, animée, riche de toutes ses associations qui proposent tant d’activités, il suffit de consulter l’agenda des animations publié par la Régie pour s’en convaincre. Et participer bien sûr, tant chacun peut y trouver son compte.

 

La lecture du présent Grillon en constitue un autre témoignage au travers de ses différents articles. Et puis ce numéro sera entre vos mains pile au moment de la Fête de la châtaigne, un bel événement reconduit chaque année avec de plus en plus de participation et de réussite.

 

Alors pour moi oui, c’est un privilège de vivre en terre Cévenole, et il me semble que nous devons la respecter et la protéger. Comme nous devons favoriser le « vivre ensemble », nous, habitants de toujours ou nouveaux arrivants, tisser ce fameux « lien social » qui rend la vie plus belle et plus facile, et qui fait si souvent défaut dans ce monde chamboulé.

 

Bel automne à vous tous.

 

 

 

Frederic Bourguet

 

 

 

 Edito de septembre/octobre 2016

 

 Septembre, la fin de l’été, la rentrée, l’école ... L’école justement, et sa « refondation » dont il est largement question et qui constitue le dossier de ce numéro. L’école, l’enseignement en général, constitue en effet un acte majeur de la société : apprendre, réfléchir, analyser, comprendre, autant de facteurs indispensables pour avancer dans la vie et faire l’apprentissage de la citoyenneté.

 

Merci à Gérard Feldman pour l’analyse critique et approfondie qu’il fait de l’évolution de l’éducation nationale aujourd’hui, en exprimant avec force son point de vue. Bien évidemment nos colonnes sont ouvertes pour ceux qui souhaitent débattre ou argumenter autrement sur ce sujet majeur.

 

Mais ce numéro de rentrée traite également de bien d’autres choses, avec par exemple un article édifiant sur la vie des fileuses au 19ème siècle, ou encore un sujet sur les rapaces, véritables nettoyeurs de la nature ! Sans oublier notre « Portrait », consacré cette fois à Laurent Julien dit « Rambo », et toutes les nouvelles locales de notre beau petit pays.

 

A propos de pays, comment ne pas dire en quelques mots notre inquiétude et notre tristesse devant tant de drames, de barbaries, de déraisons ! Puissent la sérénité et l’histoire de nos Cévennes nous donner la force de résister aux sentiments de colère, de peur, de repli sur soi qui pourraient survenir devant tant d’horreurs. Au contraire, profitons de la vie paisible de notre village, au-delà de nos différences, pour lutter contre cette stratégie de la haine et être toujours davantage dans l’échange, le partage et le respect de l’autre.

 

Bonne lecture à tous.

 

 

 

Frédéric Bourguet

 

 

 

Edito  juillet / août 2016

 

Il y a juste un an, en juillet 2015, le Grillon reprenait sa route après une interruption de quelques mois ; avec une équipe presque inchangée, à la motivation toujours aussi forte, et avec la même volonté de publier un journal local indépendant de toute mainmise hors celle de son comité de rédaction. Seule la périodicité a été modifiée avec une parution bimestrielle. Depuis lors, nous avons constaté une moyenne de plus de 400 numéros vendus par parution, ce qui est un résultat encourageant au regard du bassin démographique concerné.

L’assemblée générale de l’association s’est tenue en avril dernier et a permis de dégager quelques pistes pour l’avenir : ne pas se limiter strictement à l’info locale, même si elle doit bien sûr rester majoritaire, mais traiter aussi de sujets qui font débat dans la société ; chercher la diversité de l’information en essayant d’avoir une plus grande diversité dans le comité de rédaction ; se rapprocher davantage encore du tissu associatif lasallois et créer du lien, avec les associations comme avec la population.

Ces orientations sont déjà en œuvre, mais elles ne se développeront pleinement que par une plus grande appropriation du journal par ses lecteurs. Prenez la parole, interpellez-nous, faites-nous partager vos connaissances, donnez votre point de de vue, écrivez-nous... Je sais qu’il n’est pas toujours naturel de s’investir même modestement dans un mouvement, sachez pourtant qu’ici les voies sont simples et multiples, d’une intervention ponctuelle à une implication dans la rédaction. Et c’est toujours une aventure enrichissante !

Bonne lecture

 

Frédéric Bourguet

 

 

 

 Edito mai / juin 2016 

 

Et nous voilà déjà dans cette période privilégiée du printemps où nombre de jeunes pousses éclosent et se développent, qu’il s’agisse de végétation ou … d’initiatives associatives ! Vous pourrez le constater aisément en parcourant ce numéro qui, de l’éco lieu de Durfort aux éco-voisins de Valleraugue, du redémarrage des jardins d’Emeraude aux multiples représentations de l’Art-scène, et jusqu’à cet incroyable « Après demain », rends compte de cette activité florissante. Sans oublier bien sûr le festival du documentaire « Champ Contrechamp », qui ouvre grand la saison et les portes de Lasalle. Oui décidemment ce val d’émeraude et ses alentours sont riches en évènements et manifestations, qui par leur diversité, sont susceptibles d’intéresser le plus grand nombre. Qu’il soit permis d’ailleurs, à l’habitant des villes que j’étais, de dire combien j’ai été surpris cet hiver de constater la réalité de cette vie associative et des nombreuses possibilités qui sont offertes au résident permanent. C’est une grande richesse que nous avons là, toutes ces animations ou initiatives au service de la rencontre et du partage, sachons les préserver et les rendre plus fortes encore.

Ce numéro traite aussi d’un dossier particulièrement en vogue aujourd’hui, le financement participatif qui permet d’assurer la jonction entre un porteur de projet et des épargnants soucieux de donner du sens à leur contribution. Cela peut intéresser des opérations d’envergure comme des projets plus modestes mais tout aussi dignes d’intérêt. Et notre petite région ne manque pas d’expériences en la matière avec par exemple « Repeupler les Cévennes » pour aider à créer de nouvelles ruches, ou restaurer la « Maison vivante des résistances », à Falguières (Maison Abraham Mazel) près de Saint Jean du Gard.

Enfin vous pourrez découvrir beaucoup d’autres sujets relatifs à notre village et alentours, avec également le portrait de Jean Pierre Buxo, notre accordéoniste patenté ! Bonne lecture

 

 

Frédéric Bourguet  

 

 

 

   Edito mars /  avril 2016

  Dés que le printemps revient », l’allongement des jours et le réveil de la nature accroit notre envie de vivre et nos raisons d’espérer. Je lisais récemment dans un magazine, chiffres à l’appui, combien ces raisons étaient fondées et je voudrais en citer quelques unes : sait on par exemple que malgré les apparences et l’effet amplificateur et dévastateur des médias nous vivons dans un monde moins violent ? Deux fois moins de meurtres en France dans ces 20 dernières années ! A t’on bien mesuré le formidable bond des connaissances ? Jamais nous n’avons été aussi instruits, et nos enfants encore plus que nous ! Avons nous oublié que l’on vit mieux et plus vieux qu’avant ? Avec une médecine toujours plus performante, une alimentation qui change de régime, une agriculture plus raisonnée !

 

La liste est longue du positif qui est devant nous, et l’excellent documentaire « Demain » projeté début février à Lasalle renforce encore ce sentiment d’optimisme. Allez, on avance ! Et du positif ou du porteur d’avenir, vous en trouverez dans ce numéro, avec par exemple ces associations qui expérimentent de nouvelles formes de développement, ou encore l’article sur les « Fablab ».  Un beau dossier aussi sur nos arbres marqueurs d’identité, un portrait sur Libertad, cette réfugiée Espagnole qui a bâti sa vie dans nos Cévennes …

 

Enfin notez notre souhait, plusieurs fois exprimé déjà, de favoriser un « journalisme participatif » en vous sollicitant vous, nos lecteurs, pour apporter et partager vos compétences sur telle ou telle information qui nous paraît intéressante mais pour laquelle nous sommes un peu démunis.

 

Bonne lecture

 

 

 

Frédéric Bourguet

 

 

 

 

Edito  janvier / février 2016

« Résister ! » Résister à la peur, résister à la colère, refuser l’inacceptable, chercher toujours le plus d’humanité, de tolérance, de partage. Résister, c’est le mot que je retiens pour continuer à marcher et regarder devant, en contenant mon désarroi.

Alors que chante le nouveau Grillon 2016, et qu’il nous informe en nous apportant aussi des bonnes nouvelles, car figurez-vous qu’il y en a ! Comme par exemple la création d’une nouvelle association sportive sur Lasalle, la valorisation des savoir-faire locaux ou bien l’installation d’un artisan. Nous pourrons aussi mieux connaître notre sympathique boucher Thierry, truculent personnage qui a bien voulu se faire tirer le portrait. Et plein d’autres choses encore, infos locales ou plus générales qui, j’espère, sauront répondre à vos attentes.

Dans ce but nous allons dès à présent augmenter notre pagination d'un cahier de 4 pages ! Preuve que l'information ne chôme pas ! Ni la volonté d’améliorer notre publication : pour être lus par une plus grande variété de lecteurs de tous âges, il nous faut plus de regards et plus d’ouvertures... Tout cela passe par un élargissement de notre équipe : venez y voir d’un peu plus près, nul besoin d’être journaliste, ou d’avoir des compétences techniques particulières, passez simplement un moment avec nous pendant le comité éditorial pour tester votre envie de participer ! Cela ne vous engage à rien mais vous verrez, c’est passionnant !

Toute l’équipe du Grillon vous souhaite une bonne année 2016.

 

Frédéric Bourguet

 

 

 Edito  novembre / décembre 2015

 

Chers amis lecteurs, à l’heure où vous lirez ce texte peut être nous serons nous rencontrés à la fête de la châtaigne pour parler de notre petit journal et des améliorations ou suggestions que vous souhaitez voir apparaître.  Ces échanges entre un comité de rédaction bénévole et ses lecteurs me paraissent en effet bénéfiques pour enrichir la publication et mieux répondre aux attentes. Sachez bien que la porte du Grillon et ses boites aux lettres vous seront toujours ouvertes !

Beaucoup de choses se sont passées dans notre village en ce début d’automne, et je voudrais revenir un instant sur la journée de lancement du Téléthon, le 19 septembre, Lasalle ayant été désignée ville phare 2015. J’y reviens car j’ai été touché par l’esprit de partage et de solidarité, la belle humanité en fait qui se dégageait de cette manifestation. En pleine période d’afflux massif de réfugiés, au moment où tant de souffrances humaines nous sautent au visage, il est encore temps d’espérer, d’entreprendre pour que la vie soit plus belle, ou moins moche !  Et l’organisation particulièrement conviviale et réussie de cette journée, ainsi que le beau discours de Nicole Daumet sur nos Cévennes, terre d’accueil et de tolérance, en portaient magnifiquement témoignage.

De cela nous vous rendons compte avec de nombreux autres événements passés, mais nous parlons aussi d’avenir avec l’évolution de la territorialisation et les prochaines élections régionales. Et puis bien sûr notre rubrique « dossier » sur l’agro pastoralisme et le « pacte pastoral ». Bonne lecture !  

 

                                                                                                          Frédéric Bourguet

 

 

 


 

Edito septembre/octobre 2015

 

    Voilà déjà que l’été s’en va ! Mais à l’heure de la reprise, des classes, des bureaux,des chantiers,

le Grillon est à vos côtés et vous adresse un petit clin d’oeil sympa avec le retour des troupeaux.

   Alors d’abord, nous sommes contents car votre petit journal local était visiblement attendu, semble t-il bien accueilli, et en tout cas bien vendu, avec 480 exemplaires tirés et autant d’achetés. Sans doute aurait-on pu même aller au delà. Ce chiffre est une indication encourageante, il faudra le confirmer,

espérant ainsi répondre au mieux à vos attentes. À ce propos n’hésitez pas à nous contacter, nous faire part de vos critiques, vos envies, et pourquoi pas contribuer en proposant un article !

   En attendant, nous vous livrons dans ce numéro des infos locales en essayant de coller au mieux à l’actualité, du nouveau maire de Soudorgues à l’ancienne usine Paulhan, mais aussi matière à débat et réflexion avec le dossier sur la réforme territoriale, celui relatif à l’école, et tant d’autres choses encore.

   Bref de la lecture, de l’info, du recul, du Grillon quoi. Et, comme nous vous l'indiquons, une super fête de la Chataîgne, le 1er novembre prochain, où le Grillon tiendra stand : une belle occasion de rencontre entre nous !

   Alors bonne lecture, bonne reprise, et à tout bientôt.

 

                                                                                         Frédéric Bourguet





Edito juillet / août 2015

 

   Au retour des beaux jours, le Grillon revient...

 

   Pour moi, le déclic s'est produit lors de la réunion publique organisée en mars dernier: une soixantaine de participants, pas si mal! Un vrai débat sur ce que peut être un journal local d'information, de nombreuses interventions marquant l'intérêt porté au sujet, de nouvelles personnes susceptibles de s'investir, les ingrédients de la reprise étaient là!

 

   Enraciné depuis toujours dans ce pays que j'aime tant, ma décision d'y revenir a fait le reste! Fidèle lecteur du Grillon, comment pouvais-je ne pas m'engager dans l'aventure de sa renaissance? Avec l'équipe de bénévoles qui porte le journal, nous avons pris le pari de redémarrer.

 

   Ce "Grillon nouveau" est toujours un journal indépendant, libre de toute mainmise extérieure, un journal local qui parle de notre vallée, ses hommes, son économie, les questions qui s'y posent. Mais c'est aussi un journal qui change: une parution bimestrielle, au moins dans un premier temps, et une forme évoluée.

 

   Toujours l'ambition de lancer des débats, de traiter des expériences locales qui marchent, loin du déclinisme qui mine notre société. Un journal sérieux et joyeux, voilà notre positionnement!

 

   Vous y avez toute votre place, en tant que lecteur et contributeur. L'aventure sera plus belle encore si nous arrivons à la partager ensemble.

                                                                                                                          Frédéric Bourguet



                                                                                                                  

   

  

Drôle de numéro

 

˝L'avenir du Grillon˝, tel était le titre d'un article du Grillon dans notre numéro d'octobre. Il était signé par son comité de rédaction et annonçait qu'après 4 ans révolus de bons et loyaux services, l'équipe actuelle et surtout son Président faisant office de Rédacteur en Chef, souhaitait passer la main. Nous partions du principe que le Grillon ne nous appartenait pas puisqu'il irrigue le Val de Salindrenque depuis 1979.

 

Après cet article, nous imaginions déjà, une armée de journalistes bénévoles se lever pour prendre la succession. Après bien des prises de contacts et bien des discussions - et malgré quelques renforts - ce n'est pas le cas. Il faut se rendre à l'évidence, le Grillon ne paraîtra plus à partir du mois de janvier. Le temps est venu pour lui d'entrer en hibernation.

 

En hibernation ? Oui, car nous ne nous résignons pas à une disparition définitive. Le Comité de Rédaction dans sa réunion du 10 novembre dernier, a décidé de suspendre sa parution en attendant que des solutions se dessinent. Il s'engage même à tout faire, pour favoriser cette évolution, en proposant le 7 mars prochain à 16h, une réunion débat publique, ouverte à tous, dont l'intitulé est explicite :  ˝L'avenir du Grillon – quelle presse dans le Val de Salindrenque ? ˝ L'Assemblée Générale de l'Association Le Grillon, éditrice du journal, décidera de sa dissolution ou de sa transformation. Il s'engage aussi à réfléchir sur la mise en place d'un blog du Grillon qui ne soit pas nécessairement lié au journal papier.

 

Au-delà de l'attachement sentimental certain de beaucoup à notre journal, il convient en effet de poser clairement quelles sont les conditions d'existence d'une presse associative de qualité.

 

Nous posons le postulat qu'elle doit d'abord être indépendante des pouvoirs locaux (Communautés de Communes, Conseillers généraux, Mairies), des pouvoirs politiques (divers partis et groupes partisans), des religions (paroisse, conseil presbytéral...), des commerces (pas de publicité), des entreprises ou associations culturelles... et même des clans invisibles mais très présents qui font l'opinion des uns ou des autres, des uns contre les autres.

 

Cela ne signifie pas du tout qu'il faille refuser l'expression de ces réalités qui font la vie de notre vallée. Au contraire, notre presse doit se mettre à leur service pour qu'ils ou elles expriment toutes leurs idées, qu'elles fassent connaître toutes leurs initiatives... mais à part égale et sans que personne ne soit favorisé ou au contraire ignoré. Nous avons même l'espoir un peu fou, que ce journal, lieu commun à tous, permette des rencontres, des échanges. Et dans nos songes les plus insensés, il nous arrive d'imaginer que ces rencontres et ces échanges puissent ouvrir chacun à l'autre.

 

Mais pour y parvenir sur un long terme, nous nous rendons compte qu'il faut aussi des moyens plus puissants que les nôtres pour tenir sur la longue durée, développer nos réseaux de relations, nos initiatives... L'écoute, la prise en compte de tous prend beaucoup de temps... et nous ne pouvons dépendre des aléas incontournables de la vie des membres de la rédaction. Se pose donc la question du professionnalisme, au moins partiel, qui paraît, à l'expérience, indispensable au bon fonctionnement de notre presse.

 

Notre hibernation va commencer. Nous ne sombrerons pas sous les rayons d'un sommeil de plomb. Nous espérons au contraire qu'elle soit l'occasion d'un sommeil paradoxal et léger, traversé de rêves et de belles idées qui offriront au Grillon les conditions d'un nouveau départ. Avec d'autres, passionnés des Cévennes et de leur avenir...

 

Le Comité de Rédaction




Edito de novembre 2014

 

 

La ˝der des der˝

 

Nous consacrons ce numéro au centenaire de la guerre de 1914-1918, cette guerre qui a fait 10 millions de victimes. C'était la ˝der des der˝, disaient-il. Mais non, ce fut au contraire la Première. Celle qui a inauguré, de manière encore un peu balbutiante, les massacres à l'échelle industrielle du XXème siècle. Tout le monde peu se tromper.

 

Pourquoi tant de souffrances ? Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Leurs baisers au loin ne les suivent pas toujours...

 

En avons-nous tiré toutes les leçons ? L'humanité peut-elle atteindre un niveau de civilisation qui lui permettrait d'éviter ces crises de folie ou cette folie fait-elle partie de notre humanité ? La Libre Opinion de M. André Teissier du Cros nous propose un point de vue sur la question.

 

Cette époque nous paraît à la fois proche et lointaine. Proche parce que nous ne nous sentons pas à l'abri de nouvelles catastrophes. Lointaine, parce que les contemporains de cette période ont disparu, et plus personne ne peut aujourd'hui raconter ce qu'il a vécu alors.

 

C'est pourquoi il nous a parut intéressant –en liaison avec le thème choisi par les organisateurs de la fête de la châtaigne 2014 – de consacrer ce numéro – à la Première Guerre mondiale, telle qu'elle a été vécue dans notre Val de Salindrenque. Nous remercions toutes les personnes qui ont bien voulu nous communiquer les documents de famille que nous avons pu utiliser, les personnes qui ont fait des recherches pour retrouver ce qui faisait notre actualité à cette époque.

 

Vous trouverez encore plus de lettres, de cartes postales de l'époque, si vous visitez l'exposition organisée à la médiathèque par le Club Cévenol et les Amis de la bibliothèque.

 

Mais l'actualité reste aussi présente. La vie des associations, la vie locale, et à nouveau le compte-rendu du Conseil Municipal .

 

Bonne lecture...

 

Gérard Feldman

 

 

 

 

 

Edito d'octobre 2014

 

Au pied d'un châtaignier

 

Ça sent la châtaigne, et c'est beaucoup mieux que de sentir le sapin.

 

Un jour, un Grillon rencontra un châtaignier.

 

Oh, que tu est grand et fort et comme tu sens bon ! Puis-je me reposer au pied de ta splendeur ?

 

Mais le châtaignier, ne remarqua pas ce petit insecte qui s'agitait à son pied. Il offrait nonchalamment ses longues branches aux caresses du vent rafraichissant de l'automne. Sans vraiment s'en apercevoir, l'arbre laissait aussi tomber ses fruits mûrs un peu n'importe où. Le pauvre Grillon dut s'employer à les éviter. Mieux valait éviter les piquants de bogues. Finalement, malgré tous ses efforts, il ne parvint pas à attirer son attention.

 

Et puis cela lui revint à l'esprit tout d'un coup. La stridulante bestiole se rappela qu'elle avait déjà vécu cette scène auparavant. C'était l'année dernière. Exactement à la même époque. Ce dont elle se rappelait très bien, c'est qu'elle avait réussi à attirer l'attention du châtaignier en participant à une fête en son honneur. Alors pourquoi ne pas recommencer ? Grillon qui s'en dédit.

 

C'est pourquoi vous pourrez découvrir dans ce numéro une large présentation de la prochaine fête de la châtaigne. Le Grillon sera présent avec d'autres associations dans la cour de la médiathèque. Nous nous ferons un plaisir de vous y accueillir, de parler avec vous de notre présent et de notre avenir (voir article du même titre), de vous proposer des numéros manquants à votre collection ou même le tome II de ˝ Fous des Cévennes ˝ avec plein de nouveaux portraits.

 

C'est pourquoi nous participerons aussi à l'exposition de documents du Val de Salindrenque sur la guerre de 14-18. Des lecteurs ont répondu à notre appel et nous pourrons proposer dans notre numéro de novembre des cartes, des lettres de poilus de nos villages, des témoignages sur la vie menée ici en leur absence.

 

Vous trouverez aussi le portrait de Jean-Claude Wollès qui participe très activement à la vie associative lasalloise et le bilan des deux fêtes qui ont occupé nos esprits à la fin du mois d'août : la fête de l'alto et la fête du rugby. Même énergie, même harmonie.

 

L’automne est là.

 

L'eau tonne en son cratère et les grillons se vendront à l'appel de ses lecteurs.

 

Gérard Feldman

 

 

 

 

 

Edito de septembre 2014

 

Voir venir les coups de foudre

 

Les cévenols ont connu bien des épisodes.

 

Chacun sait qu'il ne s'agit pas d'une série télévisée, mais de phénomènes météorologiques importants. Ils surviennent habituellement vers la fin de l'été ou au début de l'automne et ont déjà donné lieu, dans l'histoire, à des crues qui restent dans les mémoires. Le Grillon en a rendu compte en septembre 2013, quand nous avions publié un dossier sur les inondations de 1958 à Lasalle. A cette époque de l'année, ˝les eaux marines encore chaudes forment un réservoir de vapeur, alors que la région subit les premières coulées d'air froid venu du nord.˝ comme l'a expliqué Vahé Ter Minassian dans le journal Le Monde du 13/09/2012. Résultats ? Ces flux se heurtent aux reliefs et des masses d'air humide et instable en provenance du large s'accumulent et provoquent des orages répétés et de fortes pluies.

 

Cette année, nous avons constaté ces phénomènes dès le début du mois d'août, et même en juillet. Et il semble bien que nous touchions là du doigt, une manifestation avérée du changement climatique en cours sur notre planète.

 

La Méditerranée possède une géographie unique au monde en raison d'un bassin océanique fermé, d'un relief marqué, d'un climat très contrasté et d'une population très dense. On sait déjà comme le dit Philippe Drobinski, directeur de recherche au CNRS et professeur à l'école polytechnique, que ce ˝bassin va s'assécher et ses ressources en eau diminuer, mais˝, on sait aussi que ˝dans le même temps les événements hydrologiques extrêmes, comme les pluies intenses vont se multiplier˝.

 

Ce scientifique coordonne un projet qui répond au doux nom d'HyMex, avec Mme Véronique Ducrocq (CNRM). Il s'agit d'˝améliorer la compréhension et la modélisation du cycle de l'eau en Méditerranée, avec un intérêt particulier porté sur la prévisibilité et l'évolution des évènements intenses associés au cycle de l'eau.˝ Cette recherche, dotée d'un budget de 8 millions d'euros, est prévue sur la durée d'une décennie de 2010 à 2020.

 

Il s'agit de mieux prévoir l'importance des crues et des étiages que subiront à l'avenir les rivières, de mesurer les quantités d'eau disponibles à l'échelle d'une région. D'autres études sur l'eau, se font à la station CNRS de St Christol les Alès avec l'ingénieur et chercheur Jean François Didon Lescaut. Elles indiquent elles aussi la réalité du réchauffement.


De quoi faire réfléchir les populations et leurs élus sur les futurs projets d'urbanisme, sur la politique de l'eau et sur ses priorités.

 

Mais le Grillon lui, ne prend pas l'eau. Il a publié le Tome II de Fous des Cévennes, Ses coups de foudres vont aux activités multiples de nos associations et artistes, nous poursuivons nos rencontres avec les personnes très intéressantes qui peuplent et animent notre Val de Salindrenque. Ce mois-ci vous pourrez lire le portrait de M. Joël Treiber.

 

Gérard Feldman

 

 

Edito d’Août 2014

 

˝De la musique avant toute chose...˝ (Verlaine)

 

Le neurologue Oliver Sacks, professeur à l'Albert Einstein College de Médecine et à l'université de New York a publié un livre intitulé Musicophilia. On y trouve cette histoire très étrange. Un dénommé Jon S., un gros costaud de 45 ans se rend comme d'habitude à son travail le lundi matin. Ce type-là n'aimait pas la musique classique. Il était incapable de reconnaître un air, même quand il l'avait déjà entendu, et encore moins de le fredonner. De toute façon, il trouvait que ˝ le violon ressemblait à un miaulement de chat. ˝

 

Vous ne devinerez jamais ce qui lui est arrivé.

 

Il va chercher un objet dans un débarras et là, dans ce misérable local, il entend une musique ˝classique, mélodique, très belle, apaisante... vaguement familière˝. Après ça, il s'est évanoui, totalement inerte. Le professeur Sacks lui a demandé de l'appeler si par hasard il entendait ce morceau et s'il le reconnaissait. Quelques temps plus tard, son patient avait entendu ce morceau à la radio. Il avait noté qu'il s'agissait d'une suite de Bach pour violon seul. En fait, ces épisodes musicaux annonçaient chez lui des crises d'épilepsies.

 

Pourquoi je vous raconte cette anecdote dont vous n'avez rien à faire ? Parce que nous consacrons une grande partie de ce numéro à la présentation de la master classe d'alto, de harpe et d'accordéon qui se tiendra à Lasalle à la fin du mois d'août. De la musique classique, mais pas seulement... Il y aura aussi une création mondiale de Marc Marder, le très célèbre compositeur de musique de films, pour altos et accordéons, avec projections de films... Ce sera pour tout le monde l'occasion d'aller écouter des concerts, et en particulier pour celles et ceux qui n'y sont jamais allés. Pour une fois, ce sera la porte à côté, et l'entrée sera libre, la participation aux frais aussi.

 

Mais j'entends d'ici un nombre certain d'entre vous dire : ˝j'aime pas la musique classique !˝

 

L'histoire ci-dessus devrait pourtant faire réfléchir. Même les personnes les plus réfractaires à la musique classique la retrouve au plus profond d'eux-mêmes. Il semble que des personnes psychiquement très atteintes, et qui ne sont plus capables de répondre à aucun appel (maladie d'Alzheimer par exemple) restent sensibles à la musique, signe essentiel de notre humanité. Le professeur Oliver Sacks conclut lui-même son livre par ces mots : ˝la musique n'est pas un luxe, mais une nécessité˝. ˝Elle a le pouvoir de rendre (les malades mentaux) à eux-mêmes et à autrui pendant quelques instants au moins˝. Et si elle a ce pouvoir sur des êtres douloureusement atteints, n'en a-t-elle pas d'autant plus sur ceux qui ne le sont pas ?

 

Alors pourquoi ne pas profiter de ce moment de grâce à Lasalle, pour prendre un grand bol d'humanité ? Ce n'est pas tous les jours qu'on a la visite de très grands interprètes mondialement connus.

 

Mais bien entendu, les musiques sont diverses et le Grillon continue de diffuser la sienne toujours aussi stridulante.

 

 

Gérard Feldman

 

 

 

 

Edito de juillet

 

Feux d'armistices

 

Devant nous s'annonce la fête du 14 juillet.

 

Bal, musique, pétards et feux d'artifices. Merci le Comité des Fêtes qui travaille dur pour nous offrir ces belles distractions pour tous les publics ! Vive le 14 juillet 1790, puisque c'est bien son anniversaire que nous célébrons. Belle occasion de promouvoir l'identité française.

 

Rappelons-nous, à cette occasion le nom de cet illustre député : Guy-Jean Baptiste Target. Qui est-il me direz-vous ? On ne l'a jamais vu par ici. L'historienne Sophie Wahnich dans son livre ˝L'impossible citoyen. L'étranger dans le discours de la Révolution française˝ nous rafraichit la mémoire.

 

Les 30 avril - 2 mai 1790, le décret Target est voté par l’Assemblée nationale. Il décide que les étrangers établis en France «seront réputés Français et admis, en prêtant le serment civique, à l’exercice des droits de citoyen actif après cinq ans de domicile continu dans le royaume, s’ils ont, en outre, ou acquis des immeubles ou épousé une Française, ou formé un établissement de commerce ou reçu dans quelque ville des lettres de bourgeoisie».

 

La Marseillaise, elle, demandait ˝qu'un sang impur abreuve nos sillons˝. Ce n'était pas celui des étrangers, ni même celui des ennemis de la République, c'était seulement - si l'on peut dire - le sang impur des roturiers qui la défendront. A cette époque, seul le sang des nobles était réputé pur.

 

Ces valeurs de la liberté, de l'égalité et de la fraternité pour tous ont fait le rayonnement de la France dans le monde. Nous les célébrerons ce jour-là. Ces mêmes valeurs sont célébrées à Lasalle avec la commémoration de la bataille de Cornély le 15 juin dernier, et la traditionnelle journée des Pitchounets en faveur des enfants handicapés... 

 

Le 31 juillet, autre anniversaire. Et pas n'importe lequel. Un centenaire. Le 31 juillet 1914 Jean Jaurès était assassiné par Raoul Villain d'un coup de revolver au café du croissant, rue Montmartre à Paris. Celui qui s'opposait de toutes ses forces à la guerre, fut le premier mort de la Première Guerre Mondiale qui débuta le lendemain. Le premier mort d'une liste qui en compte 18 millions 600 000 autres, et 6 millions et demi d'invalides. En 1919, Raoul Villain fut acquitté. La veuve de Jaurès dut payer les frais du procès. Il n'était plus question de liberté, d'égalité et encore moins de fraternité. La haine des nationalismes avait conquis ˝l'Europe vêtue de petits feux multicolores˝ (Guillaume Apollinaire). Elle n'allait pas s'éteindre. La Seconde Guerre Mondiale battra tous les records de la Première. Chacune de nos communes, beaucoup de nos familles en portent encore les traces.

 

Alors pourquoi ne pas faire de nos feux d'artifices, des feux d'armistices permanents ? Peut-être nous permettraient-ils de réfléchir aux conditions de la paix...

 

Gérard Feldman

 

 

 

 

Edito de juin 2014

 

 

Bon d'accord, c'est le mois de juin, et il faut que je fasse un édito pour ce mois ci, comme pour tous les autres mois de l'année. Les municipales sont terminées, les européennes aussi, mais au moment où j'écris je ne connais pas les résultats dans notre cher Val de Salindrenque. Il y aurait sûrement de quoi dire,

 

Mais, voyez le Grillon de la couverture ! Comme il est heureux de gambader dans les prés. L'herbe haute lui chatouille les narines et il est tout prêt de batifoler. On l'imagine striduler au festival ˝ Y'a d'la voix ˝à en perdre haleine. Ah ! striduler dans les ateliers, striduler dans les concerts, quel pied ! Merci l'Art scène pour ce moment de plaisir qui dure depuis maintenant 13 ans. On vous donne tous les détails avec Pierre de Goërs, un des piliers bien connu de ces réjouissances.

 

Une façon d'accueillir nos hôtes qui deviennent toujours plus nombreux avec l'été qui se profile. L'accueil, l'hospitalité une valeur sûre qui ne se confond pas avec le tourisme de masse.

 

Dans les années 40, Jacob Rotenberg fut accueilli parmi d'autres juifs traqués par les nazis et leurs collaborateurs français. Il ne venait certes pas pour visiter... Mais il a apprécié cette hospitalité lasalloise et il a dit merci comme tant d'autres l'ont fait. Dans une lettre dont nous publions des extraits, il nous raconte un moment fort de l'histoire de Lasalle, comme il l'a perçu. Cette solidarité lui a donné le courage et la force de partir combattre à son tour la barbarie. Bel hommage aux héroïques combattants de Cornély dont nous fêtons au cours de ce mois de juin le 70ième anniversaire.

 

En ce mois de juin là, l'ombre rongeuse des souffrances se mêlait alors aux rayons du soleil.

 

Cette ténacité, dans un contexte tout différend, nous la retrouvons dans le portrait de M. Jean-Claude Rousset qui porte au-delà de la retraite un projet qui lui tient profondément à cœur dans sa vie professionnelle comme dans sa vie citoyenne. Et, nous la trouvons aussi, pourquoi pas, dans la volonté de l'équipe du Grillon de pérenniser mois après mois notre publication. A ce propos, vous trouverez le compte rendu de notre Assemblée Générale qui a mis au cœur de ses préoccupations, notre capacité à échanger, à partager, y compris, et surtout lorsque nous ne sommes pas d'accord. Comment peut-on vivre ensemble, sans cette exigeante volonté ?

 

Nous espérons donc qu'au moment où vous nous lirez, même si vous êtes bercés par les chaudes caresses du soleil d'été, vous ne dormirez ˝ qu'à demi d'un sommeil transparent. ˝ (Victor Hugo – nuits de juin).

 

Gérard Feldman

Edito de mai 2014

 

Où sont les électeurs ?

 

Les élections municipales sont passées. Mais se sont-elles bien passées ? Pour le savoir, rien de tel que l'analyse des résultats. Prenons les résultats en nombre de voix, c'est beaucoup plus parlant qu'en pourcentage.

 

Nous avons pu compter à Lasalle 218 abstentions et 77 votes blancs ou nuls soit 295 électeurs sur 906 inscrits, qui ne se prononcent pas ! La liste majoritaire du Maire sortant recueille 372 voix et la liste d'opposition 239. En comparaison, aux élections municipales de 2008, il n'y a eu que 175 abstentions et 15 blancs ou nuls sur 927 inscrits !!!

 

Est-ce la faute au nouveau mode de scrutin  ? Cela a sans doute joué. Mais pas seulement car on retrouve des taux d'abstentions, de votes nuls ou blancs importants dans la plupart des autres communes du Val de Salindrenque.

 

Est-ce parce que les listes en présence ne répondaient pas à l'attente des électeurs ? A chacun d’interpréter, les faits eux, sont bien là.

 

La Grillon aurait aimé que les candidats débattent ˝ sur˝ nos colonnes. Nous aurions même pu le chanter, un peu à la manière du regretté Claude Nougaro : ˝dansez sur moi, dansez sur moi... ˝... ˝ débattez sur moi, débattez sur moi... ˝ Surtout à Lasalle, où pour la première fois, nous devions voter pour des listes et non pour des candidats. La liste du Maire sortant a utilisé cette possibilité, mais sans que l'autre liste lui réponde.

 

Bien sûr, le débat aurait pu avoir lieu ailleurs que dans le Grillon. Nous en aurions été ravis.le Grillon ne prétend aucunement détenir l'exclusivité de la vie démocratique.

 

Mais où a-t-on parlé de la cohérence de nos communes aujourd'hui dispersées dans trois communautés de communes ? Où s'est-on préoccupé des enjeux en matière d'urbanisme et d'écologie, de la manière dont nos villages souhaitent être perçus, de la démocratie locale ? Ni dans le Grillon, ni ailleurs.

 

Cette carence, ce déficit de la parole, a joué un rôle majeur dans la bouderie des électeurs.

 

En attendant, et même si les premiers concernés ne le font pas, nous pensons devoir continuer à éclairer nos lecteurs sur les prochains enjeux électoraux.

 

Concernant les prochaines échéances, les Européennes, nous avons déjà proposé un article en avril sur le sujet. Dans ce numéro de mai, une ˝ libre opinion ˝ complète l'information. Nous souhaitons en effet – et sans nous faire trop d'illusions – que les électeurs se déplacent massivement pour ce prochain scrutin, car l'avenir de l'Europe conditionne en grande partie le notre.

 

Comme vous le constatez, pour le Grillon les débats continuent.

 

 

Gérard Feldman

 

Edito d'avril 2014

 

 

Et voici le Grillon nouveau

 

Non, vous n'avez pas la berlue ; non ce n'est pas un Grillon d'avril ; oui le Grillon a changé. Tout beau, tout neuf... Vous ne trouvez pas ? On dirait presque un magazine : le Grillon, le magazine du Val de Salindrenque ! Notre insecte favori a même mis un smoking pour l’occasion. On attend avec impatience vos impressions.

 

Quel est le secret de cette transformation ? Un changement dans nos modalité d'impression.

 

Jusqu'à présent, et depuis trois ans, nous tirions nous mêmes le Grillon sur la photocopieuse de la Mairie à la Régie de coordination. Après un réel soutien financier de la Mairie durant la première année, notre succès, a conduit nos élus a augmenté significativement le loyer mensuel que nous avons toujours régulièrement payé.

 

Ce loyer devait être encore renégocié ce mois d'avril et atteindre une somme annuel d'environ 3000 € : un montant à peine moins cher qu'un tirage professionnel. Nous avons donc choisi l'entreprise Top Office d'Alès dont les tarifs nous paraissaient compétitifs avec une qualité d'impression supérieure.

 

Ce changement nous permet aussi de réaffirmer notre liberté totale vis-à vis de toute institution, parti, religion ou entreprise commerciale... Nous sommes une association de bénévoles dont le seul but est de favoriser l'échange d'informations et d'idées entre tous les habitants du Val de Salindrenque. De ce fait, nous sommes totalement indépendants de la Municipalité de Lasalle à laquelle nous ne demandons aucune subvention particulière.

 

Notre calendrier d'impression devenant plus strict, vous ne trouverez pas dans ce numéro de compte rendu des résultats des élections municipales dans nos communes. Les quotidiens s'en chargeront avec plus de détails et plus de moyens. Nous ne doutons pas que vous pourrez vous informer facilement sans nous, mais nous y reviendrons le mois prochain.

 

Par contre nous pouvons vous apporter dans ce numéro une information – réflexion sur les futures élections européennes, la suite du portrait de Dominique Cardon et le renforcement de nos liens avec les jeunes grâce à notre concours d'écriture et à l'insertion d'un nouveau numéro junior, en collaboration avec l'école de Lasalle.

 

Si notre Grillon pouvait contribuer à donner aux jeunes l'envie d'écrire, cela justifierait à soi seul notre existence.

 

Gérard Feldman

Edito de mars 2014

 

Deux dates vont marquer la vie de nos villages au cours de ce mois de mars. Dans l'ordre chronologique  : le carnaval du 22 mars et les élections municipales les 23 et 30 mars. Quoique certains peuvent en penser, ces deux événement sont totalement distincts l'un de l'autre.

 

Le carnaval permettra à chacun, en se déguisant, de donner corps à leurs rêves, dans la joie et la bonne humeur du printemps renaissant.

 

Les élections permettront à chacun, en votant, de donner corps à leurs rêves, dans la joie et la bonne humeur du printemps renaissant.

 

Du moins ce serait le cas, pour les élections, si nous vivions une période de confiance dans la démocratie comme nous avons pu en connaître dans le passé, et spécialement lorsque le suffrage universel (mais seulement pour les hommes) se substituait en 1848 au système monarchique de droit divin.

 

Aujourd'hui, la démocratie vacille parce que les élus n'apparaissent plus comme des représentants au service du peuple, mais comme des privilégiés. Ils illustrent souvent la fameuse formule  : ˝  leurs promesses n'engagent que ceux qui les écoutent  ˝ (Henri Queuille). C'est moins vrai pour les élus communaux. Et puis, chacun se demande si c'est vraiment dans les assemblées élues que les choses importantes se décident...

 

A Lasalle, la méfiance est aggravée par le changement des règles électorales. Le système qui permettait de rayer des noms et de voter pour des femmes ou des hommes dans lesquels nous avons réellement confiance est aboli. Comme dans les grandes villes, nous allons voter pour des listes. Si listes il y a, car au moment où j'écris, seule la liste du maire sortant est réellement constituée. Et si c'est le cas nous n'aurons donc même plus de choix.

 

La démocratie est malade. Des lobbies divers et variés en profite pour tenter d'imposer leurs intérêts particuliers. Les uns crient très fort contre les autres. Dès lors, la question se pose  : faut-il l'euthanasier ou la sauver  ? Est-il préférable de se soumettre à la loi d'un plus fort qui imposera sa dictature en se passant des élections ? Faut-il réfléchir au moyen de redonner vie à une démocratie qui ne se réduise pas à la dictature d'une majorité sur une minorité  ?

 

Ce n'est pas qu'une question d'institutions, mais avant tout, une volonté de vivre ensemble. Vivre ensemble  ? Fin mars, nous pouvons montrer que nous le voulons, en allant voter dans nos villages, y compris s'il n'y a qu'une seule liste. Au-delà pourquoi ne pas réfléchir à la manière d'associer les habitants aux projets d'intérêt commun  ?

 

Gérard Feldman

Edito de Février 2014

 

Pourquoi tant d'amour à la Une ?

 

Vous le savez le mois de février, c'est le mois de la fameuse St Valentin. Même pour ceux qui ne croient pas aux saints, le mois de février est un mois propice à l'amour, à la fécondité, il annonce déjà la proche fin de l'hiver. Les anciens le savaient bien puisqu’ils célébraient déjà dans l'antiquité la fête du mariage de Zeus et de Héra chez les grecs ou les Lupercales ou fête de la fécondité chez les romains.

 

Pourquoi parler d'amour dans tous les langues et à tout le monde et pas seulement à son amour préféré ? C'est une évidence : bien sûr l'amour est universel, même s'il peut s'exprimer de manière particulière selon les cultures. Ce qu'on sait moins, c'est que la Saint Valentin est aussi une fête de l'amitié et qu'il n'est pas rare, dans beaucoup de pays, d'envoyer des cartes à une dizaine de personnes. Celles qu'on aiment...

 

Oui, le mois de février, nous appelle à l'amour. Ce n'est peut être pas inutile quand le Cevipof ( Centre de recherches politiques de Sciences Po) a rendu public son cinquième baromètre sur l'état d'esprit des français : ˝Il y a un phénomène d’usure, de dépression collective et de blues chez les citoyens˝, observe en préambule Pascal Perrineau, ancien directeur du Cevipof. Il en ressort notamment que 24% pense qu'il faut s'ouvrir d'avantage sur le monde alors que 46% pense qu'il faut d'avantage se protéger. De quoi faire réfléchir sur notre actuelle ouverture aux autres !

 

On se surprend alors à penser : dommage que février soit le mois le plus court de l'année !

 

Dans la même étude le conseil municipal reste l'institution dans laquelle les français ont le plus confiance (62%). Ça tombe bien, nous entrons dans la dernière phase de la campagne électorale et nous connaîtrons bientôt officiellement les listes en présence.

 

Le Grillon dans son numéro de janvier a indiqué son positionnement : favoriser la démocratie en se faisant l'écho équitable des positions des uns et des autres. Nous ferons apparaître les désaccords et les projets opposés sans que cela conduise, nécessairement à la haine et aux injures... Après tout, contredire et critiquer, c'est aussi une manière de respecter et d'aimer les gens.

 

Gérard Feldman

Edito janvier 2014 : ˝Pour renaître˝ ?

 

Quand les deux aiguilles de l'horloge, la petite et la grande, s'alignent sur le 12 de l'horloge, toutes celles et tous ceux qui vivent à l'heure du calendrier grégorien depuis la fin du XVIième siècle, c'est à dire la quasi totalité de la planète, tous ressentent comme un frisson.

 

C'est la nouvelle année !

 

C'est la fête, on boit, on mange, on se congratule, on rit, on danse, on chante, on crie...

 

Mais pas seulement. Nous pensons aussi à celles et ceux qui ne peuvent se réjouir parce qu'ils sont dans la pauvreté, la solitude, parce qu'eux-mêmes ou leurs proches sont frappés par la maladie ou le deuil.

 

Et parfois au milieu des réjouissances, une vague inquiétude nous saisit. L'hiver avance-t-il sans détruire ? Peut-on l'affirmer avec la poète Andrée Chédid quand elle dit :

 

 ˝Ils meurent nos vieux soleils

Ils meurent pour mieux renaître!˝?

 

Et là, en moins d'une fraction de seconde, nous passons du fini à l'infini avec son cortège d'espoirs et d'angoisses mêlés.

 

C'est alors que les aiguilles alignées sur le 12 nous piquent les fesses. Elles veulent nous réveiller. Que vais-je faire de ma nouvelle année ? Si les emplois se font désirer, paradoxalement ce ne sont pas les chantiers qui manquent.

 

Le Grillon, dans ce numéro de la nouvelle année vous propose d'avancer à vos rythmes, qui ne sont pas que scolaires. Ils sont aussi musicaux avec le portrait de la bien connue Françoise Malaizé. Il vous propose une manière ouverte et démocratique de gérer les affrontements prévisibles avec les prochaines élections municipales. Il vous propose de continuer à rêver avec le suite et la fin du conte de ce Prince qui voulait le bien de son peuple tout en étant incapable d'aimer qui que ce soit. Toute ressemblance avec des politiciens que vous connaîtriez serait de la pure coïncidence.

 

Mais saluons avant tout le beau score des promesses de dons faites au Téléthon de Lasalle :

11 418,10 € contre 10 128,20 € en décembre 2012. En progression, contrairement au niveau national. Un belle leçon de générosité.

 

De quoi entrer avec plaisir dans la nouvelle année 2014. A ce propos, et pour y entrer tout à fait, n’oubliez pas de vous réabonnez, c'est le dernier numéro servi pour l'année 2013.

 

Toute l'équipe du Grillon souhaite une année 2014, pleine de bonheur, à tous nos lecteurs et à toutes leurs familles.

 

Gérard Feldman

Edito décembre 2013 : N'éteignez pas la lumière

˝Que la lumière soit et la lumière déçoit" écrivait Louise de Vilmorin dans l'alphabet des aveux. Poète, elle aimait jouer avec les mots.

 

Le mois de décembre est pourtant bien le mois où tous les peuples recherchent de la lumière. Toutes les fêtes de toutes les cultures et religions de tous les temps la célèbre. Chacun le fait à sa manière particulière, mais c'est toujours la lumière qui renait au solstice d'hiver.

 

Chez nous, le Noël chrétien a pris le relais depuis l'an 425. On le doit au fameux Empereur Romain d'Orient, dénommé Théodose. qui l'a codifié un 25 décembre, en lieu et place d'une autre fête de la lumière, païenne celle-là. C'était la fête du ˝sol invictus˝ ou soleil invaincu. Bien avant l'apparition du Père Noël.

 

Mais si Noël nous promet mille clartés, quoi de plus mystérieux ? Son nom lui-même est énigmatique et se cache dans l'obscurité des temps anciens. Vient-il du gaulois"noio hel" qui signifie nouveau soleil ou de ˝νέα ήλιο˝ en grec qui veut dire la même chose ? Nous n'avons que peu de lumière à ce sujet. Pas de lumière sans ténèbres, c'est bien connu.

 

Lumière réelle ou lumière symbolique... Il faut l'espérer, il faut la désirer pour qu'elle accomplisse à chaque fois ce même miracle de durer : c'est alors seulement qu'on peut se réchauffer à ses caresses et y voir plus clair.

 

Sois ma force, ô Lumière ! et puissent mes pensées,

Belles et simples comme toi,


Dans la grâce et la paix, dérouler sous ta foi


Leurs formes toujours cadencées !
 (Anatole France - A la lumière)

 

C'est pourquoi nous vous proposons dans ce numéro quelques lumières : le portrait de Walter Soulier qui nous éclaire sur une belle tranche de vie marquée par la Résistance, un projecteur sur l'unification des protestants avec le concours du pasteur Ingrid Prat, et bien sûr la douce lueur d'un conte plein d'espérance pour l'avenir.

 

Joyeux Noël donc, et puisqu'on fêtait le 5 octobre dernier, le 200 ème anniversaire de la naissance du lumineux Denis Diderot  (voir "dernière minute" ci-dessous), que le Siècle des Lumières éclipse le Minuit menaçant de notre Siècle.

 

Gérard Feldman

 

 

Jusqu'au 12 janvier retrouvez Diderot au Musée Fabre (Montpellier) avec l'exposition "Le goût de Diderot"
Jusqu'au 12 janvier retrouvez Diderot au Musée Fabre (Montpellier) avec l'exposition "Le goût de Diderot"

Dernière minute

Le musée Fabre de Montpellier Agglomération et la Fondation de l’Hermitage à Lausanne s’associent pour célébrer le tricentenaire de la naissance de Denis Diderot (1713 -1784), une figure majeure des lumières françaises.

Philosophe, romancier, dramaturge, encyclopédiste, Diderot a également joué un rôle pionnier dans le domaine des arts, en rédigeant à partir de 1759, les comptes-rendus de neuf salons qui serviront et servent encore de modèle et de référence à la critique d’art.

Près de quatre-vingt peintures, sculptures, dessins et gravures de quarante-trois artistes différents sont réunis dans cette exposition. Des œuvres des plus grands peintres (Boucher, Chardin, Greuze, Vernet, Robert, Vien, David) et des plus grands sculpteurs (Pigalle, Falconet, Houdon, Allegrain) provenant de musées français, en particulier du musée du Louvre, mais aussi de l’étranger (Allemagne, États- unis, Russie), composent un large panorama de l’art français au temps de Diderot.

De nous à vous

 

Déjà le mois de novembre noie la fin de l'année 2013 dans ses brumes.

Les maisons se fondent dans une même grisaille, les oiseaux migrateurs sont partis vers des terres plus chaudes, les feuillus ont abandonné leurs parures d'été et se couvrent de leurs manteaux de brouillard, les drailles et chemins se confondent sans plus qu'on sache où ils mènent.

Si ce triste mois vous fait perdre vos repères, vous avez toujours une bonne solution : le Grillon. Toujours là pour vous donner des nouvelles du canton, pour vous informer sur ses initiatives, pour vous parler de son patrimoine, des gens qui l'habitent, des questions qui nous agitent...

 Cela va faire exactement trois ans en décembre, que le nouveau Grillon perdure sans avoir jamais manqué à sa tâche. Pas un mois sans Grillon que le soleil brûle ou qu'il neige. Cela est d'abord dû au travail de l'équipe de bénévoles qui s'est étoffée au cours des mois pour se stabiliser aujourd'hui sur le nombre de 12. Mais cette équipe de bénévole ne trouverait pas la motivation et l'énergie nécessaires, si elle ne se sentait soutenue. Ce soutien nous le percevons par le succès toujours croissant de nos ventes qui ont dépassé les 400 exemplaires au cours de l'été. Nous l'avons aussi ressenti avec le succès de notre livre de portraits ˝ Fous des Cévennes ˝ qui a été réédité. Nous le voyons enfin au courrier que nous recevons, aux propositions d'articles qui nous sont faites par des personnes extérieures au Comité de Rédaction, aux rencontres dans les rues, aux abonnements et aux adhésions à notre association qui dépassent la soixantaine...

 

C'est d'abord cela qui nous encourage. C'est d'abord cela qui nous a donné la force d'améliorer notre maquette, de lancer un site internet : le Grillon (http://linsectequistridule.jimdo.com) fréquenté par un millier de visiteurs... Sans ce soutien, rien ne nous serait possible, vous le savez bien. Mais la fin de l'année se précise, et ce soutien nous sommes obligés de vous le demander à nouveau. Vous permettrez au Grillon de continuer en 2014, si vous renouvelez vos abonnements. Ils restent au même prix : 36€ pour 12 numéros malgré une nouvelle augmentation du prix du timbre de 3%, après les 5 % de l'année passée, prévue en janvier.

 Vous permettrez au Grillon de continuer en 2014 si vous renouvelez vos adhésions, et bien sûr si vous nous en apportez de nouvelles. Elles restent au tarif de 5€ minimum, et nous permettent de combler les déficits, de prévoir des initiatives telles que les concours d'écritures... Notre prochaine Assemblée Générale des adhérents aura lieu au mois d'avril prochain comme chaque année où nous pourrons faire le point et dégager des perspectives.

 L'année 2014 va être importante pour notre journal. Elle va nous confier de nouvelles responsabilités, et en premier lieu celle, très délicate, de contribuer à la démocratie des débats pour les prochaines élections municipales. Nous avons aussi pour l'année à venir, le projet d'une fabrication indépendante de la Mairie.

 

Pour que le Grillon vive, d'avance merci pour ce que vous ferez.

 

Gérard Feldman

 

 

Que d'eaux ! Que d'eaux !

Si le général Patrice de Mac Mahon avait visité Lasalle le 30 septembre 1958, il n'aurait sans doute pu que répéter sa célèbre interjection prononcée lors des inondations de Toulouse en 1875. La créativité n'était pas sa principale qualité...

 

Heureusement notre commune n'eut pas des centaines de morts à déplorer comme ce fut le cas dans la ville rose. Mais l'événement a marqué les esprits. Beaucoup de lasallois l'ont vécu. Certains d'entre eux ont voulu se remémorer cet inoubliable événement. C'est la raison pour laquelle nous en faisons un dossier dans ce numéro à l'occasion du cinquante cinquième anniversaire du grand débordement.

 

˝Que de l'eau ! que de l'eau !˝, c'est au contraire le cri qu'aurait pu pousser le Docteur Malzac en militant, avec François Viala et le pasteur Bost pour la création des ˝cercles de tempérance˝ à Lasalle : ils voulaient s'attaquer au fléau de l'alcoolisme avec toutes ses redoutables conséquences sociales, hygiéniques, psychologiques... dans notre canton, comme nous l'expliquions dans notre numéro de juillet.

 

Cette rentrée se fait donc sous le signe de l'eau en espérant que personne ne s'y noiera.

 

Au moment où j'écris je n'ai malheureusement pas la capacité de prévoir le temps qu'il fera en septembre. Personne n'est parfait. Aurons-nous des épisodes cévenoles avec son cortège de pluies diluviennes et la menace toujours présente de dégâts provoqués par les eaux ? L'été au contraire jouera-t-il les prolongations pour compenser notre froid printemps ?

 

Laissons au grand poète Paul Eluard, le soin de conclure :

˝ Mais l’eau douce bouge


Pour ce qui la touche,


Pour le poisson, pour le nageur, pour le bateau


Qu’elle porte


Et qu’elle emporte. ˝


 ˝Les Animaux et leurs hommes, les hommes et leurs animaux (1920)

 

L'eau féconde, source de vie, nous porte. L'eau ravageuse, source de destructions, nous emporte.

 

Conclusion toute provisoire. Il arrive aussi que le déluge face place nette pour une espérance nouvelle...

 

Gérard Feldman

 

     Comité de rédaction

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Luc Meilhac

Pascale Pecqueur

Michelle Sabatier

Sophie Thomas-Roubine




       ça y est : le Grillon 

    sort de son hibernation!

 

 

 






   

 Pendant son hibernation,

               le Grillon,

         toujours attentif

           à  l' actualité,

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