Entretien avec Déborah MALAGA, employée à l'Office de Tourisme de Lasalle

 

Depuis le 2 avril, Déborah MALAGA accueille les touristes et anime le bureau de l’Office de Tourisme de Lasalle. Il est maintenant rattaché à l’Office de Tourisme ˝Mont Aigoual Causses Cévennes˝ après l’adhésion des communes de Lasalle et Soudorgues à la Communauté des Communes Causses Aigoual Cévennes Terres Solidaires. Nous avons rencontré Déborah pour mieux vous la faire connaître et détailler ses missions.

 

Le Grillon : - Connaissez-vous bien notre région ?

 

Déborah MALAGA : - Oui, je suis originaire de Sauve et je vis à Saint Hippolyte du Fort.

 

Le Grillon : - Quelle formation avez vous suivi ?

 

Déborah MALAGA : - J'ai d’abord étudié dans la filière ˝ Vente et production touristique ˝ en vue de passer un Brevet Technique Supérieur. Ensuite, je me suis spécialisée dans l’accueil touristique en faisant une formation au GRETA. Grâce à cette formation, j'ai pu tenir le bureau de tourisme de Sauve pendant 2 ans. Je suis très attachée à cette région et je souhaite pouvoir y vivre et y travailler.

 

Le Grillon : - Quelles sont vos missions au bureau de Lasalle ?

 

Déborah MALAGA : - Après un recensement et une appropriation de l’offre touristique de Lasalle (hébergements, restauration, activités, randonnées, services, …), ma première mission est d’accueillir les touristes et de les renseigner le mieux possible sur Lasalle mais aussi sur la région et notamment sur le Parc National des Cévennes. Le bureau est un relais du Parc. Dans le bureau, une documentation et des dépliants sont mis à la disposition du public.

 

Ma deuxième mission importante, est d’aller à la rencontre des professionnels du tourisme (responsables de gites, camping, restaurateurs, …). Il s'agit de mieux les connaître et de les renseigner sur les possibilités offertes par la nouvelle structure de tourisme. Ils peuvent obtenir des conseils, des encarts sur le site internet de l’Office de tourisme en adhérant à l’Office de tourisme. Je consacre une journée entière par semaine (hors juillet et août) à ces rencontres.

 

Je suis aussi un intermédiaire entre le public et les professionnels du tourisme. C'est pourquoi je travaille avec la Régie de coordination à la réalisation de l’agenda mensuel des animations. Je centralise toutes les informations données par les organisateurs de manifestations ou activités des communes de Lasalle et Soudorgues. Une information spécifique a été faite par la Régie en juin à ce sujet.

 

Le Grillon : - Vous sentez vous bien à Lasalle depuis votre arrivée ?

 

Déborah MALAGA : - Oui, j'ai été très bien accueillie. Des lasallois m'ont fait connaître les lieux à visiter de la commune : le rocher de la lune, le bosquet du souvenir, les sentiers de randonnées... et le public est dans l'ensemble, très sympathique.

 

Le Grillon du mois de juillet vous a donné les horaires d’ouverture spécifiques pour les mois de juillet et d’août, nous vous rappelons le contact du bureau de Lasalle (04 66 85 27 27) et le site internet de l’Office de tourisme (www.causses-aigoual-cevennes.org).

 

Gérard Feldman et Luc Meilhac

(juillet 2013)

Projet de redécoupage des cantons (Midi-Libre)
Projet de redécoupage des cantons (Midi-Libre)

La décentralisation en 3 actes

 

Commençons par une devinette : si je vous dis que mon premier est un texte, mon second qu'il comporte 3 actes et mon tout qu'il s'adresse à la société toute entière ? Vous me répondrez qu'il s'agit d'une pièce de théâtre. Vous avez presque gagné. Il s'agit de la décentralisation. Notre canton est bien sûr très concerné.

 L'acte 1 date de 1982-1983. On ne voit pas le temps passer. Elle a permis de donner aux collectivités locales (régions, départements, communes) un réel pouvoir décisionnaire grâce à un transfert de compétences et un contrôle à posteriori, et non plus à priori de l'Etat. Il s'agissait des lois Deferre sous la présidence de François Mitterrand. Suit la loi Chevènement du 12 juillet 1999 sur l'intercommunalité tant urbaine que rurale et la création des communautés d'agglomération pour les regroupements de plus de 50 000 habitants.

 L'acte 2 est l'oeuvre du toujours très actif Jean Pierre Raffarin, premier ministre du Président Chirac en 2002- 2005. Il met en œuvre l'autonomie financière des collectivités territoriales et le transfert de nouvelles compétences aux régions (la gestion des personnels non enseignants des lycées, la formation professionnelle, l'organisation des transports ferroviaires régionaux...) et aux départements (collèges, routes, aide sociale...). Il inscrit la décentralisation dans la Constitution.

 Aujourd'hui, nous en sommes à l'acte 3. Le Président François Hollande et sa ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction Publique Marylise Lebranchu s'attaquent à 3 pôles :

- a) la mise en place de douze grandes métropoles,

- b) les renforcements du pouvoir des régions,

- c) ˝ les solidarités territoriales ˝. Le projet sarkoziste de fusionner les départements et les régions dans des Assemblées Territoriales est aboli, les intercommunalités sont renforcées au détriment des communes (2581 EPCI existent en 2012 ainsi que 15000 SIVOM ou SIVU...), et les cantons sont réformés sans être supprimés.

 Dans une comédie ou une tragédie, le troisième acte est souvent celui du dénouement. Heureux ou malheureux. Mais là il semble bien qu'on qu'on navigue à vue entre le zéro et l'infini. Cela crée nécessairement de l'agitation dans le landernau des élus et des candidats à l'élection.

 

La situation des collectivités territoriales en France

 

Bien que connu, le constat est toujours étonnant. Un chiffre qui varie légèrement selon les années :36.786 communes selon le journal ˝ La Tribune ˝ du 10 avril dernier ! La revue ˝ Alternative économique ˝ précise : plus d'un millier d'entre elles ont moins de 50 habitants !

 Une étude de la banque Dexia citée par le Figaro dit qu'en Europe, 40% des villes et villages européens sont… français. L'Allemagne compte 11.553 communes, l'Italie 8094 et l'Espagne 8116. Y a t il moins de démocratie dans l'Etat fédéral allemand, en Espagne ou en Italie qu'en France ? Du coup, les communes françaises affichent une moyenne de 1770 habitants, contre 5630 dans les communes de l'Union européenne. Vivons nous plus démocratiquement que les autres pays européens ? Avons-nous moins de corruption ?

 Les divers gouvernements français se sont toujours refusé à forcer les villes et villages à fusionner. Ils ont préféré créer un niveau supplémentaire : l'intercommunalité. Sans parler des syndicats communaux (SIVOM,SIVU...) Il s'agissait de donner plus de cohérence entre les projets communaux et de réaliser des économies.

 Les groupements de communes assurent un nombre croissant de compétences, comme les transports (bus, tramway, métro), la gestion des déchets et de l'eau, l'urbanisme, etc. Les intercommunalités lèvent aussi de l'impôt et, notamment, la taxe d'habitation, les taxes foncières et les taxes remplaçant la taxe professionnelle. Aujourd'hui, moins de 5% des communes françaises n'appartiennent pas à une intercommunalité. Toutes devront en faire partie au 1er juin 2013. La loi l'impose.

 Nous avons quatre niveaux territoriaux (communes, intercommunalités, départements, régions). Les autres pays européens n'en ont que deux ou trois. Certains ont appelé ça le ˝ mille-feuilles ˝ français. Bon appétit.

Bien sûr, cette abondance de biens a un coût. Le député de l'Aisne, apparenté PS, René Dosière a beaucoup travaillé sur le sujet. Dans son blog, et d'après des chiffres donnés par le ministère de l'intérieur, nous apprenons que le montant de l'addition des indemnités s'élève à : 1 461 583 009. C'est le prix à payer annuellement pour l'ensemble des élus municipaux, cantonaux, régionaux. Il faut y ajouter 218 millions pour ceux qui siègent dans des communautés de communes ou d'agglomération et 74 millions pour les syndicats intercommunaux. Il souligne aussi qu'entre 2002 et 2007 et d'après des chiffres qui lui ont été transmis par le Ministère de l'Intérieur, les indemnités des présidents et vice-présidents des groupements de communes ont augmenté de 43,8%, celui des élus communaux et des responsables d’intercommunalités de 14,5%. Dans le même temps, les salaires des français augmentaient en moyenne de 3%. Nous ne possédons pas de chiffres plus récents. Ces chiffres sont certes très minimes si on les compare au montant global des déficits, et ces indemnités sont fondées, si on veut que l'élection ne soit pas réservée qu'aux riches. Elles sont néanmoins superflues, si elles concourent à pérenniser des coquilles vides de toute fonction réelle.

 

La réforme gouvernementale

 

C'est donc tout naturellement que les esprits s'échauffent en priorité sur le volet ˝ collectivités territoriales ˝ de l'acte 3 de la décentralisation.. De quoi s'agit-il ? Résumons le texte officiel du gouvernement du 21 mai 2013 : aucun niveau du ˝mille feuilles ˝ administratif n'est supprimé. Les représentants intercommunaux des communes de plus de 1000 habitants seront élus au scrutin de liste en même temps que les conseillers municipaux et le pouvoir des intercommunalités sera renforcé notamment en matière d'urbanisme. Le PLU (Plan Local d'Urbanisme) deviendra PLUI (Plan Local d'Urbanisme Intercommunal). A l'heure où la population des zones rurales croit dans nombre de régions, on n'imagine certes pas un plan d'urbanisme contradictoire d'une petite commune à l'autre. Mais c'est aussi un pas, fait tout en douceur, vers la transformation des petites communes en coquilles vides : elles perdent un pouvoir important, celui de délivrer des permis de construire.

 

Par ailleurs la carte du nombre des cantons sera revue à la baisse de moitié avec, en moyenne, une population de 42 000 habitants par canton. Le gouvernement rappelle que 3/5 d'entre eux n'ont pas bougé depuis 1803 ! Mais qu'on se rassure, le nombre de conseillers restera stable puisqu'ils seront élus désormais par binôme mixte : un homme et une femme pour faire respecter la parité. Chaque canton aura son papa et sa maman ! Personne ne sera orphelin ! Quoi dire de tout cela ? Rien qui transforme radicalement le paysage.

 

Et la démocratie dans tout ça ?

 

La démocratie est mise en cause dans toute l'Europe. C'est évident, il y a crise de légitimité des élus du haut en bas de l'échelle. Ils apparaissent à beaucoup comme des privilégiés qui défendent avant tout leur pouvoir et leurs avantages sans que leur action au bénéfice du bien public soit franchement perceptible. Malheureusement à travers cette crise, ce ne sont pas les élus mais toute la démocratie qui est en danger. On sait que les slogans ˝ tous pourris ˝ ˝ du balai ˝s'affichent volontiers par les temps qui courent. Ces mots d'ordre font un lit douillet aux nombreux candidats à la dictature.

 Il serait donc urgent de réfléchir et d'agir. Nous sommes en train d'assister à une profonde transformation des zones rurales avec le développement des technologies avancées et sous la poussée démographique Les différenciations entre les urbains et les ruraux s'amenuisent. Beaucoup d'urbains se ruralisent sans cesser d'être urbains pour autant. (voir notre article sur la ruralité dans notre numéro de mars). Dans ce contexte, comment rétablir une réelle confiance entre les populations et leurs élus ?

 

Quelques pistes de réflexion pour plus de démocratie...

 

Première piste   : comment réformer sans prendre en compte les cultures dites régionales ? Elles rassemblent de vastes territoires, par-delà les frontières nationales. De ce point de vue il paraît difficile de ne pas embrasser la dimension européenne. Les réalités basques, catalanes, flamandes, corses, occitanes...dépassent nos frontières. Ce serait l'occasion - dans cedomaine aussi d'harmoniser la gestion des ˝ régions - pays ˝ au plan européen. Pourquoi ne pas créer de vastes régions qui promouvraient ces réalités culturelles, linguistiques, économiques... souvent très dynamiques ?

 

Deuxième piste : comment penser une véritable et radicale simplification institutionnelle ? Cela permettrait la clarté sur les compétences et une réduction des coûts sans pénaliser les administrés, bien au contraire.

 

Questions :

- Faut-il maintenir quatre, si ce n'est cinq niveaux d'administration ? Les départements ont été mis en place avec la Révolution Française et Napoléon selon le principe très judicieux à l'époque qu'il ne fallait pas dépasser une journée à cheval pour aller du chef lieu à n'importe lequel de ses villages ? Plus les départements étaient réputés ˝ agités ˝ et plus ils étaient petits. Il n'y avait pas de régions à l'époque, ni d'intercommunalités ou d'agglomérations... Faut-il les maintenir ?

 - Au niveau national, le Sénat issu des Grands électeurs ˝ soi-disant ruraux ˝ est-il vraiment un contre-pouvoir sérieux ou une rente de situation pour des politiciens à remercier ?

 - Faut-il maintenir des petites communes ? Ont-elles la capacité de projets autonomes ? Sont elles réellement un gage de démocratie locale de par la proximité des élus ou cette proximité ne favorise- t elle pas les pressions ˝ amicales ˝, le règne du clientélisme et des petits arrangements ? Ne faut-il pas mutualiser les moyens et les compétences à une échelle géographique et humaine raisonnable et pour cela favoriser les regroupements de communes en deça de 1000 habitants avec une autorité unique de gestion ?

 - Où en sommes nous sur le cumul des mandats ? Jusqu'à quel niveau peut-on cumuler les indemnités ? D'après le rapport de la commission des réformes des institutions cité par le journal ˝ le Monde ˝,  476 députés sur 577 et 267 sénateurs sur 348 sont directement concernés ˝ . C'est encore "une singularité en Europe". Mais là encore, si cela change, rien ne se fera avant 2017 au plus tôt.

 

On le voit l'acte 3 tout juste mis en place, un acte 4 paraît déjà indispensable... Avis aux amateurs de théâtre.

 

Gérard Feldman

 

Archives : Juillet 2013

 

 

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